{"id":369,"date":"2007-12-19T15:46:00","date_gmt":"2007-12-19T14:46:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=369"},"modified":"2023-08-04T15:47:48","modified_gmt":"2023-08-04T13:47:48","slug":"un-echo-du-moi-devenu-je","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2007\/12\/19\/un-echo-du-moi-devenu-je\/","title":{"rendered":"Un \u00e9cho, du Moi devenu je"},"content":{"rendered":"\n<p>Comme celles de Jean-Baptiste Chassignet, de Jean de Sponde, de Juan de la Cruz, de Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila\u2026 des mystiques baroques, sa po\u00e9sie interroge \u00ab&nbsp;Le Seul&nbsp;\u00bb en d\u00e9finitive qui compte&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le Grand Autre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><small><em>Car \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, nous sommes tous de la m\u00eame famille. Il n\u2019y a de moi v\u00e9ritable qu\u2019abandonn\u00e9 au profit d\u2019un devenir fraternel, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pass\u00e9. Il n\u2019y a de moi que d\u00e9vou\u00e9, d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 une cause ou \u00e0 un combat qui nous d\u00e9passe, qui nous ouvre \u00e0 l\u2019Alt\u00e9rit\u00e9. Il n\u2019y a de moi justifi\u00e9 qu\u2019en \u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb, qu\u2019en \u00ab&nbsp;Le Grand Autre&nbsp;\u00bb, ce \u00ab&nbsp;Grand Autre&nbsp;\u00bb vers quoi nous tendons, que nous devinons&nbsp;; appelons-le, chacun, du c\u0153ur de notre confession, comme on le d\u00e9sire&nbsp;: c\u2019est bien Le M\u00eame&nbsp;: Celui qui nous accueille \u00ab&nbsp;au seuil&nbsp;\u00bb, lorsqu\u2019enfin nous nous abandonnons, lorsqu\u2019enfin nous abdiquons notre royaut\u00e9 d\u00e9risoire pour \u00eatre simplement \u00ab&nbsp;pr\u00e9sence&nbsp;\u00bb, chambre d\u2019\u00e9cho, vide du moi, accueil \u00e0 l\u2019\u00e9cho du silence, de son Silence, \u00e0 quoi il importe de donner voix, \u00e0 qui il faut donner l\u2019incarnation d\u2019une voix, pour qu\u2019Il soit r\u00e9demption et partage.<\/em><br>J.L.C.<br><\/small><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Flamboyant, comme un trait de feu dans l\u2019azur,<br>En plein jour, en plein c\u0153ur.<br>Dans l\u2019obscur silence int\u00e9rieur, l\u2019\u00e2me fr\u00e9mit,<br>Rejointe par Celui qui l\u2019appelle.<\/strong><strong> La parole recueille et murmure,<br>Et consent \u00e0 l\u2019Autre, aper\u00e7u,<br>Qui seul peut accueillir l\u2019offrande de soi<br>Si douloureusement d\u00e9sir\u00e9e. Briser l\u2019enfermement et rompre le mutisme.<br>Adam, o\u00f9 es-tu&nbsp;? Je me suis cach\u00e9,<br>De peur habill\u00e9, \u00e9tranger \u00e0 moi-m\u00eame,<br>Repli\u00e9, accusateur, redevenu solitaire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La cr\u00e9ation tout enti\u00e8re<br>T\u2019acclame par nos voix.<br>Salut d\u00e9tourn\u00e9, salut retrouv\u00e9.<br>Doxologie, seule parole ajust\u00e9e.<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><br>Comme en prolongement au po\u00e8me, une m\u00e9ditation sur le bonheur&nbsp;:<br><br><strong>QUE DU BONHEUR&nbsp;!<\/strong><br><br>Les citations sur le bonheur fleurissent sur les blogues et l\u2019on voit bien que le c\u0153ur de certains aspire \u00e0 cette sorte d\u2019\u00e9tat si difficile \u00e0 d\u00e9finir, si sujet \u00e0 d\u2019impr\u00e9visibles variations, si peu identifiable puisqu\u2019il semble ne devoir \u00eatre que pr\u00e9caire, fugitif, fuyant m\u00eame. Probablement influenc\u00e9 par son aust\u00e9rit\u00e9 soup\u00e7onneuse, Kant \u00e9crivit quelques pages sur cette notion pour en \u00e9carter la d\u00e9cisive utilit\u00e9&nbsp;: comment assigner \u00e0 la vie humaine une telle finalit\u00e9, alors que l\u2019on remarque les formes infiniment changeantes de son apparence&nbsp;? Il n\u2019avait sans doute pas compl\u00e8tement tort et son esprit ac\u00e9r\u00e9 transmet au moins encore une certaine prudence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des marchands de bonheur si enclins \u00e0 capter le client pour en tirer quelque b\u00e9n\u00e9fice, sous forme sonnante et tr\u00e9buchante.