{"id":394,"date":"2007-08-10T09:07:00","date_gmt":"2007-08-10T07:07:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=394"},"modified":"2023-08-05T09:08:56","modified_gmt":"2023-08-05T07:08:56","slug":"a-b-c-dair","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2007\/08\/10\/a-b-c-dair\/","title":{"rendered":"A.b.c d\u2019Air"},"content":{"rendered":"\n<p>avril 1987<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;EN GUISE DE PR\u00c9FACE&nbsp;\u00bb&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019y aurait-il que l\u2019herbe, le silence \u00e9gren\u00e9 par les doigts du Vent, ce vide au beau moyeu de l\u2019air tournant comme une roue&#8230;<br>Roussi de pr\u00e9s fan\u00e9s, fumants, n\u2019y aura-t-il que l\u2019\u00e9pandage frais et cuisant de la lumi\u00e8re qui se rouille dans le courant du jour, au gu\u00e9, quand le char de l\u2019Aube a vers\u00e9&nbsp;?<br>Et, c\u2019est toujours sur cette pierre aigu\u00eb qu\u2019il verse, aigu\u00eb \u2014 rogue fracas \u2014 dans ce feu gr\u00e9geois d\u2019\u00e9tincelles qu\u2019est le maquis des toits. C\u2019est toujours l\u00e0, sur la pierre aigu\u00eb des clochers, comme s\u2019il n\u2019y avait plus \u2014 r\u00e9el \u2014 que ce d\u00e9sir de mort, de vie, de fra\u00eecheur et d\u2019effacement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c9couter. <a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/ABC_d_air.mp3\"><\/a><\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A<\/h3>\n\n\n\n<p>N\u2019y aurait-il que l\u2019herbe, le silence \u00e9gren\u00e9 par les doigts du Vent, ce vide au beau moyeu de l\u2019air tournant comme une roue&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Roussi de pr\u00e9s fan\u00e9s, fumants, n\u2019y aura-t-il que l\u2019\u00e9pandage frais et cuisant de la lumi\u00e8re qui se rouille dans le courant du jour, au gu\u00e9, quand le char de l\u2019Aube a vers\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Et, c\u2019est toujours sur cette pierre aigu\u00eb qu\u2019il verse, aigu\u00eb \u2014 rogue fracas \u2014 dans ce feu gr\u00e9geois d\u2019\u00e9tincelles qu\u2019est le maquis des toits. C\u2019est toujours l\u00e0, sur la pierre aigu\u00eb des clochers, comme s\u2019il n\u2019y avait plus \u2014 r\u00e9el \u2014 que ce d\u00e9sir de mort, de vie, de fra\u00eecheur et d\u2019effacement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">B<\/h3>\n\n\n\n<p>Comme un souvenir, un regret, si les choses, les objets fourmillent sous la peau des choses&#8230; \u2014 faut-il les d\u00e9shabiller&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne vois plus la v\u00e9rit\u00e9 de ce grand os abandonn\u00e9, qu\u2019habille toute nudit\u00e9, ici, qui le rehausse.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne me soucie plus de ce grand squelette alchimique, o\u00f9, translucide, soudain, l\u2019opaque s\u2019ouvre \u00e0 la transparence.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u2019autres termes&nbsp;: la mort n\u2019est peut-\u00eatre pas bien ce terme o\u00f9 l\u2019\u00e9ternit\u00e9 se fixe d\u2019avance&nbsp;; et, qu\u2019importe la mort, si je recouds, souple, t\u00e9nue, toute la danse de la chair du corps vivant des choses nues, autour.