{"id":1941,"date":"2024-03-02T18:18:58","date_gmt":"2024-03-02T17:18:58","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=1941"},"modified":"2024-07-08T10:48:37","modified_gmt":"2024-07-08T08:48:37","slug":"une-page-de-regain-de-jean-giono-la-premiere-fois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2024\/03\/02\/une-page-de-regain-de-jean-giono-la-premiere-fois\/","title":{"rendered":"Une page de Regain de Jean Giono : La Premi\u00e8re Fois"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"437\" src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/1311087-Vincent_Van_Gogh_la_Sieste.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1943\" srcset=\"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/1311087-Vincent_Van_Gogh_la_Sieste.jpg 550w, https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/1311087-Vincent_Van_Gogh_la_Sieste-300x238.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>GIONO \/ L.L N\u00b0 4\/ LA PREMI\u00c8RE FOIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Id\u00e9e s\u00e9duisante de d\u00e9part&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une tr\u00e8s belle formule dans <em>La Bible<\/em>&nbsp;: quand un homme et une femme se connaissent au sens le plus charnel, on dit qu\u2019ils se \u00ab&nbsp;rencontrent&nbsp;\u00bb. Il est \u00e9vident que pour rendre compte de cette \u00ab&nbsp;rencontre&nbsp;\u00bb, que ce soit en po\u00e9sie, en litt\u00e9rature, ou au cin\u00e9ma, il faut un indiscutable g\u00e9nie, sinon la sc\u00e8ne devient aussit\u00f4t insupportable, et l\u2019on sombre alors dans ce qu\u2019on appelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;la pornographie&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Giono, comme on l\u2019a dit, entend pulv\u00e9riser des si\u00e8cles de moralit\u00e9 bourgeoise et de culpabilit\u00e9 moralisante catholicarde. Il entend faire de ses paysans, de ses deux h\u00e9ros, frustes et incultes \u2014&nbsp;mais seulement au sens bourgeois du terme, puisqu\u2019ils poss\u00e8dent l\u2019un comme l\u2019autre le sens inn\u00e9 de ce qu\u2019est la Nature et de sa sagesse naturelle&nbsp;\u2014 le premier homme et la premi\u00e8re femme&nbsp;: Adam et \u00c8ve en somme. Lui qui ne croit pas en Dieu, mais qui croit en la Nature pa\u00efenne, comme un Grec du VII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avant J\u00e9sus Christ, comme un contemporain d\u2019Hom\u00e8re, croit en ce fait que quand l\u2019homme et que la femme se \u00ab&nbsp;rencontrent&nbsp;\u00bb, la premi\u00e8re fois, ils sont toujours&nbsp;: la premi\u00e8re femme et le premier homme&nbsp;; et, si l\u2019amour les lie vraiment, ils seront toujours cette premi\u00e8re femme et ce premier homme&nbsp;: chaque fois sera la premi\u00e8re fois, jusqu\u2019\u00e0 ce que d\u2019autres apr\u00e8s eux \u2014&nbsp;leurs enfants, peut-\u00eatre&nbsp;\u2014 recommencent ce d\u00e9but du monde, qui, chaque fois que l\u2019amour est pr\u00e9sent, recommence, et, ce, jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Giono sait \u2014&nbsp;comme Musset, qui \u00e9tait pourtant un d\u00e9bauch\u00e9, ce que Jean Giono n\u2019est pas et n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9&nbsp;\u2014 qu\u2019il n\u2019y a rien de plus grand en ce monde que la \u00ab&nbsp;rencontre&nbsp;\u00bb&nbsp;de l\u2019homme et de la femme, de la femme et de l\u2019homme. Il sait que c\u2019est une chose \u00ab&nbsp;sainte&nbsp;\u00bb \u2014&nbsp;s\u2019il vous plait d\u2019user de ce vocable et de ce champ lexical chr\u00e9tien&nbsp;\u2014&nbsp;; nos s\u0153urs et nos fr\u00e8res juifs savent \u00e9galement qu\u2019il y a une eucharistie, le myst\u00e8re eucharistique le plus profond, quand l\u2019amour est pr\u00e9sent, qui sauve l\u2019homme et la femme de leur animalit\u00e9, la rend ang\u00e9lique. Il s\u2019agit toujours en somme d\u2019assumer sa condition, de respecter les lois \u00e9ternelles de la Nature M\u00e8re, de s\u2019y conformer, mais, comme des b\u00eates ang\u00e9liques, en somme.<\/p>\n\n\n\n<p>En nous d\u00e9crivant la \u00ab&nbsp;rencontre&nbsp;\u00bb entre Arsule et Panturle, Giono sait qu\u2019il \u00e9crit l\u00e0 une des pages les plus essentielles de son livre. Il y a eu, depuis le d\u00e9but du livre toute une gradation croissante pour nous mener \u00e0 ce point culminant-l\u00e0. Et, il ne faut pas attendre que Giono en fasse quelque chose de spectaculaire et d\u2019exceptionnel&nbsp;: non, l\u2019exceptionnel se trouve dans la simplicit\u00e9, l\u2019\u00e9conomie la plus extr\u00eame, comme une robe de Chanel, en somme. \u00ab&nbsp;La simplicit\u00e9 est le signe m\u00eame de la plus parfaite \u00e9l\u00e9gance&nbsp;\u00bb disait Coco Chanel. Ces deux paysans, frustes, incultes au sens bourgeois du terme, qui ne savent ni lire, ni \u00e9crire, mais qui savent lire et \u00e9crire tout ce qui exprime et constitue la Nature et leur nature, vont nous en donner la preuve la plus magistrale et la plus \u00e9clatante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Elle s\u2019approche un peu de l\u2019homme. Elle s\u2019approche sans faire semblant, en se penchant parce qu\u2019elle n\u2019ose pas encore s\u2019approcher bien carr\u00e9ment.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les grands initi\u00e9s de la Gr\u00e8ce antique savaient, de par leurs myst\u00e8res d\u2019\u00c9leusis, qui se traduisaient par des c\u00e9l\u00e9brations secr\u00e8tes, que c\u2019est la femme qui poss\u00e8de en elle tous les secrets de la Nature, qui, seule, peut les communiquer, en D\u00e9esse M\u00e8re qu\u2019elle est, comme Ga\u00efa, La Nature, la D\u00e9esse-M\u00e8re, \u00e0 l\u2019origine de tous les dieux. Socrate n\u2019a rien dit d\u2019autre en inventant son personnage de Diotime, Diotima&nbsp;: il est le premier \u00e0 avoir formul\u00e9 la chose hors du strict domaine de la mythologie, ce que nous rappelle son disciple Platon dans son \u0153uvre majeure&nbsp;: <em>Le Banquet <\/em>(V<sup>e<\/sup> s. avant J.C.). Qu\u2019on ne s\u2019\u00e9tonne donc pas que ce soit Arsule qui prenne l\u2019initiative de l\u2019initiation dont va b\u00e9n\u00e9ficier cet homme, plut\u00f4t cet \u00eatre, qu\u2019elle va humaniser. Elle va faire de l\u2019\u00e9corcheur sagouin de renard un \u00eatre humain&nbsp;; elle va le ramener \u00e0 la civilisation&nbsp;: il va, gr\u00e2ce \u00e0 elle, devenir bient\u00f4t, non plus un chasseur-cueilleur, mais un vrai paysan qui cultive son champ, et qui peut offrir \u00e0 sa femme, mettre sur la table de sa femme, du pain, non plus seulement de la b\u00eate morte et des fruits sauvages grapill\u00e9s au hasard, \u00e0 la sauvette. Pour souligner la simplicit\u00e9 biblique d\u2019Arsule, Giono se plait \u00e0 utiliser le registre familier voire argotique&nbsp;: apr\u00e8s s\u2019\u00eatre pench\u00e9e \u2014&nbsp;ce qui montre bien symboliquement qu\u2019elle domine la situation&nbsp;\u2014 elle va