{"id":208,"date":"2008-09-04T17:58:00","date_gmt":"2008-09-04T15:58:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=208"},"modified":"2023-08-08T17:43:20","modified_gmt":"2023-08-08T15:43:20","slug":"le-sexe-de-mon-amie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/09\/04\/le-sexe-de-mon-amie\/","title":{"rendered":"Le Sexe de mon amie"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Sexe de mon Amie.<br>(Extraits.)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 L\u2019<em>Ange<\/em>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>(Vous \u00e9tiez au haut des secondes comme d\u00e9esse descendue du ciel en robe blanche, dans la transparence du Vent descendant l\u2019escalier, r\u00e9v\u00e9lant toute la hauteur de vos jambes nues dont l\u2019intersection devin\u00e9e faisait un sexe au ciel, aux Anges\u2026 \u2014 Jeu&nbsp;? \u2014 Je buvais le ciel \u00e0 la source et j\u2019entrouvrais le paradis d\u2019un silence cependant d\u00e9pourvu de vous\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9face&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Un haut mur blanc&nbsp;\u00bb&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Faire un livre comme un reflet de soleil, nimbant, ondoy\u00e9, t\u00e2che un mur. C\u00e9der \u00e0 la fascination du pire (du pire et du meilleur) \u00e0 l\u2019indistinct de l\u2019\u00ab&nbsp;autre&nbsp;\u00bb, dans ce flou de silence obscur, or amer, o\u00f9 toute lumi\u00e8re \u2014 pass\u00e9e ou future \u2014 peut enfin se r\u00e9accorder au monde, en un pr\u00e9sent. Chercher ce qui subsiste [l\u00e0] encore de l\u2019\u00ab&nbsp;autre&nbsp;\u00bb avant m\u00eame qu\u2019il soit, apr\u00e8s qu\u2019il fut&nbsp;; pour ce faire choisir les mots dans leur ombre seule et sans \u00e2ge\u2026<br><br>\u2014&nbsp;Ai-je eu d\u2019autre ambition que ce l\u00e9ger babillage d\u2019aube un peu blanche \u2014 cet ondoiement \u2014 sur cette p\u00e2leur essentielle d\u2019une mati\u00e8re, o\u00f9, toujours, je me r\u00e9accorde pour pouvoir encore et en corps croire \u00e0 la vie, croire \u00e0 l\u2019amour&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Oh&nbsp;! mon Amie*, \u00ab&nbsp;c\u2019est si peu dire que je t\u2019aime&nbsp;\u00bb, quand je te confronte au silence de la page qui est ce mur, o\u00f9 se mesure toute hauteur, et, ta pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<p>(1 juillet 1997.)<\/p>\n\n\n\n<p>[* ma Sophie]<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><br>(Extrait n\u00b0I : )<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le Sexe de mon Amie&nbsp;\u00bb&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>I<\/p>\n\n\n\n<p>Fragile, dans l\u2019effrangement v\u00e9n\u00e9rable d\u2019un demi-jour admirable et pourtant non choisi, forclos [&#8230;], la jeune fille \u2014 hypostase grev\u00e9e, furtive \u2014 d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9e de tout fuseau, penche la t\u00eate, s\u2019apprivoise, au bout du bout du bord des mots &#8230;<br><br>\u2014&nbsp;En quoi peut-\u00eatre responsable, en quoi [&#8230;] \u2014 orpheline, \u00e0 jamais croit-elle, craint-elle (Oh&nbsp;! cependant, en corps \u00e0 peine&nbsp;!\u2026)&nbsp;\u2014, en quoi peut-\u00eatre responsable en l\u2019effrangement v\u00e9n\u00e9rable d\u2019un demi jour trop admirable, or, priv\u00e9 de l\u2019autre moiti\u00e9 de ce jour interdit, forclos, une jeune fille, un petit oiseau, de ne pas savoir chanter \u2014 \u00e0 demi, qu\u2019\u00e0 demi plut\u00f4t \u2014 de ne pas savoir son morceau au bout du bout du bord des mots, de ne savoir chanter \u2014 si t\u00f4t&nbsp;! \u2014 rien qu\u2019un morceau de son morceau, s\u2019imaginant qu\u2019il est bien tard, \u2014 \u00ab&nbsp;Oh&nbsp;! oui&nbsp;! bien tard&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u2014 peut-\u00eatre trop&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 