{"id":382,"date":"2007-10-04T08:24:00","date_gmt":"2007-10-04T06:24:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=382"},"modified":"2023-08-12T15:23:58","modified_gmt":"2023-08-12T13:23:58","slug":"lettre-a-son-ombre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2007\/10\/04\/lettre-a-son-ombre\/","title":{"rendered":"Lettre \u00e0 son ombre"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 la recherche d\u2019Eurydice\u2026 \u2014 Perdue, vraiment\u00a0?\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/P_Lettre.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<p><em><strong>LETTRE \u00e0 son Ombre<\/strong> <\/em>&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article47.html#nb1\">1<\/a>]&nbsp;:<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/P_Lettre.mp3\"><\/a><strong>I<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ch\u00e8re, et perdue,<\/p>\n\n\n\n<p>Aux \u00ab&nbsp;Enfers&nbsp;\u00bb, dites&nbsp;? Vraiment&nbsp;?\u2026 Car e\u00fbt-il import\u00e9 alors qu\u2019\u00ab&nbsp;au-del\u00e0&nbsp;\u00bb f\u00fbt au-dehors si \u00ab&nbsp;au-del\u00e0&nbsp;\u00bb fut au-dedans&nbsp;; et, d\u00e8s lors, qui pouvait importer, en ce qu\u2019il apportait alors, que cet \u00e9vasement&nbsp;? Sera-ce un mur qui nous s\u00e9pare, si, d\u00e9j\u00e0, j\u2019en vois l\u2019ouverture&nbsp;? Ici, l\u2019absence est-elle un mur, tant l\u2019\u00e9tait, parfois, la pr\u00e9sence&nbsp;? Aux \u00ab&nbsp;Enfers&nbsp;\u00bb&nbsp;? Dites&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ailleurs, plut\u00f4t\u2026&nbsp;\u00bb Si vous \u00eates, vous f\u00fbtes&nbsp;; car vous \u00eates&nbsp;! non plus en corps, mais, encore vous, \u00eates-vous au monde, si, pourtant plus ce que vous f\u00fbtes. Ce que vous f\u00fbtes, l\u00e0, \u00e9vanoui au monde, au monde se r\u00e9veille l\u00e0, encore \u2014 l\u00e0, en corps \u2014 hors-l\u00e0.<strong>II<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 moi, je deviens ce que j\u2019ai appris&nbsp;: votre le\u00e7on. Moi, je suis vous&nbsp;; mais, moi, d\u00e9j\u00e0, c\u2019est tous encore&nbsp;! sachant que ce n\u2019est tous qu\u2019en nous. Si je vous ai perdue \u00e0 jamais, vous, vous m\u2019avez invent\u00e9, si je vous invente, partout. Vous ai-je perdue \u00e0 jamais&nbsp;? Vous ayant perdue \u00e0 jamais, c\u2019est partout que je vous retrouve&nbsp;; partout o\u00f9 je vous perd encore, je vous retrouve. Les choses, les \u00eatres, se font l\u00e0 o\u00f9 ils se d\u00e9font, peut-\u00eatre. La d\u00e9r\u00e9liction m\u00eame est une alchimie pour qui continue \u00e0 vouloir que la vie soit, qu\u2019elle devienne en ce qu\u2019elle devient ce qu\u2019elle Est, r\u00e9v\u00e9l\u00e9e en ce qu\u2019elle Est par sa fragmentation m\u00eame. Ainsi, un \u00eatre \u00e9clat\u00e9, \u00e9miett\u00e9 par la douleur, s\u2019il se reconstitue, s\u2019il sait, s\u2019il veut se reconstituer, s\u2019il le fait, seul, ou, par autrui, aid\u00e9 par autrui en ceci qu\u2019autrui sait qu\u2019il saigne, sent qu\u2019il sait, un \u00eatre \u2014 en somme \u2014 tel qu\u2019en soi-m\u00eame parce qu\u2019il sait que tel qu\u2019il fut il ne sera jamais plus, est le seul, qui, apr\u00e8s, sache vraiment se partager&nbsp;: eucharistique. Vous, ch\u00e8re Ombre&nbsp;! ch\u00e8re ombre, perdue&nbsp;? Est-ce vous, ch\u00e8re Eucharis&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article47.html#nb2\">2<\/a>], dites&nbsp;?<strong>III<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Nous nous sommes connus&nbsp;\u00bb.<\/em> Nous nous sommes connus, peut-\u00eatre. Jadis&nbsp;? Situerais-je ni o\u00f9, ni quand&nbsp;? Dans cette vie, \u00e9tait-ce un songe, encore&nbsp;? \u2014 Non. Je me souviens de tout, de vous&nbsp;; pourtant, j\u2019oublie.