s\u2019approcher \u00ab&nbsp;bien carr\u00e9ment&nbsp;\u00bb. Ce sont peut-\u00eatre des gens incultes, frustes, mais le choix de la r\u00e9p\u00e9tition du verbe \u00ab&nbsp;approcher&nbsp;\u00bb montre bien qu\u2019ils ont la distinction supr\u00eame pour un \u00eatre humain&nbsp;: le sens du respect, du respect de l\u2019autre et de soi. On appr\u00e9ciera la mise en abyme clairement sugg\u00e9r\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est de la solide chair souple et chaude, et dure \u00e0 la fois, ce qu\u2019elle tient \u00e0 pleines mains, ce poignet d\u2019homme qui l\u2019attache \u00e0 l\u2019homme, ce poignet qui est un pont par lequel le charroi du d\u00e9sir de l\u2019homme passe dans elle.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Remercier&nbsp;! \u2026 Remercier\u2026&nbsp; que ce soit \u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;La Nature&nbsp;\u00bb,&nbsp; peu importe comment vous choisirez de l\u2019appeler&nbsp;: c\u2019est tout Un&nbsp;! La Nature ne s\u2019est pas moqu\u00e9e d\u2019elle&nbsp;: \u00ab&nbsp;c\u2019est de la solide chair souple et chaude, et dure \u00e0 la fois&nbsp;\u00bb&nbsp;; on appr\u00e9ciera le rythme ternaire de la surench\u00e8re des adjectifs en gradation croissante&nbsp;; on appr\u00e9ciera le paradoxe \u00e9galement&nbsp;: \u00ab&nbsp;souple&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;dure \u00e0 la fois&nbsp;\u00bb&nbsp;: les choses n\u2019existent-elles pas toujours que par contraste, n\u2019est-ce pas&nbsp;? Et, c\u2019est \u00ab&nbsp;solide&nbsp;\u00bb, cette \u00ab&nbsp;chair&nbsp;\u00bb, comme du roc&nbsp;: on peut b\u00e2tir son \u00e9glise \u00ab&nbsp;pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles&nbsp;\u00bb dessus. Ce n\u2019est pas encore un corps d\u2019homme qu\u2019elle tient \u00ab&nbsp;\u00e0 pleine mains&nbsp;\u00bb, mais un \u00ab&nbsp;poignet d\u2019homme&nbsp;\u00bb, dont elle va bient\u00f4t avoir la main&nbsp;; d\u2019habitude, c\u2019est la femme qui \u00ab&nbsp;donne sa main&nbsp;\u00bb, l\u00e0, c\u2019est l\u2019homme&nbsp;; car, ce qu\u2019elle veut, elle, la pauvresse qui s\u2019est faite violer par une bande de salauds qui l\u2019ont abandonn\u00e9e ensuite comme un d\u00e9chet, c\u2019est avoir un homme qui lui donne la main, qui tienne la sienne enfin, et qui la tienne bien\u2026 qui ne la l\u00e2che pas, jamais&nbsp;; jamais plus. C\u2019est \u00e7a qu\u2019elle veut Arsule, avant le reste\u2026 ce reste qui viendra en sus et qui lui fera plaisir \u00e0 lui, qui lui prouvera qu\u2019elle s\u2019engage, elle aussi&nbsp;: que c\u2019est \u201cpour de vrai\u201c cette fois&nbsp;: pour toujours\u2026&nbsp;pour la vie. D\u00e9sormais, il y aura lui, et nul autre&nbsp;; d\u00e9sormais pour lui, il y aura elle, et nulle autre. C\u2019est sacr\u00e9 ce qui se passe l\u00e0. Avec ce poignet qui a cette main au bout, elle s\u2019attache&nbsp;; elle s\u2019attache enfin&nbsp;! \u00ab&nbsp;Ce poignet [\u2026] est un pont par lequel le charroi du d\u00e9sir de l\u2019homme passe dans elle&nbsp;\u00bb&nbsp;; un pont entre deux rives, pour l\u2019un comme pour l\u2019autre, qui va leur permettre de passer l\u2019un comme l\u2019autre sur l\u2019autre rive&nbsp;: elle, de sa condition de prostitu\u00e9e \u00e0 celle de femme mari\u00e9e, de future m\u00e8re&nbsp;; lui, de sa condition de b\u00eate sauvage \u00e0 celle d\u2019\u00eatre humain, de p\u00e8re \u00e0 venir, qui, avec elle, gr\u00e2ce \u00e0 