<\/p>\n\n\n\n<p>Que du bonheur&nbsp;! Cette expression-l\u00e0, si fluette au fond mais prof\u00e9r\u00e9e avec un sourire \u00e9clatant sous les lumi\u00e8res du plateau, ce refrain sans couplet laisse un go\u00fbt \u00e9trange&nbsp;: un maquillage et des r\u00e9p\u00e9titions, tout est huil\u00e9 pour que coule la m\u00e9lodie d\u2019un bonheur fait d\u2019oubli ou d\u2019\u00e9vasion, comme si l\u2019incantation retrouvait un pouvoir magique, comme si l\u2019on pouvait ainsi fabriquer du bonheur, comme s\u2019il tirait sa r\u00e9alit\u00e9 de sa distance avec la vie de tous les jours. Et m\u00eame, il en devient une divinit\u00e9 nouvelle aux exigences immenses, il \u00e9tend ses filets invisibles et tient captifs de sa domination tous ceux qui s\u2019aventurent en son territoire&nbsp;: il n\u2019est point de bon ton d\u2019exprimer une tristesse, une inqui\u00e9tude, une objection. Sois cool un peu, d\u00e9tends-toi, ne te prends pas au s\u00e9rieux. Mais que vaut donc ce bonheur convenu qui impose de taire l\u2019incertitude et l\u2019inqui\u00e9tude, l\u2019aspiration et l\u2019inspiration, la violence et la mort&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Serait-ce ici une mani\u00e8re de jouer l\u2019emp\u00eacheur de tourner en rond&nbsp;? On peut le prendre ainsi apr\u00e8s tout, si l\u2019on est dans la danse, et repousser le g\u00eaneur en esp\u00e9rant qu\u2019il se d\u00e9couvre honteux d\u2019une telle pens\u00e9e iconoclaste&nbsp;: Je pr\u00e9f\u00e8re mes cha\u00eenes et mes illusions \u00e0 tes consid\u00e9rations d\u2019un autre \u00e2ge&nbsp;! J\u2019ai observ\u00e9 que le corps r\u00e9agit aux agressions qui tentent de le d\u00e9truire. Pourquoi l\u2019esprit ne pourrait-il pas lui aussi produire quelques anticorps&nbsp;? Les moralistes ont toujours eu mauvaise presse, mais il est vrai que leur amour de la vie paraissait un peu \u00e9teint, ils se sont taill\u00e9s la r\u00e9putation de Cassandre, prompts \u00e0 agiter des dangers au nez de taureaux imp\u00e9tueux, vaguement soup\u00e7onn\u00e9s du coup de faire en cachette ce qu\u2019ils vilipendaient \u00e0 ciel ouvert.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est leur faire mauvais proc\u00e8s et oublier que le plus averti d\u2019entre eux peut \u00eatre sensible comme n\u2019importe qui \u00e0 la brillante beaut\u00e9 de fruits qu\u2019il sait v\u00e9n\u00e9neux. Un animal jamais ne se trompera, un \u00eatre humain, si. Voil\u00e0 bien un paradoxe obvie, une \u00e9tonnante configuration, une \u00e9trange disposition. On le dit de certains&nbsp;: il est capable du meilleur comme du pire. Mais soudain aussi s\u2019insinue la pens\u00e9e que je puis \u00eatre aussi capable du meilleur comme du pire, que rien ne me fait fondamentalement diff\u00e9rent de tous ceux qui partagent la condition humaine, qu\u2019il y a une redoutable question enfouie.