<br><br>\u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;Pourquoi nous sommes-nous connus&nbsp;?&nbsp;\u00bb De cela un Dieu r\u00e9pond-il&nbsp;?<br><br>\u2014&nbsp;Pour Qui, nous sommes-nous connus, plut\u00f4t, dirais-je&nbsp;? Pour qui sinon pour ceux que sommes devenus \u00ab&nbsp;l\u2019un, l\u2019autre&nbsp;\u00bb, l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, absents&nbsp;? On a cherch\u00e9 depuis \u00e0 m\u2019apprendre des choses sur vous&nbsp;; entre vous et moi, on a interpos\u00e9 des livres, des discours. Ils revenaient comme la mer&nbsp;: ils repartaient dans un ressac. On les a jet\u00e9s dans la mer \u2014 semble-t-il \u2014 car la mer est toujours \u00e9gale \u00e0 elle-m\u00eame, \u00e0 pr\u00e9sent, sinon \u00e9tale, m\u00eame. Je fus instruit de \u00ab&nbsp;tout&nbsp;\u00bb&nbsp;; de votre apparition, votre disparition, de leur proc\u00e8s&nbsp;; je fus instruit de vous, de tout, comme tout autre&nbsp;; et, l\u2019on a point cru me tromper, c\u2019est cela qui est dr\u00f4le&nbsp;: tous croyaient vous savoir, vous voir, tout savoir sur vous et sur tout. J\u2019ai laiss\u00e9 dire. J\u2019ai laiss\u00e9 dire, passer. Et j\u2019ai gagn\u00e9 la pleine mer de mon doute, en les laissant tous sur la rive, pour vous rejoindre, dans le seul but de vous rejoindre, de vous gagner comme un rivage, alors que vous \u00e9tiez le voyage qui y menait. Puis, \u2014 ou je ne sais, peut-\u00eatre&nbsp;: mais \u2014 je vous ai entendu(e) chanter. je vous ai entendue chanter.<strong>IV<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2014 Si que vous f\u00fbtes telle \u2026\u00e0 pr\u00e9sent qu\u2019aujourd\u2019hui me meurt.<br>Si que vous f\u00fbtes telle \u2026\u00e0 pr\u00e9sent, qu\u2019aujourd\u2019hui, je vis.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Voyez&nbsp;: je vous ai bien appris. Il faut laisser passer le savoir, ne retenir que ce qui reste dans son sillage&nbsp;; la vraie pens\u00e9e ne se d\u00e9finit que dans son \u00e9cume&nbsp;: le sillage est en soi trop mouvant&nbsp;; encore l\u2019\u00e9cume est-elle \u00e9ph\u00e9m\u00e8re aussi et doit-elle \u00eatre reform\u00e9e. C\u2019est pourquoi le sillage se doit cependant d\u2019\u00eatre continu. Ainsi, faut-il toujours s\u2019instruire, sans perdre jamais de vue l\u2019essentiel qui demeure toujours au-del\u00e0 du savoir, dans ce qui demeure au-del\u00e0. Ai-je cherch\u00e9 \u00e0 vous cr\u00e9er&nbsp;? Ai-je cherch\u00e9, depuis que je vous ai perdue \u00e0 nouveau, \u00e0 vous recr\u00e9er&nbsp;? C\u2019est possible. Je ne sais. Car je ne vous pense pas. Je vous ressasse. Vous me pensez. Je suis votre pens\u00e9e profonde. Je suis m\u00eame votre pens\u00e9e la plus profonde. Je suis devenu votre enfant, l\u2019enfant, votre \u00e9ternel \u00ab&nbsp;na\u00eff&nbsp;\u00bb&nbsp;: sauv\u00e9&nbsp;! De moi, cependant, vous naissez. Aucune cr\u00e9ation n\u2019est possible sans une pr\u00e9disposition cultiv\u00e9e ou non \u00e0 la na\u00efvet\u00e9, sans la capacit\u00e9 ph\u00e9nixologique d\u2019oublier ce qu\u2019on a appris&nbsp;; c\u2019est pourquoi la diff\u00e9rence entre l\u2019artiste cr\u00e9ateur et l\u2019intellectuel, qui, sans \u00ab&nbsp;savoir&nbsp;\u00bb et sans \u00ab&nbsp;pouvoir cr\u00e9er&nbsp;\u00bb se d\u00e9cerne pourtant les pleins pouvoirs de le juger \u2014 sans se juger \u2014 sera toujours radicale. \u00c9b\u00e9niste, on ne parle pas d\u2019un meuble, on le fait, on en parle ensuite. Mais vous, vous n\u2019\u00eates pas une table, non, ni une chaise, ni un lit, ni rien, ni m\u00eame un cercueil, m\u00eame si c\u2019est autour de vous que tous se rassembl\u00e8rent, se rassemblaient et se rassemblent, m\u00eame si c\u2019est sur vous seule que se met \u00e0 plat, aujourd\u2019hui, la r\u00e9alit\u00e9. Impalpable, solide plus que tout pourtant, vous, vous \u00eates n\u00e9e de mon vague, comme de nos amours bris\u00e9es. Ai-je cherch\u00e9 \u00e0 vous recr\u00e9er, depuis&nbsp;? Dans l\u2019impalpable, oui.