elle, va fonder un foyer, et permettre de tout faire repartir de la vie \u00e0 Aubignane. Et ce \u00ab&nbsp;d\u00e9sir&nbsp;\u00bb de l\u2019homme, c\u2019est comme un \u00ab&nbsp;charroi&nbsp;\u00bb, c\u2019est comme une charrette qui vient apporter ses richesses, pour rendre tous \u00ab&nbsp;les biens de ce monde&nbsp;\u00bb \u00e0 nouveau accessibles et partageables. Et&nbsp;si le poignet qu\u2019elle tient, la main au bout qui va bient\u00f4t s\u2019unir \u00e0 la sienne pour jamais est un \u00ab&nbsp;pont&nbsp;\u00bb\u2026 elle, est la terre, le chemin, que va labourer le lourd \u00ab&nbsp;charroi&nbsp;\u00bb du d\u00e9sir de l\u2019homme pour la f\u00e9conder. \u00ab&nbsp;Germinal&nbsp;\u00bb dirait Zola&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il a senti qu\u2019elle s\u2019approchait&nbsp;; le n\u0153ud de ses mains se serre, la grosse corde du poignet vibre et il la tire vers lui. Elle glisse dans l\u2019herbe et la voil\u00e0.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comme deux instruments soudain accord\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, l\u2019un avec l\u2019autre, Panturle vibre \u00e0 l\u2019unisson avec elle. Elle est l\u2019archet qui s\u2019approche, lui la corde, le coffre, la caisse de r\u00e9sonnance. L\u2019homme-arbre qui nous avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit au d\u00e9but du livre devient un instrument subtil qui entre en r\u00e9sonnance. Le choix du terme \u00ab&nbsp;n\u0153ud&nbsp;\u00bb indique bien qu\u2019il s\u2019engage, qu\u2019il est d\u00e9sormais uni \u00e0 elle comme le violoncelle \u00e0 l\u2019archet. Un autre \u00e9crivain sans imagination aurait pu choisir de nous d\u00e9crire \u00ab&nbsp;\u00e7a&nbsp;\u00bb dans une \u00e9glise, lors d\u2019un office de mariage&nbsp;; ici, l\u2019office se fait sans pr\u00eatre, dans le temple de la Nature&nbsp;; la sc\u00e8ne n\u2019en est pas moins sacr\u00e9e. Adam tire \u00e0 lui \u00c8ve, et \u00ab&nbsp;elle glisse dans l\u2019herbe&nbsp;\u00bb dans le berceau de la Nature, \u00ab&nbsp;et la voil\u00e0&nbsp;\u00bb. Et, il n\u2019y a rien \u00e0 dire de plus. Voici&nbsp;d\u00e9signe une r\u00e9alit\u00e9 ouverte qui peut encore \u00eatre discut\u00e9e. Voil\u00e0 d\u00e9signe une r\u00e9alit\u00e9 ferm\u00e9e&nbsp;: il n\u2019y a plus rien \u00e0 ajouter&nbsp;; \u00ab&nbsp;la messe est dite&nbsp;\u00bb, comme on dit.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tous les r\u00e9seaux de son sang se sont mis \u00e0 chanter comme la r\u00e9sille des ruisseaux et des rivi\u00e8res de la terre. Elle pose sa t\u00eate sur les poils de la poitrine. Elle entend le c\u0153ur et le craquement sourd de ce panier de c\u00f4tes qui porte le c\u0153ur comme un beau fruit sur des feuillages.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>J\u2019ai parl\u00e9 de cette circularit\u00e9 des r\u00e8gnes que met en place Giono dans ses romans, comme Ren\u00e9 Guy Cadou dans sa po\u00e9sie, et dans ce recueil o\u00f9 il chante son amour pour son \u00e9pouse&nbsp;: <em>H\u00e9l\u00e8ne ou le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal <\/em>(1950).