<\/p>\n\n\n\n<p>Je peux bien s\u00fbr choisir ceux que je vais montrer du doigt comme des monstres et hurler avec les loups contre eux, et m\u2019estimer ainsi d\u2019une autre \u00e9toffe, imbu de ma conscience \u00e9clair\u00e9e, fort de mon juste courroux. Mais il est \u00e0 craindre qu\u2019un tel \u00e9lan vindicatif ne cache un sombre m\u00e9pris de soi-m\u00eame, un aveuglement coupable, une ignorance crasse, dangereuse, malfaisante, qui me dispense de me regarder dans l\u2019image de moi-m\u00eame que me renvoie le miroir de mon semblable d\u00e9figur\u00e9. Que du bonheur, avez-vous dit&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est point que je veuille ici tourner en d\u00e9rision l\u2019aspiration au bonheur, mais je per\u00e7ois vivement les contrefa\u00e7ons qui avivent l\u2019insatisfaction, produisent les d\u00e9ceptions, aiguisent les fl\u00e8ches aux amers poisons. Repousser l\u2019id\u00e9e de bonheur, serait-ce en la cantonnant aux domaines des plaisirs, n\u2019est pas r\u00e9soudre la question que pose en se posant cet irr\u00e9ductible mouvement. Il vient se briser, et parfois mourir, sur les rochers d\u00e9chir\u00e9s de la duret\u00e9 du c\u0153ur humain. Et s\u2019acharner \u00e0 ce combat n\u2019ouvre gu\u00e8re d\u2019issue si l\u2019on n\u2019a point d\u00e9visag\u00e9 cette roche pour que l\u2019eau du d\u00e9sir vienne la polir et, s\u2019il est possible, la dissoudre. La violence du flux accro\u00eet la r\u00e9sistance de la pierre et le choc pulv\u00e9rise la force pourtant ramass\u00e9e qui a voulu passer outre. Mais \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une vie d\u2019homme, rien n\u2019aura \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 par cette tumultueuse lutte.<\/p>\n\n\n\n<p>La distillation des images instill\u00e9es dans l\u2019esprit fait se succ\u00e9der le pire et le meilleur, le laid et le beau, l\u2019ind\u00e9sirable et le d\u00e9sirable&nbsp;: un charivari tient lieu de commentaire et viole l\u2019intelligence abus\u00e9e, retir\u00e9e ou vaincue. On en vient \u00e0 souhaiter du silence pour que se d\u00e9fasse ce m\u00e9lange qui donne la naus\u00e9e et que la mer se retire un instant et que les rochers sortent de la brume. Le flot des mots recouvre les rubis et les \u00e9meraudes, l\u2019\u0153il capte l\u2019\u00e9clat de la lumi\u00e8re sur la cr\u00eate de la vague et le prend pour un diamant, l\u2019oreille per\u00e7oit un tumulte et ne distingue plus les notes claires ni les accords. Et le navire va s\u2019encastrer, \u00e9peronn\u00e9, arrach\u00e9 \u00e0 la mer pour laquelle il est fait. Etrange univers o\u00f9 l\u2019on meure de trop manger, o\u00f9 l\u2019on pleure de mal aimer, o\u00f9 l\u2019on a peur \u00e0 force de trop se prot\u00e9ger.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelle est donc la texture invisible de ce bonheur propos\u00e9, de cet id\u00e9al d\u2019existence moderne, de ce mirage si s\u00e9duisant&nbsp;? Fr\u00e9d\u00e9ric, pour utiliser la forme fran\u00e7aise de son pr\u00e9nom, l\u2019a douloureusement identifi\u00e9e, mais ses \u00e9pigones l\u2019ont oubli\u00e9&nbsp;! Ils ont de son propos fait un utile alibi \u00e0 leur plat \u00e9go\u00efsme, baptis\u00e9 fils de la volont\u00e9 de puissance, sombrant dans le courant que son \u0153il per\u00e7ant avait identifi\u00e9, et m\u00eame Albert s\u2019est demand\u00e9 pourquoi celui qui la refusait re\u00e7ut une telle post\u00e9rit\u00e9, grouillante comme la vermine qu\u2019il d\u00e9non\u00e7ait. Tout simplement parce qu\u2019il a vu ce qui \u00e9tait et sa cause, sans pouvoir indiquer une voie qui f\u00fbt salutaire. Un autre, bien avant lui, le grand proph\u00e8te, avait mis en garde ses auditeurs non point contre l\u2019argent mais contre la d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019argent qui exacerbe la convoitise, roule la pierre \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du c\u0153ur et en fait un tombeau sans parfum.