<strong>V<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Car je sais que vous m\u2019entendez. Vous m\u2019entendiez&nbsp;! Vous \u00eates, comme hier, plus qu\u2019hier&nbsp;! \u2014 \u00e9ternel coquillage&nbsp;! \u2014 l\u2019oreille Amie. L\u2019oreille Amie&nbsp;? Oui&nbsp;? Est-ce \u00e0 dire&nbsp;: la bouche aim\u00e9e et la bouche cach\u00e9e qui souffle, coquille&nbsp;? Comme vous, les gens qui m\u2019ont entendu, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent m\u2019ont entendu, qui ont fait l\u2019effort de m\u2019entendre \u2014 ils sont rares, vous savez, et c\u2019est bien\u2026 \u2014 ont sans doute per\u00e7u, par-del\u00e0 des mots maladroits encore qu\u2019il y avait en moi, comme du reste en tous, \u00ab&nbsp;quelque chose&nbsp;\u00bb \u00e0 na\u00eetre qui ne demandait qu\u2019\u00e0 voir le jour, qui venait, semble-t-il, tout proche. Cela vient de fait, aujourd\u2019hui, chaque fois qu\u2019on me laisse en paix, apr\u00e8s tant, tant et tant d\u2019ann\u00e9es de travail&nbsp;: travail, labeur t\u00eatu, acharn\u00e9, exclusif&nbsp;; j\u2019ai ma musique, elle est bien l\u00e0, qui ne demande qu\u2019\u00e0 chanter pour c\u00e9l\u00e9brer ce monde et la vie, si, par-del\u00e0 souvent la mort, il faut la vivre. Je suis un coquillage aussi, coquille. Comme vous, moi, je chante aussi. Mais, pourquoi avons-nous choisi, moi comme vous, la haute mer&nbsp;? Pourquoi ce \u00ab&nbsp;chant&nbsp;\u00bb r\u00e9clame-t-il son grand large de solitude, \u00c9ole&nbsp;? \u00c9ole, bouche pleine, crachant ses Vents, poussant son souffle au point de faire reculer tout l\u2019horizon comme tout horizon toujours&nbsp;? Non, certes, ce n\u2019est pas l\u2019homme qui est fou, ch\u00e8re Ombre, mais le monde qui le d\u00e9r\u00e8gle, s\u2019interpose entre lui et cette harmonie \u00e0 laquelle pourtant il avait droit puisqu\u2019elle est sienne, et, sienne en propre, car en tous points \u00e0 partager. Coquille et Vents. Car, oui, tr\u00e8s Ch\u00e8re&nbsp;: n\u2019oublions pas que tout commence, si tout ne finit que rarement, par la ph\u00e9nom\u00e9nologie. Vous qui \u00eates un ph\u00e9nom\u00e8ne&nbsp;; c\u2019est peu, ah&nbsp;! c\u2019est peu de le dire encore \u2014 ici m\u00eame \u2014 de le redire.<strong>VI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est de vous que je tiens mon chant, ch\u00e8re Ombre. De vous seule. Je proc\u00e8de de vous, comme de lui qui vous prolonge et vous ram\u00e8ne \u00e0 cette vie, plus r\u00e9elle. Voyez-vous, humblement, pour moi&nbsp;: la po\u00e9sie n\u2019est peut-\u00eatre pas m\u00eame un \u00e9tat \u2014 du moins pas seulement \u2014 mais un fait qui pr\u00e9existe, perdure, pr\u00e9c\u00e8de celui-ci et par cons\u00e9quent le suscite&nbsp;: l\u2019invincible harmonie du monde, invisible, que l\u2019intuition puis la recherche intime \u00e0 s\u2019y conformer rend visible, intemporel mais \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, paradoxal, toujours inchang\u00e9 \u00e0 jamais changeant, de toute chose et de tout \u00eatre, seul, et toujours tel qu\u2019en soi-m\u00eame cependant. Comme vous jadis, vous aujourd\u2019hui, comme vous, comme tous, j\u2019ai besoin d\u2019ordre pour entendre&nbsp;; j\u2019ai besoin que tout soit en paix pour percevoir L\u2019Indicible&nbsp;; or, autour de moi, pour moi comme pour un chacun, comme pour mieux me ou nous pers\u00e9cuter et pour emp\u00eacher l\u2019harmonie, tout n\u2019est que d\u00e9sordre \u00e0 