&nbsp; Par le miracle de l\u2019amour, H\u00e9l\u00e8ne devient la Nature tout enti\u00e8re, et la Nature tout enti\u00e8re, H\u00e9l\u00e8ne. Il en est de m\u00eame ici&nbsp;: \u00ab&nbsp;les r\u00e9seaux de son sang&nbsp;\u00bb deviennent les \u00ab&nbsp;ruisseaux et [les] rivi\u00e8res de la terre&nbsp;\u00bb. L\u2019amour le met plus que jamais en harmonie avec le monde&nbsp;: se donnant \u00e0 lui, elle lui donne le monde aussi&nbsp;: toute la terre, le monde entier. D\u00e9sormais, si elle venait \u00e0 se reprendre, le monde n\u2019existerait plus pour lui. La mise en abyme est saisissante. Comment mieux parler de l\u2019amour, de son poids et de son prix&nbsp;? Et, tout cela, bien s\u00fbr&nbsp;! chante et exulte&nbsp;: c\u2019est \u00ab&nbsp;Le Cantique des cantiques&nbsp;\u00bb&nbsp;; l\u2019amour, c\u2019est toujours \u00ab&nbsp;Le Cantique des cantiques&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;le Chant du monde&nbsp;\u00bb dirait Giono\u2026 \u00e0 l\u2019\u00e9tat pur&nbsp;! Elle a beau poser, Arsule, \u00ab&nbsp;sa t\u00eate sur les poils&nbsp;\u00bb \u2026 comme dans le conte de Madame Leprince de Beaumont (1711-1776), \u00ab&nbsp;La Belle et la b\u00eate&nbsp;\u00bb, la b\u00eate se transforme en prince&nbsp;: ce n\u2019est plus la chair qui compte, mais ce qu\u2019elle contient&nbsp;: le c\u0153ur qui s\u2019offre comme un fruit&nbsp;: \u00ab&nbsp;elle entend le c\u0153ur et le craquement sourd de ce panier de c\u00f4te qui porte le c\u0153ur comme un beau fruit sur des feuillages&nbsp;\u00bb&nbsp;; au-del\u00e0 de la m\u00e9taphore fil\u00e9e, on entend bien l\u2019allusion symbolique au paradis terrestre, \u00e0 l\u2019\u00c9den soudain retrouv\u00e9, o\u00f9 le p\u00e9ch\u00e9 n\u2019existe pas, seul l\u2019amour.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alors, ce poids d\u2019eau qu\u2019elle a sur les \u00e9paules et qui est le bras de l\u2019homme se fait lourd. Elle se renverse dans ce bras comme une gerbe de foin et elle se couche dans l\u2019herbe.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et voil\u00e0 que l\u2019homme devient rivi\u00e8re, fleuve, et l\u2019emporte&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce poids d\u2019eau qu\u2019elle a sur les \u00e9paules et qui est le bras de l\u2019homme se fait lourd&nbsp;\u00bb. Elle s\u2019abandonne. Elle s\u2019abandonne au cours du fleuve&nbsp;: cet instant contient d\u00e9j\u00e0, mis en abyme, tout leur futur, tout leur destin&nbsp;; dans cet instant se trouve d\u00e9j\u00e0 toute leur \u00e9ternit\u00e9&nbsp;: ce \u00ab&nbsp;\u00e7a&nbsp;\u00bb indicible qui demeurera en ce monde, impalpable, mais pourtant pr\u00e9sent, r\u00e9el, \u00e9ternel, alors m\u00eame qu\u2019ils ne seront plus. On avait la m\u00e9taphore du liquide, on passe \u00e0 la m\u00e9taphore du foin,&nbsp; de la \u00ab&nbsp;gerbe de foin&nbsp;\u00bb, qui peut \u00e9voquer de mani\u00e8re sauvage la gerbe de bl\u00e9, donc la symbolique du pain sur laquelle se cl\u00f4turera le roman. Giono se fait eucharistique pour parler d\u2019amour&nbsp;; c\u2019est bien le moins\u2026 \u00ab&nbsp;et [tout naturellement] elle se couche dans l\u2019herbe&nbsp;\u00bb, dans la main de M\u00e8re Nature, comme dans la main de Dieu, dirait un chr\u00e9tien&nbsp;: elle se confie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est, d\u2019abord, un coup de vent aigu et un pleur de ce vent au fond du bois&nbsp;; le g\u00e9missement du ciel, puis une chouette qui s\u2019abat en criant dans l\u2019herbe. Une tourterelle sauvage commence \u00e0 chanter.