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre qu\u2019apr\u00e8s tout le sens survit \u00e0 la substance. Peut-\u00eatre qu\u2019apr\u00e8s tout toute caresse est plus r\u00e9elle que la chair qui plie, se d\u00e9robe&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, comme ces amput\u00e9s, sentons-nous encore \u2014 peureux, douloureux, \u2014 ce fragile fr\u00e9missement ondoyeux de la chaleur, de la vie, avec les paumes et les doigts de mains depuis longtemps absentes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">C<\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsque le sage, pour \u00ab\u00a0traver\u00a0\u00bb l\u2019impermanent exorcisme, abolissant la pesanteur assise aux ar\u00eates m\u00eame de l\u2019air, s\u00e9pare d\u2019un seul trait l\u2019horizon du papier,<\/p>\n\n\n\n<p>lorsque le sage, d\u2019un seul trait, cr\u00e9e l\u2019absence sans fin r\u00eav\u00e9e de cette pesanteur assise au fil froid du biseau de l\u2019air, laquelle nous noyait \u00e0 force de saigner\u2026&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;c\u2019est le monde, qu\u2019il refait d\u2019un seul trait, sur le papier, d\u00e9marquant la ligne des eaux, de la terre et du ciel, par ce trait tel un feu larv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D<\/h3>\n\n\n\n<p>Le Verbe s\u2019est fait chair,<\/p>\n\n\n\n<p>la pens\u00e9e doit se faire<\/p>\n\n\n\n<p>action.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">E<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce que le soleil dissout avec l\u2019eau parmi les innombrables visages que v\u00eat la terre sous l\u2019\u00e9corce&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>ce que la pourriture aussi recompose \u00e0 sa fantaisie et d\u00e9tourne&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;\u00f4 Beaut\u00e9 hauturi\u00e8re, tourbe flagell\u00e9e qui emplit d\u2019avenir ma bouche, et, que je rends en mots&nbsp;: je t\u2019ai remerci\u00e9e pour tes morts, que chaque jour je fais rena\u00eetre, et pour jamais, je te d\u00e9fie&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">F<\/h3>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9boul\u00e9 de ma parole, j\u2019ai couru.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait un homme \u00e0 genoux qui croyait chanter au coeur du supplice. Je l\u2019ai relev\u00e9. J\u2019ai couru.<\/p>\n\n\n\n<p>Il m\u2019a ratrapp\u00e9 pour tuer mon ombre.<br>Je lui ai dit&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Fr\u00e8re&#8230;&nbsp;\u00bb Il m\u2019a dit&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Va-t-en&nbsp;!&nbsp;\u00bb<br>Je lui ai dit&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Pars&#8230;&nbsp;\u00bb Il m\u2019a pri\u00e9&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Reste.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai eu beau marcher pour mettre entre nous le poids des orages. J\u2019ai eu beau cracher sur sa face les ombre moisies de la pluie, l\u2019affadissement des \u00e9t\u00e9s ti\u00e9dis par l\u2019enfance, et, mes remords aux dents de squale, et, mes espoirs au yeux de loup. Il m\u2019a suivi, partout.<br>Alors, m\u2019asseyant harass\u00e9 sur l\u2019aire, o\u00f9 le bl\u00e9 pourrissait avec le fl\u00e9au et l\u2019araire, je lui ai dit&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Faisons un pacte.&nbsp;\u00bb Et, il a ri.<\/p>\n\n\n\n<p>La fleur du Soleil a tourn\u00e9 comme un timon fou dans ma t\u00eate. Je devins un puits per\u00e7ant dans l\u2019espace, un \u0153il rond \u00e0 m\u00eame l\u2019iris de la Nuit. Puis, les deux bras en croix, je tombais dans la boue.<\/p>\n\n\n\n<p>Des crachats et des plaies sans nombre salu\u00e8rent cet av\u00e8nement impr\u00e9vu. Une foule ind\u00e9chiffrable, impr\u00e9catrice, me d\u00e9signait en r\u00e9clamant&nbsp;: \u2014 \u00ab&nbsp;Justice&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je crois, que je dus mourir l\u00e0, une fois encore&nbsp;; une fois, que je crus la premi\u00e8re.<br>C\u2019est le Rossignol, qui m\u2019accompagna dans la mort.<br>Et l\u2019Alouette m\u2019\u00e9veilla dans les labours,<br>et me hissa jusqu\u2019au soleil de Mai.<br>Quand elle retomba, je me levai d\u2019un coup.<br>Et, j\u2019appris alors \u00e0 marcher.