peine un grain de muscat, l\u2019autre, le corps de l\u2019autre, gorg\u00e9 de soleil et de suc, dans la touffeur \u2014 contrari\u00e9e d\u2019un vent frais \u2014 de l\u2019air&nbsp;; \u00e0 peine cet h\u00e9misph\u00e8re sombre, o\u00f9 s\u2019approfondit un sang sombre, un sang de sucre&nbsp;; un monde o\u00f9 pourtant se r\u00e9sume, contenue mais profuse, claire et diffuse enfin, toute la saveur de ce monde. [\u2026]<br>Comme un fruit m\u00fbr craquant pr\u00eat de craquer, comme la terre, hier oiseau [&#8230;], mon Amie, ce n\u2019est pas d\u2019un sexe dont elle se fend, mais d\u2019une faille, et, plus encore, involontaire, qui, pour qui la conna\u00eet, permettra de l\u2019atteindre (alors m\u00eame, de l\u2019\u00e9mouvoir) toujours plus au c\u0153ur, o\u00f9 \u2014 c\u2019est selon \u2014 la f\u00e9conder.<br>Ni plus ni moins que cela&nbsp;: ce frisson, ce frisson \u00e9troit, pas plus large que le chas \u00e9troit d\u2019une aiguille, o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre cependant \u2014 immense \u2014 un isthme, juste au-del\u00e0.<br>(Le sexe de mon Amie \u2014 Pr\u00e9ambule&nbsp;?)<br><br>\u2014&nbsp;Non, le monde ne passe pas par le sexe de mon Amie.<br><br>\u2014&nbsp;Oui, le monde passe par le sexe de mon Amie, si je la cr\u00e9e, d\u00e8s lors qu\u2019il me cr\u00e9e aussi.<br>Car ce n\u2019est pas le sexe qui fait la faille mais la faille qui fait le sexe, et, par sa faille seule, femme parce qu\u2019aussi homme, homme parce qu\u2019aussi femme, n\u00e9 de la femme et de l\u2019homme, l\u2019\u00eatre humain peut \u00eatre engendr\u00e9. [\u2026]<br>C\u2019est ainsi que s\u2019ouvre \u00e0 ses noces \u2014 l\u00e0 \u2014 le sexe de mon Amie. C\u2019est ainsi toujours qu\u2019il se nomme et qu\u2019il nomme ce monde et le parle en clair. Ainsi. De vraies noces, oui. Pour le meilleur et pour le pire&nbsp;: pour et par. Noces dans le dehors, le dedans, et, par le dedans, le dehors. Noces de soi \u00e0 soi dans l\u2019autre, et pour l\u2019autre \u00e9tendu au monde&nbsp;; puisque tout ce qui est hors, ici \u2014 tout&nbsp;! \u2014 demeure au dedans cependant. [\u2026]<br>A peine ai-je (aurai-je) senti ce qui bouge dedans, et, ma peine .<br>J\u2019ai peine \u00e0 croire que ce fut, mais, c\u2019est ainsi.<br>Comme si elle seule \u00e9tait l\u00e0 qui demeure, elle. Seule. Et moi. Et ce monde, l\u00e0. Tout cela bien r\u00e9el en somme, quoique incr\u00e9dule. Voil\u00e0. Tout ceci bien r\u00e9el, il semble . \u2014 Au dedans [\u2026]&nbsp;? dehors [\u2026]&nbsp;?<br>Hors, dehors ou d\u00e9j\u00e0, voici&nbsp;: le monde encore, et sa fen\u00eatre.<br>Le ciel. La ville. Des passants [&#8230;].<\/p>\n\n\n\n<p>II<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Aujourd\u2019hui (c\u2019\u00e9tait \u00ab&nbsp;aujourd\u2019hui&nbsp;\u00bb).<br>Le ciel pend sa lessive bleue dans le Ponant \u00e9carlate&nbsp;; il y a des t\u00e2ches de sang. Le Jour a donc bien couch\u00e9 tout le jour avec la Nuit, sans qu\u2019on s\u2019en aper\u00e7oive [\u2026]. Et pourtant, nul passant sur les places ne semble revenir d\u2019une noce. Et la ville m\u00eame, comme une petite nonne accroupie, semble plut\u00f4t dormir que prier [\u2026]. \u2014 Seuls les enfants crois\u00e9s, solitaires, muets, qui vous regardent passer, ont gard\u00e9 quelque chose de L<em>\u2019Ange<\/em>.<br>Dehors donc (dehors donc d\u00e9j\u00e0&nbsp;!) la ville enti\u00e8re ramass\u00e9e, elle qui semble regarder notre lit comme la mer sa houle [&#8230;] \u2014 l\u00e0&nbsp;! \u2014 comme pour voir ce qu\u2019il en na\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>(Du sexe de mon Amie, un peu de sang clair a coul\u00e9, vivant, comme retourn\u00e9 \u00e0 l\u2019absence.)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Qui ai-je entrevu, dis&nbsp;? Qui&nbsp;? Quoi ou qu\u2019est-ce&nbsp;?&nbsp;\u00bb<br>Elle ne r\u00e9pond pas,se tait.