l\u2019envi. Mais, moi \u2014 moi je sais, je sais d\u00e9j\u00e0, moi\u2026 \u2014 moi je sais d\u00e9j\u00e0 comme d\u2019autres, que rien n\u2019emp\u00eache l\u2019harmonie d\u2019\u00eatre, et, que, sous le d\u00e9sordre, toujours et partout, toujours et pourtant, elle existe, qu\u2019il suffit d\u2019un retour \u00e0 l\u2019ordre \u2014 ou donn\u00e9 ou conquis \u2014 pour qu\u2019\u00e0 nouveau on sache son chant, qu\u2019on sache qu\u2019il n\u2019a jamais fini d\u2019\u00eatre son recommencement toujours plus ineffable, dans cet effacement perp\u00e9tuel o\u00f9 il rena\u00eet, comme un suspens qui nous exorcise du temps, et nous accouche au temps sauv\u00e9 d\u2019une attente.<strong>VII<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, je vous entends. Quoi&nbsp;? Vous dites&nbsp;?&nbsp;: \u00ab&nbsp;Beaucoup de \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb dans le \u00ab\u00a0jeu\u00a0\u00bb&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;affirmation du moi&nbsp;?&nbsp;\u00bb Oh&nbsp;! non&nbsp;! Grand Dieu, c\u2019est autre chose&nbsp;! Vous le savez, Oh&nbsp;! vous le savez bien, \u00f4 vous, qui me savez plus que tout autre. Dans le coquillage \u2014 coquille \u2014 se cache la harpe d\u2019\u00c9ole&nbsp;; Le Souffle en fait un violon. D\u00e9tendue, une corde ne vibre pas. C\u2019est pourquoi, si je tends vers vous, je me tends, et, je tends chaque, chacun de mes nerfs, de mes nerfs pour vous, \u00e0 tout rompre. Plus que psalt\u00e9rions \u2014 du baroque Boucher ou de Saint Augustin \u2014&nbsp;: piccolos enfants, violons adultes, grands vieillards \u2014 demain \u2014 nous serons des violoncelles profonds. Pour tous et pour chacun, cordes tendues que nous sommes, les choses qui nous font vibrer&nbsp;: l\u2019archet qui nous \u00e9veille est \u00ab&nbsp;autre&nbsp;\u00bb, et, nous n\u2019avons donc de m\u00e9rite que cette volont\u00e9, farouche parfois \u2014 farouche souvent&nbsp;! \u2014 de rester tendus pour vibrer encore. En dehors de cela, tout est donn\u00e9&nbsp;; or, si sur le plan spirituel ne re\u00e7oit que celui qui attend, c\u2019est vrai \u2014 attente consciente ou inconsciente \u2014&nbsp;: l\u2019on re\u00e7oit toujours \u00e0 la mesure de son attente, car l\u2019attente, c\u2019est la caisse de r\u00e9sonance de cet instrument que peut-\u00eatre l\u2019homme, tout humain, sous \u00ab&nbsp;la main de Dieu&nbsp;\u00bb&nbsp;; rien d\u2019autre.<br>Si l\u2019on a d\u2019aventure transmis quelque chose \u00e0 autrui, c\u2019est seulement l\u2019\u00e9cho de sa propre attente, la n\u00f4tre, en somme, qui aura fait vibrer chez l\u2019autre sa corde propre. On se transmet ainsi ce que l\u2019on a re\u00e7u et c\u2019est ainsi aussi que se construit cette harmonie qui donnait, donnera, nous donne l\u2019impression parfois de nous \u00e9tendre au monde en passant par autrui, de quitter son corps en passant par le corps infini \u2014 donc id\u00e9al \u2014 d\u2019une cha\u00eene d\u2019autres que le temps ne circonscrit pas et qui s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019au cosmos. Le \u00ab&nbsp;corps glorieux&nbsp;\u00bb du monde est l\u00e0, s\u2019op\u00e8re dans cette circulation harmonique, jouant sur les tensions intimes des \u00eatres, les unissant passag\u00e8rement mais dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9 pourtant de ce corps qui, incessamment reconstitu\u00e9, se rena\u00eet sans cesse et au monde. C\u2019est ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb que nous entrevoyons \u00e0 quinze ans dans la gloire de l\u2019aveuglement&nbsp;; c\u2019est ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb qui nous m\u00e8ne \u00e0 la pl\u00e9nitude pour certains d\u2019entre nous un court moment