<\/p>\n\n\n\n<p>Avoir, et avoir encore, engranger, et poss\u00e9der&nbsp;: un ressort band\u00e9 qui distend la corde du d\u00e9sir d\u2019\u00eatre et fait rampant l\u2019individu dissoci\u00e9 de ses semblables et le fait dominateur par indigence int\u00e9rieure et le rend \u00e9tranger \u00e0 lui-m\u00eame dans la grande affaire de son existence&nbsp;: aimer. Je sais bien&nbsp;: S\u2019il suffisait d\u2019aimer\u2026 Il faudrait d\u00e9j\u00e0 identifier l\u2019origine d\u2019une telle ambition que l\u2019\u00eatre humain ne s\u2019est pas toujours assign\u00e9 comme but, du moins avec l\u2019amplitude qu\u2019il lui accorde, et ensuite se demander si cela ne s\u2019apprend pas, au lieu d\u2019imaginer que chacun sait ce qu\u2019aimer veut dire. Et, une fois que l\u2019esprit en a identifi\u00e9 la figure, encore faut-il le vivre. Le bonheur pourrait bien avoir un prix&nbsp;: en faisant comme si l\u2019on supposait le bonheur gratuit et d\u00fb, on risque bien de n\u2019en saisir qu\u2019une forme illusoire, incapable de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019attente de pl\u00e9nitude qui pousse l\u2019\u00eatre humain \u00e0 le d\u00e9sirer, presque \u00e0 toute force.<\/p>\n\n\n\n<p>Je puis bien m\u2019insurger et demander au ciel des comptes, encore heureux si c\u2019est vers le ciel que je me tourne et non vers mes semblables brutalement vampiris\u00e9s. Je le puis bien, mais cela ne fera pas que je puisse recevoir sans peine ce qui me nourrit et m\u2019\u00e9l\u00e8ve. Pourquoi en est-il ainsi&nbsp;? Je ne le sais de moi-m\u00eame, mais de moi-m\u00eame j\u2019apprends qu\u2019il en est ainsi et que je n\u2019y puis rien changer. A m\u2019imaginer plus grand que ce qui me d\u00e9passe, je ferai de mon existence un enfer, je lutterai en pure perte et me heurterai un jour \u00e0 la mort qui me viendra chercher, insoumis jusqu\u2019au bout mais sans rien laisser derri\u00e8re moi qu\u2019une st\u00e9rile r\u00e9tractation de moi-m\u00eame. Les effluves de la figure maternelle grisent le c\u0153ur ainsi hostile \u00e0 ce qui ne plie pas \u00e0 sa volont\u00e9, et l\u2019odeur de la figure paternelle ne vient point d\u00e9griser ce c\u0153ur qui n\u2019a pas entendu une voix lui dire&nbsp;: Debout, et affronte la haute mer qui te portera l\u00e0 o\u00f9 tu t\u2019accompliras.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e8re porte la vie et la prot\u00e8ge en elle, elle en prot\u00e8ge encore le fruit hors d\u2019elle. Livr\u00e9e sans limite \u00e0 son embrassement, elle pourrait \u00e9touffer en l\u2019enfant, qu\u2019elle croit ainsi pr\u00e9munir contre les dangers, la belle capacit\u00e9 \u00e0 aimer librement. Et la douleur m\u00eame devient pr\u00e9texte \u00e0 se laisser envelopper, au lieu que la douceur pourrait s\u2019allier \u00e0 la vigueur pour d\u00e9livrer l\u2019enfant de ses peurs et inventer une route vers le bonheur d\u2019exister. La plainte monte et l\u2019aigre ranc\u0153ur, l\u2019autre est l\u2019ennemi, la cause de mon malheur, l\u2019artisan de mon malaise&nbsp;: l\u2019enfer, c\u2019est les autres, ligu\u00e9s contre mon app\u00e9tit d\u2019\u00eatre centre et mon \u00e9panouissement, jamais venu, toujours \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne les compte plus, ces rochers solitaires ou mass\u00e9s en bandes, battus par les vents de violence et de haine. La terre est si belle, \u00e9crivait Julien, mais elle est devenue d\u00e9sert de sable br\u00fblant, dess\u00e9ch\u00e9e par la caresse chaude de l\u2019app\u00e2t du gain.<br><br><br>Delaigle<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme celles de Jean-Baptiste Chassignet, de Jean de Sponde, de Juan de la Cruz, de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-369","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voix-poemes"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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