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">G<\/h3>\n\n\n\n<p>Quand il adv\u00eent, que je fus \u00e0 nouveau nu devant l\u2019autre, le lit pierreux du contre-jour charriait un sang banal.<\/p>\n\n\n\n<p>Un serpent soufflait dans les ronces de courtes flammes de feu bleu.<\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00e9nouais d\u2019abord mes veines, pour que tomba mon c\u0153ur avec ma chair future (l\u2019invisibilit\u00e9 me va comme un sourire siamois, fr\u00e8re du grand Bouddha et de l\u2019Ange de Reims). Je d\u00e9pliai l\u2019air pour ne pas froisser le silence.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9sincarn\u00e9, je m\u2019incarnais enfin dans le haut palabre de l\u2019arbre et du vent.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">H<\/h3>\n\n\n\n<p>R\u00e9sumant l\u2019oiseau au roseau,<br>et ce souffle moussant au muffle embu\u00e9 de la b\u00eate qui dort \u00e0 l\u2019humide bor\u00e9e ruisselant sa ros\u00e9e dans l\u2019aube,<br>je r\u00e9veillais sa flute et Pan, endormis sous les saules.<\/p>\n\n\n\n<p>Dionysos ne tarda pas \u00e0 faire \u00e9cho.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un pied de ch\u00e8vre folle, et sur, il escalada les montagnes, sautant d\u2019un \u00e0 l\u2019autre sommet.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019il fut au mitan du jour,<br>l\u2019horizon fut d\u00e9pos\u00e9 de son poids de ville et de tours. L\u2019ancien paysage, perdu, reprit et sa place, et ses droits.<\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019apper\u00e7ut alors \u2014 personne&nbsp;! \u2014 que la couleur, et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ombre, avaient \u00e9t\u00e9 cach\u00e9es dans le profondeurs de la terre, par le dernier sage sans doute, avec le chaos du grand couac.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">I<\/h3>\n\n\n\n<p>Je mets le doigt dans l\u2019oeil de la mort, puis tant qu\u2019\u00e0 faire tout le poing.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Elle pleure.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">J<\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est un sel improbable et neutre, \u00e9chapp\u00e9 du ventre de quelque faille g\u00e9ographiquement ind\u00e9terminable, qui dut r\u00e9soudre ma pens\u00e9e, la dissoudre, la transmuer en un phosphate.<\/p>\n\n\n\n<p>Le paysage int\u00e9rieur n\u2019en parut pas d\u2019abord chang\u00e9, pas plus qu\u2019un d\u00e9sert dont les dunes se sont insensiblement d\u00e9plac\u00e9es de plusieurs m\u00e8tres francs, d\u00e9couvrant de la sorte un sol inscoup\u00e7onn\u00e9ment neuf et vierge.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re pousse ne se diff\u00e9rencia pas plus du min\u00e9ral que l\u2019insecte mim\u00e9tique du v\u00e9g\u00e9tal qui le c\u00e8le&nbsp;; mais, dans l\u2019air dur et bleu, ses ailes se d\u00e9ploy\u00e8rent, s\u2019ouvrirent, claqu\u00e8rent, franchirent les paliers de l\u2019air en se d\u00e9litant tel un schiste.<\/p>\n\n\n\n<p>La vie apparaissant et se faisant for\u00eat en devenait aussi montagne.<br>Je la gravis, l\u00e9ger, libre&nbsp;; d\u2019\u00e9vidence, de l\u00e0-haut, je vis ce que comprendre signifiait&nbsp;: simplement voir.<br>Car, du haut de soi, l\u2019\u00e9tendue seulement bord\u00e9e par l\u2019\u00e9tendue et le silence, dans le vide absolument vide, oui, de l\u2019air, d\u00e9sencombr\u00e9, avec, pour seule foi, l\u2019acquiescement lav\u00e9 et coi \u00e0 l\u2019\u00e9ternel remaniement de cette terre, tour \u00e0 tour d\u00e9sert et chanaan, c\u2019\u00e9tait cela.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ne l\u2019avais-je toujours senti, d\u00e9j\u00e0&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">K<\/h3>\n\n\n\n<p>Il suffit de d\u00e9placer les montagnes, c\u2019est simple.