<br>(La femme est un d\u00e9sir d\u2019attente qui cherche \u00e0 se communiquer.)<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;L\u2019as-tu vu, dis&nbsp;? dis-je, qu\u2019\u00e9tait-ce&nbsp;?&nbsp;\u00bb<br>Elle ne dit encore mot, que ce silence, et son sourire. Puis,<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Je t\u2019aime [\u2026]&nbsp;\u00bb dit-elle encore.<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Je t\u2019aime.&nbsp;\u00bb Est-ce moi qui r\u00e9pond&nbsp;? Est-ce elle&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Qui r\u00e9pond, et, \u00e0 qui&nbsp;? Serait-ce &#8230;&nbsp;? Et<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;l\u00e0 &#8230;, l\u00e0, o\u00f9 est-ce, dis &#8230;&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tranget\u00e9, mais de l\u2019\u00e9tranget\u00e9 non de L<em>\u2019Ange<\/em> qui s\u2019assied l\u00e0 sans fa\u00e7on aucune&nbsp;: comme on pose un chapeau de paille tress\u00e9e ceint d\u2019un ruban couleur de paille, au bord du lit. Et qu\u2019il est vain de vouloir approcher de la main l\u2019absence d\u2019ombre que fait soudain la pr\u00e9sence inconnue de nous, de tous, pourtant devin\u00e9e par certains, de L<em>\u2019Ange<\/em> (<em>incognito<\/em> ), pour la rendre palpable.<br><br>\u2014&nbsp;Il rit.<br>Bien s\u00fbr, Il sourit (comme \u00e0 Reims). Plut\u00f4t, faisant sa figure de tympan-tr\u00e8s-gothique et tr\u00e8s gentiment ironique, Il fait le sourd \u00e0 ce d\u00e9sir que nous avons de dire, parfois, \u00ab&nbsp;l\u2019Invisible&nbsp;\u00bb, de montrer \u00ab&nbsp;l\u2019Indicible&nbsp;\u00bb&nbsp;; et Il attend. \u2014 Que nous retrouvions notre calme&nbsp;? Notre calme&nbsp;: notre s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d\u2019enfant \u00e9merveill\u00e9, oui&nbsp;! (Pour causer, sans doute\u2026).<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;L\u2019as-tu vu&nbsp;? Dis [dis-je]&nbsp;? L\u2019as-tu vu, toi aussi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<br><br>\u2014&nbsp;Elle se tait.<\/p>\n\n\n\n<p>(L\u2019Ange, toujours entr\u2019aper\u00e7u, sit\u00f4t perdu pour elle et moi, pour tous, chaque fois \u2014 l\u00e0, par elle encore&nbsp;\u2014, L\u2019Ange, sans sexe, lui&nbsp;! \u2014 Pourquoi dispara\u00eet-il&nbsp;? )<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Oh&nbsp;! Mon amour [&#8230;]&nbsp;!&nbsp;\u00bb Obstin\u00e9ment tendue, l\u2019attente, vers le \u00ab&nbsp;<em>Rien<\/em>&nbsp;\u00bb entrevu, qui apparut comme l\u2019unique r\u00e9mission au manque. Obstin\u00e9ment voulue, l\u2019attente, comme la suave oblation rafra\u00eechissant la souillure, l\u2019\u00e9vacuant comme un d\u00fb d\u2019hygi\u00e8ne \u00e0 la vigilance. Obstin\u00e9ment per\u00e7ue, perdue, l\u2019attente, et, cependant, bien poss\u00e9d\u00e9e, puisque ressentie comme un double reconnaissant, quoiqu\u2019\u00e9vad\u00e9, \u00e0 l\u2019instant m\u00eame, o\u00f9, enfin, il se dit notre \u00ab&nbsp;<em>Autre<\/em>&nbsp;\u00bb latent.<br><br>\u2014&nbsp;N\u2019y a-t-il rien dans ce d\u00e9passement qui fut autre qu\u2019un reniement, que ce reniement tr\u00e8s obscur qui laisse comme au bord d\u2019un gouffre, toute distance mise, l\u00e0, entre l\u2019en-soi et le pr\u00e9sent&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Est-il encore un temps qui compte [&#8230;]&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Est-il encore au temps ce nombre innombrable du moi ni\u00e9, du moi pr\u00e9sent dans le d\u00e9faut de son pass\u00e9 comme cach\u00e9&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;En quel \u00e2ge le retrouver et pour quelle existence alors&nbsp;?