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>On se souvient de l\u2019\u00e9pisode du \u00ab&nbsp;vent d\u2019amour&nbsp;\u00bb, comme je l\u2019ai appel\u00e9, lequel a pr\u00e9lud\u00e9 \u00e0 tout ce qui se passe ici. C\u2019est le souffle de la Nature qui passe pour b\u00e9nir ce qui se passe et sur lequel Giono se taira, d\u00e9tournant notre regard et le sien. C\u2019est le souffle divin qui chante&nbsp;! \u2026 \u2026 En art, plus on se tait, plus on dit&nbsp;; moins on montre, plus c\u2019est suggestif. Le grand cin\u00e9aste Alfred Hitchcok a parfaitement compris cela, l\u2019a mis en pratique dans ses meilleurs films. Avant lui, pour Giono, il y eut sans doute la lecture de Guy de Maupassant, celui d\u2019\u00ab&nbsp;Une partie de campagne&nbsp;\u00bb (1881), o\u00f9 Maupassant a l\u2019id\u00e9e g\u00e9niale de focaliser sa lectrice, son lecteur, sur le chant d\u2019un rossignol pour leur \u00e9voquer ce qui se passe entre le h\u00e9ros et l\u2019h\u00e9ro\u00efne, qui sont en dessous de l\u2019oiseau, lui sur sa branche, eux couch\u00e9s dans l\u2019herbe&nbsp;; Giono a repris cette id\u00e9e&nbsp;; \u00ab&nbsp;le coup de vent aigu&nbsp;\u00bb, le \u00ab&nbsp;pleur&nbsp;\u00bb du vent, \u00ab&nbsp;le g\u00e9missement du ciel&nbsp;\u00bb, le cri de la chouette qui s\u2019abat, la tourterelle qui \u00ab&nbsp;commence \u00e0 chanter&nbsp;\u00bb&nbsp;: on a compris que c\u2019est l\u00e0, en gradation croissante, le chant d\u2019amour de nos deux h\u00e9ros qui soudain se confondent \u00e0 la Nature environnante, en parfaite harmonie, en parfait \u00e9cho avec elle. Et, l\u00e0 o\u00f9 Giono est g\u00e9nial, et o\u00f9 il retrouve une fois encore la psychanalyse, c\u2019est qu\u2019il remarque que ce chant d\u2019amour \u00ab&nbsp;est naturellement triste&nbsp;\u00bb \u2014 pour paraphraser Fran\u00e7ois Ren\u00e9 de Chateaubriand \u2014, comme porteur d\u2019une d\u00e9sillusion li\u00e9e \u00e0 la condition charnelle animale, et qui pourrait s\u2019exprimer ainsi, en paraphrasant toujours le Chateaubriand de <em>Ren\u00e9<\/em> (1802)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Notre [corps \u2014 Chateaubriand lui \u00e9crit&nbsp;: notre c\u0153ur \u2014] est un instrument incomplet, une lyre o\u00f9 il manque des cordes, et o\u00f9 nous sommes forc\u00e9s de rendre les accents de la joie sur le ton consacr\u00e9 aux soupirs.&nbsp;\u00bb L\u2019inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud \u00e9voque la chose plus sobrement&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Post-co\u00eftum<\/em>, animal triste&nbsp;\u00bb [Apr\u00e8s l\u2019acte, l\u2019\u00eatre humain est comme un animal triste]. On ne pourra donc dire, en aucune fa\u00e7on, qu\u2019il y a la moindre complaisance trouble et suspecte de la part de Giono \u00e0 \u00e9voquer ces r\u00e9alit\u00e9s physiques, auquel l\u2019homme et la femme se voient contraints, programm\u00e9s&nbsp;; mais il n\u2019y a pas non plus de la part de Giono un d\u00e9ni ou un d\u00e9nigrement de ces r\u00e9alit\u00e9s&nbsp;: il nous les pr\u00e9sente comme les chr\u00e9tiens pr\u00e9sentent le myst\u00e8re de la cr\u00e8che de Bethl\u00e9em&nbsp;: dans cette pauvret\u00e9 extr\u00eame, simplement animale, se trouve la plus grande richesse et la plus grande humanit\u00e9 en ce monde, ce qu\u2019il y a de plus sacr\u00e9. On notera, au passage, la pr\u00e9sence combin\u00e9e et comme mise en abyme de deux oiseaux symboliques se compl\u00e9tant l\u2019un, l\u2019autre&nbsp;: la \u00ab&nbsp;chouette&nbsp;\u00bb, qui, depuis la plus haute antiquit\u00e9 grecque, est associ\u00e9e \u00e0 Ath\u00e9na, d\u00e9esse de la Sagesse, et la tourterelle, associ\u00e9e dans les cultures populaires et savantes de plusieurs civilisations \u00e0 l\u2019amour et \u00e0 la puret\u00e9&nbsp;; et, bien s\u00fbr, ce n\u2019est pas un hasard, si, de mani\u00e8re antith\u00e9tique et symbolique encore&nbsp;: une \u00ab&nbsp;crie&nbsp;\u00bb, et l\u2019autre \u00ab&nbsp;chante&nbsp;\u00bb. Rien n\u2019existe que par contraste, on le sait&nbsp;; et, comme le disait H\u00e9raclite d\u2019\u00c9ph\u00e8se&nbsp;: \u00ab&nbsp;La v\u00e9rit\u00e9 ne peut exister sans contenir la force qui la nie.