de gloire dans la clairvoyante maturit\u00e9&nbsp;; c\u2019est ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb, qui, par sa lumi\u00e8re, nous garde en vie, intact et pr\u00e9serv\u00e9, dans la c\u00e9cit\u00e9 progressive du vieillissement. C\u2019est ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb enfin que la mort n\u2019atteindra jamais et dont nous vivons \u2014 peut-\u00eatre, \u2014 puisqu\u2019il peut \u00eatre encore, lui&nbsp;! par-del\u00e0 la mort et la fin de ce cycle humain, quand pour d\u2019aucuns tout semble dit et que nos yeux se sont ferm\u00e9s, semble-t-il \u00e0 jamais. \u00ab&nbsp;Corps-coquillage&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Corps-coquille&nbsp;\u00bb. \u2014 Corps-violon \u2014 Comment dire&nbsp;? Taill\u00e9 dans L\u2019<em>Arbre<\/em> primitif.<strong>VIII<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb&nbsp;: un coffre d\u2019harmonie, une caisse de r\u00e9sonance, non de Raison&nbsp;: un C\u0153ur, encore&nbsp;!<strong>IX<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi voudrais-je vous ressusciter, ch\u00e8re Ombre, vous qui saviez cela, vous qui vivez&nbsp;! Vous me vivez encore et moi je vis en vous, ailleurs d\u00e9j\u00e0. \u00c9coutez&nbsp;! \u00c9coutez encore&nbsp;! C\u2019est nous encore que ce chant. Musicoth\u00e9rapie de l\u2019\u00e2me. Panac\u00e9e pour \u00ab&nbsp;l\u2019autre&nbsp;\u00bb souffrant&nbsp;! Il n\u2019y a de vraie m\u00e9decine que celle qui sait sous le corps de chair ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb autre, et, qui r\u00e9accorde la chair \u2014 quand faire se peut ce peu encore&nbsp;! \u2014 \u00e0 ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb r\u00e9el, irr\u00e9el en ce sens qu\u2019il n\u2019est pas palpable, quoi que ce soit de lui pourtant que naissent toutes nos sensations, sensations, oui, et, bien davantage peut-\u00eatre que nos sentiments, qui sont plus charnels, si nous voulons bien \u00eatre francs. Les vrais sentiments, ce sont les sensations du c\u0153ur, o\u00f9 la chair ne se m\u00eale pas. Si je ne condamne pas cette chair, la dualit\u00e9 est un fait et ne s\u2019op\u00e8re pas tant entre la chair et l\u2019esprit qu\u2019entre l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re de la chair et des sentiments qui en naissent, et, ces sensations ineffables d\u2019\u00ab&nbsp;\u00c9ternit\u00e9&nbsp;\u00bb que tous \u2014 parfois \u2014 nous ressentons, disons plut\u00f4t&nbsp;: nous traversons comme autant de plages heureuses&nbsp;; y vient battre une mer inconnue, qui nous est connue pourtant, dont nous sentons que nous sommes n\u00e9s hier, comme au futur. \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb r\u00e9sonnant, corps vibrant, corps violon. Corps-coquillage, corps-coquille. \u00ab&nbsp;Nef&nbsp;\u00bb impossible. Nos nerfs, \u00e0 l\u2019impalpable tablature, chevalet&nbsp;: notre volont\u00e9 sans cesse et sans fin retendus, nous voguons&nbsp;! C\u2019est cette v\u00e9rit\u00e9-l\u00e0 que transmet la litt\u00e9rature \u2014 pour moi&nbsp;! \u2014 et, nulle autre&nbsp;: elle t\u00e2tonne, elle recherche \u00e0 d\u00e9finir, elle cherche \u00e0 red\u00e9finir ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb sensible, dont nous proc\u00e9dons tous, que nous reb\u00e2tissons sans cesse ensemble, auquel tous nous retournons ou \u00e9tions du moins destin\u00e9s \u00e0 retourner pour certains qui l\u2019ont refus\u00e9, et, que d\u2019aucuns nommeront&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb, puis, d\u2019autres&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019Id\u00e9al&nbsp;\u00bb.