<br>Alors, \u00ab&nbsp;<em>Je<\/em>&nbsp;\u00bb rouvre la fen\u00eatre [&#8230;]&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous<\/em>&nbsp;\u00bb peut \u00eatre\u2026 \u2014 Alors nous rouvrons la fen\u00eatre, comme pour se resituer au c\u0153ur au moins de quelque chose qui ne fut plus tout \u00e0 fait \u00ab&nbsp;<em>Autre<\/em>&nbsp;\u00bb, plus \u00e0 port\u00e9e d\u2019illusion. \u2014 Entre le \u00ab&nbsp;<em>Tout<\/em>&nbsp;\u00bb d\u2019un monde&nbsp;; et ce \u00ab&nbsp;<em>Moi <\/em>&nbsp;\u00bb qu\u2019on avait laiss\u00e9 \u00e0 la porte (qui frappait \u00e0 coups \u00e9touff\u00e9s) entre \u00e0 son tour\u2026 [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<p>Mon Amour, ma mie, toi, ce tout, ce \u00ab&nbsp;<em>Toi <\/em>&nbsp;\u00bb et mon <em>Ange<\/em>&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;toi, fruit, terre et monde, mon Amie, dis encore, l\u00e0&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Que restera-t-il, fors le vide combl\u00e9 d\u2019un manque, et, l\u2019ent\u00eatante obstination de ce qui fut parole&nbsp;? Cela, le direz-vous&nbsp;? Vous, mon attente&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Si ne reste que le parfum, cette confidence comme de tout pr\u00e8s faite d\u2019un peu loin [&#8230;]&nbsp;?<br>Car voici que le silence m\u00eame, pr\u00e9sent mais distendu descend, l\u00e0, et encore plus bas dans le mutisme, qu\u2019il devient dans la chair de la bouche ferm\u00e9e comme pierre, de pierre alors, alors m\u00eame, qu\u2019en dessous de la pierre, comme un petit caillou sous une dalle, sous le tombeau du jour naissant, un esprit-chat et fac\u00e9tieux roule, dans un effr\u00e9n\u00e9 jeu de balle, imperceptible [\u2026], mon c\u0153ur&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;C\u0153ur [\u2026], caillou [&#8230;], ou grain de muscat.<\/p>\n\n\n\n<p>(1996.)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><br>(Extrait n\u00b0 II\u00a0: )<br><br>\u00ab\u00a0Ce Corps\u00a0\u00bb\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<p>[Sans que tu le voies, sans que tu t\u2019en doutes, je mesurerai ta l\u00e8vre par la coupe et la distance mise \u00e0 son d\u00e9tour.]<\/p>\n\n\n\n<p>I<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, j\u2019ai attendu ce corps, ce corps recompos\u00e9 de gestes r\u00eav\u00e9s, entr\u2019aper\u00e7us sur d\u2019autres corps, ce corps r\u00eav\u00e9 [\u2026]&nbsp;; je l\u2019ai senti recompos\u00e9 ainsi, se donnant comme la r\u00e9compense d\u2019un r\u00eave de tous les gestes donn\u00e9s \u2014 vou\u00e9s tout entiers \u00e0 lui \u2014 qui l\u2019avaient invent\u00e9&nbsp;: d\u00e9j\u00e0, debout, dans l\u2019ineffable, puis ineffablement couch\u00e9 dans l\u2019adorable proximit\u00e9 d\u2019une bouche humide, offerte amoureusement qui expire, respire toute accord\u00e9e, qui accorde le secret de sa langue au mitant mat, chaud et odorant, de la nuit, comme celui d\u2019un autre sexe, d\u00e9nou\u00e9, lui aussi [\u2026]. Bien s\u00fbr [&#8230;], et, c\u2019est au moins si s\u00fbr&nbsp;: cela \u2014 plus encore&nbsp;! \u2014 que c\u2019est un r\u00eave [&#8230;].<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;<em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure&nbsp;: l\u00e2cher la bride du sommeil pour qu\u2019il galope vers le jour comme un cavalier argonaute, hant\u00e9 par quelque toison d\u2019or, solaire&nbsp;! Tout sommeil r\u00eave dans l\u2019argile&nbsp;; surtout sommeil d\u2019amour. Innombrables m\u00e9tamorphoses qu\u2019il nous faut traverser, d\u2019amour, avant d\u2019atteindre l\u2019autre [&#8230;&nbsp;! ] en \u00e9tant sa propre monture \u2014 <em>Vixit<\/em> <em>&nbsp;! <\/em>\u2014, son propre cavalier, monture et cavalier, \u00e0 se sculpter l\u2019un, l\u2019autre [&#8230;] (l\u2019un et l\u2019autre, comme \u00e9corch\u00e9s).<br><em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure, et [&#8230;], voyage [&#8230;], au-del\u00e0 [&#8230;]. Au-del\u00e0, toujours. Car l\u2019autre n\u2019est jamais achev\u00e9 de fait, quoique sans cesse model\u00e9, refait. Quoiqu\u2019on fasse jamais l\u2019autre est toujours d\u2019argile&nbsp;: \u00e0 fa\u00e7onner, \u00e0 sculpter d\u00e9licatement d\u2019une main forte, s\u00fbre, et, si maladroite, \u00e0 g\u00e2cher.