&nbsp;\u00bb Toute pens\u00e9e, toute r\u00e9alit\u00e9 en ce monde, est tension de deux forces antagonistes qui se contredisent mais, en m\u00eame temps, se renforcent l\u2019une l\u2019autre, comme pour se prouver.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2014 Voil\u00e0 l\u2019aube.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ils disent \u00e7a l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre sans se regarder&nbsp;: ils ont maintenant de grands corps calmes, des c\u0153urs simples comme des coquelicots.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s la nuit de la chair, \u00ab&nbsp;Voil\u00e0 l\u2019aube&nbsp;\u00bb&nbsp;: l\u2019aube conquise, conquise enfin, et comme une \u00e9vidence. L\u2019homme n\u2019est pas fait pour vivre seul, la femme non plus&nbsp;; et, ces deux-l\u00e0 se sont trouv\u00e9s, qui le savent&nbsp;; d\u00e9sormais, ils ne se quitteront plus. D\u2019un seul accord, sans y penser, ces deux \u00eatres frustes qui ne savent pas mettre des mots sur les choses, disent d\u2019un m\u00eame accord&nbsp;: \u00ab&nbsp;Voil\u00e0 l\u2019aube&nbsp;\u00bb. Le plus grand po\u00e8te n\u2019aurait pas fait mieux. Ils sont un seul c\u0153ur en deux corps. Ils savent d\u00e9sormais nommer ce qui leur appartient, comme Adam qui nomme chaque chose de ce monde que Dieu fait d\u00e9filer devant lui, quand il les lui donne&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les Biens de ce monde&nbsp;\u00bb. Et ils n\u2019\u00e9prouvent pas le besoin de se regarder&nbsp;: \u00ab&nbsp;ils disent \u00e7a l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre sans se regarder&nbsp;\u00bb, parce qu\u2019ils nomment le monde, ce monde qui d\u00e9sormais leur appartient, dans lequel ils peuvent enfin vraiment se projeter pour ne faire qu\u2019un avec lui. \u00ab&nbsp;Aimer ce n\u2019est pas se regarder l\u2019un l\u2019autre, mais c\u2019est regarder ensemble dans une m\u00eame direction&nbsp;\u00bb commenterait ici Antoine de Saint Exup\u00e9ry, le tr\u00e8s croyant, le tr\u00e8s mystique. \u00ab&nbsp;Ils ont maintenant de grands corps calmes \u00bb&nbsp;: d\u00e9sir apais\u00e9, jamais assouvi&nbsp;; c\u2019est cela l\u2019amour. Et ce n\u2019est plus leur corps qui vibre l\u00e0, dans l\u2019air, mais ce \u201ccorps glorieux\u201c de leur couple dont ils accouchent&nbsp;; ce corps qui leur survivra&nbsp;: un corps comme un c\u0153ur \u00ab&nbsp;simple comme [un] coquelicot&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00e9ph\u00e9m\u00e8re par excellence&nbsp;! \u2026 mais \u00e9ternel, par excellence, puisque poss\u00e9der l\u2019instant, c\u2019est poss\u00e9der l\u2019\u00e9ternit\u00e9 un instant, et qu\u2019ils ont b\u00e2ti cet instant, ensemble.