<br>En de\u00e7\u00e0 de ce \u00ab&nbsp;l\u00e0&nbsp;\u00bb, pourtant, la vie est une trag\u00e9die permanente, puisque les \u00eatres que l\u2019on aime meurent ou vont mourir. Aussi, c\u2019est dans la croyance et dans la recherche d\u2019un \u00ab&nbsp;Corps glorieux&nbsp;\u00bb que nous la conjurons. Ainsi, l\u2019art v\u00e9ritable&nbsp;: comme un balancier merveilleux qui \u00e9largirait le pr\u00e9sent dans l\u2019amplitude dilat\u00e9e d\u2019un mouvement plus vaste entre pass\u00e9 et futur proche permettant enfin la respiration v\u00e9ritable&nbsp;; et, l\u00e0 \u2014 c\u2019est encore l\u2019archet et son coup \u2014 oscille-t-il toujours entre certitude, intuition sereine, pleinement v\u00e9cue, et, compassion, partout port\u00e9e, dans l\u2019illuminante g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 d\u2019une nuit plus vaste, plus propre \u00e0 accueillir enfin toute clart\u00e9. C\u2019est bien cette joie m\u00e9tronome qui r\u00e9git l\u2019harmonie du monde toujours en cr\u00e9ation, toujours r\u00e9invent\u00e9e.<strong>X<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Violon. Violons. \u2014 Comment nommer&nbsp;? \u2014 Archet-fl\u00e8che. Cerf-volant. Violon. Comment nommer \u00ab&nbsp;cela&nbsp;\u00bb&nbsp;? Violon-bateau. \u00ab&nbsp;Nef&nbsp;\u00bb. Nef d\u2019un \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb impossible mais pourtant un, pourtant possible, toujours \u00e0 recr\u00e9er. <em>Materia Prima<\/em> du monde. Les eaux premi\u00e8res se s\u00e9parent d\u2019un coup d\u2019archet. Gen\u00e8se. Le Ciel est tir\u00e9 de la Mer. Les quatre \u00e9l\u00e9ments se s\u00e9parent alors&nbsp;: \u00ab&nbsp;Eau, Air, Terre, Feu&nbsp;\u00bb. Le Monde na\u00eet. \u2014 Ah&nbsp;! Comment dire&nbsp;? \u2014 \u00c9crire&nbsp;: je retourne \u00e0 la mer, et par-del\u00e0 la mer au feu. Nerval, narval, \u00f4 ma licorne&nbsp;! Oui, comment&nbsp;? \u00d4 dire&nbsp;! Comment&nbsp;? La cr\u00e9ation du monde est toujours \u00e0 l\u2019ordre d\u2019un Jour que nous assistons si nous le voulons et que nous cr\u00e9ons pour participer \u00e0 ce jour. Dans la dilatation du geste, coup d\u2019archet&nbsp;: nul temps. Dans la force de l\u2019\u00e2ge, toute la force de l\u2019orage&nbsp;; nous dedans, toujours neufs, \u00e0 quelle destin\u00e9e destin\u00e9s, et, pour quelles destinations&nbsp;? Dire&nbsp;; voil\u00e0 alors le but&nbsp;: nommer, nommer non pas pour poss\u00e9der \u2014 poss\u00e9der comme Adam le monde, \u2014 mais bien pour \u00eatre poss\u00e9d\u00e9, lib\u00e9r\u00e9 d\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;travers\u00e9&nbsp;\u00bb. Dire&nbsp;: \u00e0 nouveau ce coup d\u2019archet, mais l\u2019archer aussi d\u00e9cochant sa fl\u00e8che haut vers le ciel au plus haut. \u2014 Comment dire&nbsp;?! Dire&nbsp;: mais sans que retombe la fl\u00e8che. \u2014 Ah&nbsp;! Comment dire&nbsp;?!\u2026<br>\u2026\u00c0 la recherche de la phrase id\u00e9ale, qui, entre le volubilis et le liseron, se d\u00e9ploierait jusqu\u2019au ciel pour l\u2019encager. Qui dira la fatigue de l\u2019oiseleur-jardinier, qui, comme un cerf-volant mais cette fois vivant \u2014 tr\u00e8s haut d\u00e9j\u00e0, \u2014 tient court ou laisse filer au vent les fils de sa phrase qu\u2019il cargue pour lui faire gagner le ciel, son anse \u00e9tale, tout en sachant qu\u2019il en devient soudain l\u2019ancre vivante&nbsp;? Violon. Bateau. Fl\u00e8che. Cerf-volant&nbsp;: les mots, Le Temps, m\u2019\u00e9chappent, fuient. Comment&nbsp;?