<br>Quel \u00e9trange pouvoir \u2014 et bien de d\u00e9miurge&nbsp;! \u2014 que celui-l\u00e0 qui nous \u00e9choit, que nous soyons ou non d\u00e9j\u00e0 d\u00e9chus, sachant que ce geste inou\u00ef qui nous est donn\u00e9 de pouvoir porter parfois la main sur autrui (un autre que soi), s\u2019il le fa\u00e7onne, le fait ou le d\u00e9fait, nous d\u00e9fait ou nous fait et nous fa\u00e7onne aussi.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure&nbsp;:<br>Univers fabuleux. Mythes v\u00e9cus, perdus et retrouv\u00e9s, lors, sans cesse incarn\u00e9s, d\u2019un r\u00eave qui n\u2019est que sa r\u00e9alit\u00e9.<br><em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure, et, voyage, au-del\u00e0 [&#8230;]&nbsp;! Au-del\u00e0, toujours.<br><br>\u2014&nbsp;Ni plus ni moins que cela&nbsp;: ce frisson, ce frisson \u00e9troit o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre cependant \u2014 mieux \u2014 un isthme, juste au-del\u00e0.<br><br>\u2014&nbsp;Passage des \u00ab&nbsp;petites-morts&nbsp;\u00bb. Jamais des morts petites.<br>Passage. Passage de l\u2019octroi.<br><br>\u2014&nbsp;Mais que paiera, et qui paiera, oui, que paiera l\u2019obscur passage du d\u00e9troit par-del\u00e0 l\u2019argile&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Sera-ce la M\u00e9lancolie sid\u00e9r\u00e9e par la renaissance possible d\u2019un an\u00e9antissement&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;C\u2019est possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Amie, Caron d\u2019amour, \u00ab&nbsp;fais ce que dois&nbsp;\u00bb, centaure&nbsp;; ton sommeil r\u00eave ton argile, car tu me r\u00eaves bien aussi de tes mains (si bien&nbsp;! que j\u2019y r\u00eave, quand j\u2019en r\u00eave encore&nbsp;; et, l\u00e2chant la bride sur toi, vois&nbsp;! j\u2019en r\u00eave&nbsp;: j\u2019y suis encore [&#8230;])<br><br>\u2014&nbsp;Suis-je l\u2019homme&nbsp;? Es-tu le cheval, Amazone&nbsp;? Et, comment sculpter un galop, \u00f4 sculpteuse&nbsp;!, \u00f4 lutteuse [&#8230;]&nbsp;! toi, mon plus intime amalgame, or, au plus intime de toi, moi, ta mati\u00e8re [&#8230;].<br><br>\u2014&nbsp;Notre Grand-\u0152uvre, l\u2019autre&nbsp;! L\u00e0, cette terre \u00e0 fatiguer \u2014 \u00e0 fatiguer, \u00e0 parcourir \u2014. Lourde, pourtant si l\u00e9g\u00e8re&nbsp;! Las&nbsp;! H\u00e9las&nbsp;! Toujours l\u00e0 [&#8230;]&nbsp;: Centaure. Et, par-del\u00e0 [&#8230;], par-del\u00e0 toujours mais comme d\u00e9j\u00e0 au-del\u00e0&nbsp;: ce sexe, cette mort petite, \u00e0 fendre, \u00e0 redessiner. Oui, toujours au c\u0153ur de l\u2019argile, comme pourtant ailleurs, cette petite mort \u00e0 rendre \u00e0 ce qui nous rend forme en elle [&#8230;]&nbsp;: elle reste notre projet. (L\u2019argile et sa palinodie dans la palinodie du geste [&#8230;] ) Elle reste notre projet.<\/p>\n\n\n\n<p>(L\u2019argile et sa palinodie.)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;<em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure&nbsp;?<br>Comment se le repr\u00e9senter&nbsp;? Cet \u00e9lan commun, cet \u00e9lan commun, comment, comment lui donner forme&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Comment sculpter un galop&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Projet [&#8230;]&nbsp;\u00bb&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Un autre mot conviendrait mieux sans doute &#8230;&nbsp;: \u00ab&nbsp;Voyage&nbsp;\u00bb&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Projet&nbsp;\u00bb [&#8230;]&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Non, plut\u00f4t \u00ab&nbsp;jet de soi vers la profondeur&nbsp;\u00bb, comme un \u00ab&nbsp;pur d\u00e9sir de l\u2019oubli&nbsp;\u00bb, cet abandon du don v\u00e9cu enfin comme pulsion.