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est une des plus belles sc\u00e8nes d\u2019amour de toute l\u2019Histoire de la Litt\u00e9rature, Mesdames et Messieurs, j\u2019esp\u00e8re vous en avoir convaincus&nbsp;: tout n\u2019y est que pudeur, suggestions, d\u00e9licatesse, retenue \u2026&nbsp;et tout cela dans un grand \u00e9lan lyrique paradoxal, puisque sans retenue. \u00ab&nbsp;Il faut \u00eatre absolument lyrique&nbsp;\u00bb disait Baudelaire. Ce qui s\u2019exprime ici, c\u2019est ce que les Espagnols appellent le \u00ab&nbsp;<em>Canto Jondo<\/em>&nbsp;\u00bb, le chant profond de l\u2019humanit\u00e9 pluri mill\u00e9naire, le \u00ab&nbsp;Chant Profond&nbsp;\u00bb de l\u2019amour.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u00e0-bas, sous les peupliers, la machine \u00e0 aiguiser est \u00e0 l\u2019ancre dans un pr\u00e9 d\u2019herbe tranquille.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La pauvresse, la viol\u00e9e, celle qui \u00e9tait oblig\u00e9e pour vivre de se prostituer au r\u00e9mouleur G\u00e9d\u00e9mus, a, d\u2019un coup, et dans cet instant, totalement oubli\u00e9, dans son \u00e9clair, toute la vie de mis\u00e8re et d\u2019humiliation, pr\u00e9c\u00e9demment v\u00e9cue, et, dont elle ne souffrait pas d\u2019ailleurs, ayant un c\u0153ur trop simple pour \u00eatre coupable, pour \u00eatre consciente. Le malheur est l\u00e0, comme la machine \u00e0 aiguiser, pass\u00e9, comme un objet inutile dans ce \u00ab&nbsp;pr\u00e9 d\u2019herbe tranquille&nbsp;\u00bb comme eux d\u00e9sormais \u2014 on appr\u00e9ciera l\u2019hypallage \u2014, o\u00f9 ils se sont aim\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il ramasse ses braies&nbsp;; le velours est encore gonfl\u00e9 d\u2019eau. Il tord sa chemise, puis il se la noue sur le ventre, puis il met ses souliers. Elle le regarde faire. Elle sait ce qui va arriver&nbsp;: c\u2019est tout simple.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2014 Viens, dit Panturle, on va \u00e0 la maison.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et elle a march\u00e9 derri\u00e8re lui dans le sentier.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Panturle alors se l\u00e8ve, ramasse son pantalon, sa chemise, met ses souliers, tord ses v\u00eatements humides encore de ce bapt\u00eame qui aurait pu aussi bien \u00eatre sa noyade. \u00ab&nbsp;Elle le regarde faire. Elle sait ce qui va arriver&nbsp;: c\u2019est tout simple.&nbsp;\u00bb&nbsp;Il s\u2019est uni \u00e0 elle&nbsp;; ils sont d\u00e9sormais unis comme les doigts d\u2019une m\u00eame main&nbsp;; il sont engag\u00e9s. Il l\u2019emm\u00e8ne vers leur maison, l\u00e0 o\u00f9 tout commence pour eux&nbsp;; l\u00e0 o\u00f9 Aubignane, selon les v\u0153ux de la Mam\u00e8che qui s\u2019est sacrifi\u00e9e pour eux, va pouvoir recommencer.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;\u2014 Viens, dit Panturle, on va \u00e0 la maison.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et, c\u2019est, d\u00e9j\u00e0, comme s\u2019ils se connaissaient tous les deux de toute \u00e9ternit\u00e9, puisqu\u2019ils sont li\u00e9s pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9sent.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et la femme suit son \u00e9poux. Ils sont mari\u00e9s d\u00e9sormais.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Et elle a march\u00e9 derri\u00e8re lui dans le sentier.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean-Louis Clo\u00ebt, ce 31 mars 2020<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>GIONO \/ L.L N\u00b0 4\/ LA PREMI\u00c8RE FOIS Id\u00e9e s\u00e9duisante de d\u00e9part&nbsp;: Il y 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