\u2026<strong>XI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9crire&nbsp;: \u00c9-cri-re\u2026&nbsp;: cri cr\u00e9\u00e9 et r\u00e9crit&nbsp;; se r\u00e9crier. Trouver l\u2019esprit de la lettre, l\u2019intelligence du mot, le g\u00e9nie de la forme, l\u2019intuition du sens. Conformer \u00e0 la fois la lettre \u00e0 l\u2019\u00eatre et mettre l\u2019\u00eatre au pied de la lettre, au pas. C\u2019est toujours, oui, toujours la langue, elle \u2014 Oh&nbsp;! seule&nbsp;! \u2014 qui d\u00e9cide, de fait, et, \u00e0 force de rem\u00e2cher, recrache au monde \u2014 comme on accouche, \u2014 or, \u00e0 la longue&nbsp;: un autre \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb, peut-\u00eatre plus inalt\u00e9rable. Sous la dent de la syntaxe, dans le feu de salve des mots et mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du feu, Baal recrache ses victimes, enfin sauv\u00e9es. Je dis \u00ab&nbsp;\u00e9crire&nbsp;\u00bb, mais peindre aussi&nbsp;: la lettre \u00e9tant le trait, le mot \u00e9tant la tache et la couleur \u00e9tant la forme, la composition r\u00e9v\u00e9lant l\u2019intuition du sens comme un arcane toujours vierge, un arcane \u00e0 interroger. Que de chemin \u00e0 parcourir, ch\u00e8re Ombre, pour vous Dire&nbsp;! On saute d\u2019une image \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une image \u00e0 l\u2019autre vers vos sommets, comme un bouquetin, comme un bouquetin d\u2019un rocher \u00e0 l\u2019autre pousse son chant, son \u00ab&nbsp;chant du bouc&nbsp;\u00bb&nbsp;: <em>trag\u00f4idia.<\/em> Aucun mot ne suffit. Aucun.<strong>XII<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Derni\u00e8re chose, pour finir \u2014 \u00e0 deux visages, comme tout \u00eatre et toute chose, car je reviens au violon, \u00e0 l\u2019archet, prisonnier de lui \u2014&nbsp;: premi\u00e8rement, d\u00e9tendue une corde ne vibre pas&nbsp;; deuxi\u00e8mement, on ne conna\u00eet bien que ce dont on manque. Voil\u00e0 deux lois qui d\u00e9terminent la fatalit\u00e9 de la condition d\u2019\u00e9crivain et de la condition d\u2019artiste&nbsp;; peut-\u00eatre m\u00eame de la condition d\u2019homme dans son universalit\u00e9, en v\u00e9rit\u00e9. Or, de quoi manquons-nous, et que connaissons-nous mieux au monde que qui nous a aim\u00e9, qui l\u2019on aime et nous est absent, d\u00e9sormais, mort ou vivant, vivant ailleurs, semble-t-il, \u00ab&nbsp;\u00e0 jamais&nbsp;\u00bb. \u00c0 la diff\u00e9rence des autres relations humaines toujours proches du quiproquo et requ\u00e9rant le compromis souvent, il ne peut y avoir d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 dans le rapport que chacun entretient avec son absent, son absente \u2014 L\u2019Absent, \u2014 puisqu\u2019il n\u2019est rien d\u2019autre, oui, d\u00e9sormais dans la \u00ab&nbsp;Communion des Saints (?)&nbsp;\u00bb qui le recommence que ce \u00ab&nbsp;Grand Absent&nbsp;\u00bb qui nous hante, nous accompagne, tout au long de notre vie. Il pr\u00eate alors, lui et lui seul, \u00e0 cette vie le fil d\u2019une interrogation qui nous permet de coudre nos instants \u00e9pars, d\u2019en faire un corps qui nous sauve \u2014 un \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb, qui, lui, ne peut mourir, \u2014 qui se transmet ensuite \u00e0 la communaut\u00e9 en h\u00e9ritage par le souvenir et que l\u2019art \u2014 en somme \u2014 ne fait jamais que mat\u00e9rialiser, rendre sensible&nbsp;: peut-\u00eatre plus apte \u00e0 traverser les ann\u00e9es, sauv\u00e9 de l\u2019oubli, quand plus personne \u2014 quand plus personne, non \u2014 n\u2019est l\u00e0 pour revivre ce corps encore, or, le rendre au monde \u00e0 nouveau, encore, par le souvenir. Le corps du texte, le corps de l\u2019\u0153uvre, t\u00e9moigne toujours du besoin d\u2019un \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb impossible, plus accompli, enfin parfait, ou, du moins, si parfait qu\u2019il devient un possible. Pourquoi l\u2019Art&nbsp;? Car il y a un t\u00eate \u00e0 t\u00eate entre ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb et la mati\u00e8re, un t\u00eate \u00e0 c\u0153ur, un