<br><br>\u2014&nbsp;Nos Faims d\u2019Espace. [&#8230;]. \u00c9piphanie des faims v\u00e9cue comme une gr\u00e2ce mais au c\u0153ur du renoncement pour espace, espace enfin gagn\u00e9 (enfin sauv\u00e9&nbsp;!) Car ce qu\u2019on sculpte, bien plus que ce qui est sculpt\u00e9, et resculpt\u00e9, c\u2019est toujours l\u2019air, qui bouge, autour [&#8230;]&nbsp;: le monde, autour, \u00e0 fatiguer.<\/p>\n\n\n\n<p>(Nos sexes, nos sexes sont nos ateliers. Ce qui passe par le sexe de mon Amie, ce sont ses m\u00e9tamorphoses, m\u00e9taphores anamorphiques, m\u00e9taphores m\u00e9tamorphoses d\u2019avides \u00e9lans suppliciellement c\u00e9lestiels&nbsp;: la forme de nos songes, toujours inassouvis.)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Non. Le monde ne passe pas par le sexe de mon Amie.<br><br>\u2014&nbsp;Oui. Le monde passe par le sexe de mon Ami&nbsp;: ce monde, anamorphose de notre ombre subrepticement anomale, qu\u2019une question mit en reflet.<\/p>\n\n\n\n<p>Question&nbsp;: \u2014 Qui donc est \u00ab&nbsp;l\u2019autre&nbsp;\u00bb&nbsp;? Qui, enfin&nbsp;? Qu\u2019est donc l\u2019autre en cet \u00ab&nbsp;ici-bas&nbsp;\u00bb&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Un corps soudain absout par sa pr\u00e9sence m\u00eame, \u00e9tonn\u00e9 d\u2019\u00eatre, et, l\u00e0. Comme un mouvement immobile appuy\u00e9 contre le Ciel et le Temps. Un temps et un ciel auxquels on peut croire par lui (et, peut-\u00eatre, et, surtout ainsi, pour lui aussi).<br>Car ce qu\u2019on sculpte, bien plus que ce qui est sculpt\u00e9, et resculpt\u00e9, c\u2019est toujours l\u2019air, qui bouge, autour [&#8230;]&nbsp;: le monde, autour, \u00e0 fatiguer. Bref, on ne sculpte l\u2019air, tout l\u2019air autour, que quand l\u2019autre nous para\u00eet une \u00e9ternit\u00e9 accessible, \u00e0 port\u00e9e. Alors, oui, on sculpte pour les faire \u00e0 l\u2019autre, et l\u2019air, et le temps. \u2014 On en r\u00eave au moins. (Lui, il fait de m\u00eame&nbsp;: il nous aime&nbsp;!)<\/p>\n\n\n\n<p><em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure.<br>Le r\u00eave d\u2019une toison d\u2019or, disais-je, une terre encore, un pays, un pays et ce qu\u2019il y court. Mais, comment [&#8230;]&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;L\u2019autre, accessible [&#8230;]&nbsp;? Mais comment [\u2026]&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Ne faut et ne suffit que trouver son tr\u00e9sor dans ce surgissement de la masse ind\u00e9cise qui dort pour l\u2019\u00e9veiller peut-\u00eatre encore \u00e0 quelque autre vie sans qu\u2019on sache s\u2019il faut y croire, de fait, s\u2019il faut y croire encore.<br>[&#8230;] Et, cette ind\u00e9cision promulgu\u00e9e d\u2019avance comme un d\u00e9sordre suppos\u00e9 n\u2019\u00eatre pas vain.<br><br>\u2014&nbsp;Qu\u2019en faire [&#8230;]&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>II<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai couch\u00e9 tout l\u2019air dans le lit.<br>J\u2019ai pos\u00e9 le Temps sur la table et je les ai p\u00e9tris ensemble, pour sculpter tout ce vide autour, d\u2019elle.<br><br>\u2014&nbsp;Quel voyage&nbsp;! Tout entier v\u00e9cu par les mains. Quel espace&nbsp;! Des mains-m\u00eames, quelle m\u00e9moire&nbsp;! Lors m\u00eame qu\u2019il suffit qu\u2019elle revive au moindre geste, invisible, pourtant si vive, pr\u00e9sence encore de tous corps pass\u00e9s, et, \u00e0 loger encore.<br><br>\u2014&nbsp;Oh&nbsp;! mon Amie [\u2026]&nbsp;! Amour, que ce corps \u00e0 p\u00e9trir&nbsp;! (Anamn\u00e8se \u00e9blouie de ton sexe ouvert, referm\u00e9). Oui, le monde passe par le sexe de mon amie. \u2014 Non, le monde ne passe pas par le sexe de mon amie, car il y r\u00eave encore [&#8230;]&nbsp;!