<\/p>\n\n\n\n<p>Les abstraire, les soustraire, pour se multiplier de leur hauteur particuli\u00e8re, hostile, jusqu\u2019\u00e0 la rendre singuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est question que d\u2019ordre&nbsp;; point besoin d\u2019ajouter.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, peu \u00e0 peu, je sais tel un a\u00e9rostier expert&nbsp;: je viderai de moi le sable des montagnes par dessus bord, pour m\u2019\u00e9lever.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L<\/h3>\n\n\n\n<p>Longtemps, je fus ennemi de l\u2019oxyde cloisonnant l\u2019air et l\u2019assignant en chambre closes pour soumettre en un semblant d\u2019ordre l\u2019apparent d\u00e9sordre des choses.<\/p>\n\n\n\n<p>Je fus aussi ainsi b\u00e2ti contre les choses, contre moi, tenu \u00e0 r\u00e9sidence&nbsp;; et, parce que je persistais \u00e0 vivre, entre ces murs de verre irr\u00e9els, pire&nbsp;: inexistants, forteresse folle, boucl\u00e9, \u00eevre d\u2019\u00e9touffement, de vie vici\u00e9e, atti\u00e9die, on me proclamait fort, ces fous que l\u2019on nomme&nbsp;: \u00ab&nbsp;parents&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s mon premier souffle, on m\u2019avait gav\u00e9 du go\u00fbt du d\u00e9sastre&nbsp;: ce fut mon lait.<br>J\u2019aurai pu me nourrir d\u2019\u00e9toiles, mais des seins des femmes coule aussi la peur des grands astres, trop beaux, trop loin.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019affreux hommes en noir se veng\u00e8rent sur moi d\u2019\u00eatre n\u00e9s, d\u2019\u00eatre morts, qui professaient leur incertitude avec rage en me murmurant&nbsp;:<br>\u2014&nbsp;Soumets-toi&nbsp;! Adore cette transparence qui te retient ici, renonce au monde et \u00e0 ses vains dilemmes&nbsp;; vois ces beaux angles purs te d\u00e9marquant tout l\u2019avenir, ce bel air irridi\u00e9 qui ne se corrompa jamais, ta vie et ce temps arr\u00eat\u00e9, suspendu&#8230; \u00f4 la sainte immobilit\u00e9&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Ils me tu\u00e8rent, tuant Dieu qu\u2019ils prenaient pour leur meurtrier sans qu\u2019ils osassent l\u2019avouer.<br>Quel Dieu, mon Dieu, oui, quel Dieu&nbsp;? O quel Dieu-monstre avaient-ils donc ces hommes en noir monstrueux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">M<\/h3>\n\n\n\n<p>Le blasph\u00e8me lui-m\u00eame est une porte&nbsp;; encore faut-il la pousser&nbsp;! passer outre\u2026<br>\u2014&nbsp;Encore une autre fa\u00e7on d\u2019entrer\u2026<br>\u2014&nbsp;Une autre&nbsp;!\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>N<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne suffira pas de r\u00e9soudre&nbsp;: la chair de l\u2019air transpire au-del\u00e0 de tout l\u2019horizon.<\/p>\n\n\n\n<p>Dernier, le Soleil se d\u00e9boute au del\u00e0 du vacarme blanc, presqu\u2019\u00e9tal, du silence premier de la terre et des choses.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 le Vent \u2014 perdu nagu\u00e8re \u2014 de tout commencement (\u00f4 sourd&nbsp;! \u00f4 seul&nbsp;! \u00f4 premier&nbsp;!) de nouveau neuf, exhum\u00e9, souffle du souffle, ce blanc.<br>Voil\u00e0, voici, ce Verbe&nbsp;: voix, ici. L\u2019incise mer de la cendre se recompose avec sa houle, la poussi\u00e8re des os premiers des foules.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, voici, voix, ici, l\u00e0, ce Verbe&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Mots. Les nuages \u00e9lectriques, les min\u00e9raux du premier jour du premier homme se r\u00e9assemblent, debout, dans ce firmament de soleil, sommeil, haut, si, hauss\u00e9, si liquide&nbsp;! P\u00e9ninsule dans cette mer, naissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Je nomme ce corps et la mer o\u00f9 ce corps est c\u00f4te. Ce corps et la mer \u2014 \u00e9cume et la vague \u2014 o\u00f9 la forme na\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">O<\/h3>\n\n\n\n<p>Silence. Pr\u00e9misses. Peut-\u00eatre.