t\u00eate \u00e0 l\u2019\u00e2me, qui rend ce \u00ab&nbsp;Corps&nbsp;\u00bb \u00e0 la mati\u00e8re primitive qui est un corps en devenir. Formidable mise en abyme que l\u2019homme se regardant dans ce qu\u2019il fut \u00e0 l\u2019origine&nbsp;: \u00ab&nbsp;Verbe&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Mati\u00e8re&nbsp;\u00bb, les p\u00e9trissant, lui-m\u00eame, et dont il fut p\u00e9tri. Le sculpteur ou le peintre r\u00e9veillent la mati\u00e8re, qui est du geste qui dort. La peinture, dans le mouvant, c\u2019est le r\u00e9el arr\u00eat\u00e9 qui invite \u00e0 red\u00e9marrer le temps \u00e0 son rythme propre afin de\u2026 et, pour, enfin, s\u2019y accorder. Dans l\u2019acte obscur du mot s\u2019\u00e9veille \u00ab&nbsp;un dieu cach\u00e9&nbsp;\u00bb qui nous pense et nous r\u00e9fl\u00e9chit pour enfin nous donner au monde. La po\u00e9sie r\u00e9elle n\u2019est ni une m\u00e9science, ni une para science, elle est La Science, mais parall\u00e8le&nbsp;! Dans l\u2019acte cr\u00e9ateur, tout artiste revit toujours la cr\u00e9ation du monde pour \u00eatre enfin au monde et vivre&nbsp;: il est le monde&nbsp;; or, c\u2019est ainsi qu\u2019il nous habite et que nous habitons son oeuvre.<strong>XIII<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous formions un couple, jadis&nbsp;: \u00ab&nbsp;vous&nbsp;\u00bb.<strong>XIV<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Fin\u2019amor<\/em>. \u00ab&nbsp;\u00c9ternels amants.&nbsp;\u00bb Sans doute comprenez-vous mieux \u00e0 pr\u00e9sent en quoi, pourquoi, je me suis passionn\u00e9ment int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 ce \u00ab&nbsp;couple&nbsp;\u00bb \u2014 \u00e9ternel errant \u2014 qui r\u00e9appara\u00eet si souvent dans l\u2019imaginaire des hommes&nbsp;: couples d\u2019absents, en ce sens que j\u2019ai tent\u00e9 de revivre m\u00e9diumniquement sa \u00ab&nbsp;Passion&nbsp;\u00bb si universelle. Ce \u00ab&nbsp;couple&nbsp;\u00bb, ce fut nous, aussi. Ce couple, c\u2019est bien nous, hier et toujours. Car tu me reviens, Eurydice&nbsp;?\u2026<br><br><small>[\u00ab&nbsp;Lettre \u00e0 son ombre&nbsp;\u00bb constitue la postface du <em>Livre de l\u2019Absen<\/em>t.]]<\/small><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article47.html#nh1\">1<\/a>]&nbsp;.\u2014 Si chacun d\u2019entre nous songe \u00e0 l\u2019absent qu\u2019il deviendra, en ce qu\u2019il deviendra \u2014 peut-\u00eatre \u2014 tous ceux qui le hantent d\u00e9j\u00e0&nbsp;: \u00ab&nbsp;Elle&nbsp;\u00bb, tout accord\u00e9e aux psalt\u00e9rions de Jean Boucher (1548-1644) et de Saint Augustin. Voir&nbsp;: le psalt\u00e9rion de Saint Augustin qui enclint \u00e0 r\u00e9accorder le monde. Voir aussi&nbsp;: le bouillant et exasp\u00e9rant, prof\u00e9rateur et fulminant, Jean Boucher, po\u00e8te et th\u00e9ologien baroque \u2014 paradoxe \u2014 de l\u2019harmonie [\u2026], \u00e0 qui le jans\u00e9nisme et le r\u00e8gne dictatorial de Louis XIV furent fatals&nbsp;: <em>L\u2019Orph\u00e9e chr\u00e9tien ou le psalt\u00e9rion \u00e0 dix cordes<\/em>, 1621, r\u00e9\u00e9d., Grenoble, \u00e9d. J\u00e9r\u00f4me Millon, 1997. \u00ab&nbsp;LETTRE \u00e0 son ombre&nbsp;\u00bb date d\u2019ao\u00fbt 1996, et, constitue la postface au <em>LIVRE de l\u2019Absent<\/em>, \u00e0 para\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article47.html#nh2\">2<\/a>]&nbsp;.\u2014 Eucharis est la nymphe qu\u2019aime T\u00e9l\u00e9maque dans <em>Les Aventures de T\u00e9l\u00e9maque<\/em> (1699) de F\u00e9nelon (1651-1715). Le ma\u00eetre de T\u00e9l\u00e9maque, Mentor, lui demande d\u2019y renoncer par devoir, et, d\u00e8s lors, Eucharis devient l\u2019Eurydice de T\u00e9l\u00e9maque, en quelque sorte. 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