<br>J\u2019ai tout pes\u00e9 en toi. De toute cette vie engrang\u00e9e, rang\u00e9e, pes\u00e9e, compt\u00e9e, th\u00e9sauris\u00e9e, comme si nous errions dans le labyrinthe \u00e9vanoui de quelque \u00e9cho enseveli sous notre propre cendre [&#8230;], j\u2019aurai pes\u00e9 la moindre trace [&#8230;].<br>De m\u00eame que nous n\u2019habitons que des lieux mentaux, de m\u00eame ne visitons-nous sans doute que des corps r\u00eav\u00e9s. Et, pourtant, je nous veux sensibles \u00e0 la jubilante raison de ne plus croire qu\u2019\u00e0 nous seuls dans l\u2019indigence toujours plus f\u00e9conde et sensible de notre d\u00e9sarroi, puisque tout est vou\u00e9 au d\u00e9chirement, \u00e0 l\u2019\u00e9raflure, \u00e0 la f\u00ealure, \u00e0 l\u2019\u00e9clat et au coup, comme acte de naissance seconde, plus r\u00e9elle celle-l\u00e0 que la premi\u00e8re vou\u00e9e toujours \u2014 il semble \u2014 \u00e0 se dissiper comme un charme, presque frivole \u00e0 y songer et \u00e0 quoi on ne songe plus mais qui ne cesse cependant de nous penser&nbsp;: torture.<\/p>\n\n\n\n<p>III<\/p>\n\n\n\n<p><em>Post-co\u00eftum<\/em>, centaure.<br>Toute mythologie, cependant, est r\u00e9gie par L<em>\u2019Ange<\/em>.<br>(\u2014 Mon Amie&nbsp;! )<br>Dans l\u2019angle du d\u00e9sir, post\u00e9, lov\u00e9 toujours, je mesurerai ta l\u00e8vre \u2014 tes l\u00e8vres \u2014 par la coupe et la distance mise \u00e0 son [&#8230;] \u2014 Non&nbsp;!&nbsp;: \u00e0 leur d\u00e9tour .<br>Alors, alors seule, la R\u00e9demption, r\u00eav\u00e9e peut-\u00eatre, et, cependant \u2014 cette R\u00e9demption, toujours impr\u00e9vue&nbsp;! \u2014 Car la R\u00e9demption nous guettait, cette R\u00e9demption qui nous sauve [&#8230;]&nbsp;: l\u2019autre, debout, nous laissant croire, nous laissant croire au temps que l\u2019\u0152uvre est fait, nous le laissant croire un temps juste, avant de remettre nos mains sur lui pour tout reprendre \u00e0 neuf encore, au corps \u00e0 c\u0153ur, recommencer.<br>Terre qui invite \u00e0 la fatiguer&nbsp;: l\u2019autre, notre Grand-\u0152uvre, oui. L\u00e0, cette terre \u00e0 fatiguer\u2026<br><br>\u2014&nbsp;N\u2019ai-je connu que son [\u2026] que ton argile, cependant&nbsp;?<br>(Au-del\u00e0 d\u2019un sexe, tu sais [&#8230;], ce qu\u2019on mod\u00e8le, c\u2019est toujours L<em>\u2019Ange<\/em>, le mod\u00e8le, ou, mieux&nbsp;! son mod\u00e8le&nbsp;: L\u2019<em>Archange<\/em> ).<br>L\u2019autre se sculpte \u00e0 corps perdu, fant\u00f4me. \u2014 Fant\u00f4me, [&#8230;] soit&nbsp;! Je l\u2019accepte et je m\u2019y soumets.<br>(Quoiqu\u2019il en soit, qu\u2019il en soit fait selon ta volont\u00e9, selon ta volont\u00e9 non la mienne (ni la sienne m\u00eame, Toi, L<em>\u2019Ange<\/em> ) dans ce crucifiement du lit, du lit et de la table, et de la table, et de la vie&nbsp;: notre atelier. Quoiqu\u2019il advienne, qu\u2019il en soit fait selon ta volont\u00e9, non la mienne, ni la sienne m\u00eame. J\u2019y consens. Je l\u2019accepte et je m\u2019y soumets. Et, je le fait pour elle. Car je le fais pour elle encore, pour elle, par-del\u00e0 l\u2019ombre de ce corps, de nos corps, de notre \u0152uvre commune et toujours en chantier, \u00e0 venir, en devenir. Vois, oui, vois, vois&nbsp;: je m\u2019y soumets. Mais Toi, notre \u00ab&nbsp;Bon <em>Ange<\/em>&nbsp;\u00bb [Toi], Toi, prends piti\u00e9 de ces corps et de cette argile).<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Entre l\u2019ombre et le fant\u00f4me, passe, repasse dans l\u2019ici-bas, L\u2019<em>Archange<\/em> et son possible au possible insolvable. Mais, l\u00e0-haut, la dette, le manque, s\u2019av\u00e9rera pour le ciel aussi contraignant qu\u2019un d\u00fb&nbsp;: il consommera la faillite non du \u00ab&nbsp;<em>Monde<\/em>&nbsp;\u00bb mais du \u00ab&nbsp;<em>N\u00e9ant<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;; car, l\u00e0-m\u00eame o\u00f9 \u00ab&nbsp;<em>Tout<\/em>&nbsp;\u00bb se perd, tout s\u2019ouvre imperturbablement dans l\u2019imperceptible absolu qui monte pourtant, \u00e0 voix, \u00e0 vie, \u00e0 vide ouvert [\u2026], comme un \u00e9cho&nbsp;: l\u2019instable d\u00e9clarant forfait m\u00eame, au sein de la pr\u00e9carit\u00e9. <em>L\u2019Autre<\/em>, Le \u00ab&nbsp;Grand Autre&nbsp;\u00bb toujours cherch\u00e9 du bout des doigts, du bout des l\u00e8vres, n\u2019est rien d\u2019autre que <em>Po\u00e9sie<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La Po\u00e9sie, c\u2019est le corps perdu sans mise au tombeau et jailli, debout, comme r\u00e9surgent, venu \u00e0 nouveau, mais, nouveau, revenant de source.<br>La Po\u00e9sie, c\u2019est le corps perdu sans mise au tombeau et jailli debout, revenant, r\u00e9surgent, de source. \u2014 C\u2019est pourquoi l\u2019autre surgit d\u2019abord debout, au bord des mots.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Mon Amie, je l\u2019ai mise nue.<br>Non. Mon Amie, s\u2019est mise nue.<br>Elle est toute nue, dans ma voix.<br>Elle est toute nue, dans sa voix, avec moi. Ses mots\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours comme une ombre port\u00e9e&nbsp;: le mot pr\u00e9vu, cribl\u00e9 au van du Doute, et, l\u2019horizon nu d\u2019un brouillard ensemenc\u00e9 par le hasard, qui semble alors le contredire \u2014 mais qu\u2019importe [\u2026]&nbsp;!<br>C\u2019est effectivement difficile de th\u00e9oriser \u00ab&nbsp;l\u2019Indicible&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;l\u2019Innommable&nbsp;\u00bb&nbsp;; seule la Religion s\u2019y risque, et l\u2019Amour encore. Il demeure, qu\u2019on ne peut prendre voix sans prendre corps, si cependant, prendre corps n\u2019est pas toujours prendre voix.<\/p>\n\n\n\n<p>Dire, redire, pour que ce qui est enfin soit. Dire la v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019\u00eatre ou laisser la v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019\u00eatre se dire. \u2014 L\u2019indicible permettrait-il l\u2019intervention, ou la Gr\u00e2ce demande-t-elle incessamment l\u2019effacement, l\u2019Immanquable&nbsp;?\u2026<br><br>\u2014&nbsp;Au-del\u00e0, toujours au-del\u00e0, si seule [&#8230;] L\u00e0\u2026<br><br>\u2014&nbsp;Mais o\u00f9&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Pourtant l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Seule la voix est identitaire, et, elle requiert le non-moi. L\u2019\u00e9criture est le fil de la Parque tranchant le fil du temps de celui qui \u00e9crit, par un suspens, tandis que l\u2019instant se d\u00e9coud pour livrer son mort.<br><br>\u2014&nbsp;C\u2019est l\u00e0 l\u2019argile, plus que les corps [\u2026].<br><br>\u2014&nbsp;Et toujours, l\u2019ach\u00e8vement dans l\u2019inach\u00e8vement. Toujours&nbsp;: linceul futur du vivant, la fiction est la robe qui seule peut amener la nudit\u00e9 comme r\u00e9v\u00e9lation. (La vie vit par-del\u00e0 le Mort.)<br><br>\u2014&nbsp;L\u2019amour comme une fiction n\u00e9cessaire&nbsp;? Un point m\u00e9dian pour tout nommer, faire na\u00eetre&nbsp;?\u2026<br><br>\u2014&nbsp;Qui&nbsp;? Oui, qui&nbsp;? Oh&nbsp;! Qui le saura [&#8230;]&nbsp;?<br>\u00c9crire, dire&nbsp;: joindre les p\u00f4les dans l\u2019orbe de l\u2019<em>Ouroboros<\/em> qui montre le rien en son c\u0153ur, et, comme un \u0153il ouvert, enfin ouvert, le contient. \u00c9voquer-r\u00e9voquer, dans le mot, dans l\u2019argile.<br><br>\u2014&nbsp;Ce qui devient s\u2019ach\u00e8ve en ce qui na\u00eet&nbsp;: c\u2019est \u00ab&nbsp;<em>Toi<\/em>&nbsp;\u00bb [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<p><small>(1996-1997.)<\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Sexe de mon Amie.(Extraits.) \u00e0 L\u2019Ange\u2026 (Vous \u00e9tiez au haut des secondes comme d\u00e9esse&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-208","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voix-poemes"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - 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