<br>La mort se couleuvre dans l\u2019air tranchant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ah&nbsp;! montagne, o\u00f9 la broussaille s\u00e8che du soleil ne se consumme pas&nbsp;; et le gong tangible de l\u2019horizon qui se r\u00e9tracte apr\u00e8s le coup, sa chair&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dur besoin de devenir qui nous \u00e9crase et nous laboure aura-t-il ses semailles&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Demain tarde, nous laisse en friches, seuls.<\/p>\n\n\n\n<p>Chancelante ivraie de l\u2019attente&nbsp;; et l\u2019attente nous en \u00e9pouille&#8230;<br>Apr\u00e8s le couteau et le soc, j\u2019esp\u00e8re, je r\u00e9clame l\u2019incurable blessure \u00e0 jamais b\u00e9ante d\u2019un corps enfin \u00e0 ma mesure.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">P<\/h3>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9sert ne dessine pas de montagnes pour rire, ni pour l\u2019ombre. Et, l\u2019oasis, qui, en son corps, entre des arbres, molle et dure, perdure son bel \u0153il d\u2019eau, c\u2019est bien un sexe.<\/p>\n\n\n\n<p>Aveugle quiconque ne sait pas sentir en la terre la part humaine, la silhouette f\u00e9minine en sa gracilit\u00e9 massive, offerte&nbsp;; car, tout sort de ses reins comme \u00e0 jamais, ou de son cul.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Q<\/h3>\n\n\n\n<p>Il fallut introduire un souffle dans le vent pour qu\u2019il put enfin contenir l\u2019\u00e9cho tout entier. Il fallut introduire un souffle dans le vent [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R<\/h3>\n\n\n\n<p>Bienheureuse inqui\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Quand tes deux seins l\u00e9gers, lev\u00e9s sur ma poitrine comme sur l\u2019horizon \u00e0 l\u2019aube le soleil&nbsp;; quand tes deux seins refont l\u2019a\u00e9rienne machine des ailes&nbsp;; que nous quittons la chair pour regagner l\u2019air, un instant, pour nous reconna\u00eetre chez nous dans cet autre monde hors de nous et comme pourtant au dedans [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S<\/h3>\n\n\n\n<p>Banal sur notre dos, et, le traversant de son bec \u2014 oiseau de proie \u2014 fatal et sot.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Libre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et comme sur un soc, tomb\u00e9 du ciel, son lourd bec imb\u00e9cile d\u2019oiseau de proie, fatal et sot.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">T<\/h3>\n\n\n\n<p>Ah, si n\u2019\u00e9tait ce lourd \u00e9croulement du monde fondant de tout son poids banal sur notre dos&nbsp;! Si le ciel, ni nous, ne connaissions cette ombre, et, comme un soc tomb\u00e9 du ciel, son lourd bec imb\u00eacile d\u2019oiseau de proie fatal et sot&nbsp;! Si la plaie devait \u00e9pargner notre chair, et son double&nbsp;! Si notre coeur devait garder son sang, sans qu\u2019il en aille, par cette plaie, r\u00e9pandre, pour ce lourd bapt\u00eame d\u2019un jour sauvant la terre et l\u2019achevant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, nul n\u2019est sauf&nbsp;; pour vivre saint, il faut bien cet enfer.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">U<\/h3>\n\n\n\n<p>Te voici, femme, avec tes boues, charriant tes morts.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">V<\/h3>\n\n\n\n<p>Quand la for\u00eat br\u00fblera, des animaux en sortiront, que vous ne connaissiez pas&nbsp;; ils entreront dans vos palais. (Ils brouteront le petit foin des mitres, des crosses, des sceptres, que, dans leur r\u00eave, ils ruminaient avec la faim, \u00eevres de froid).<\/p>\n\n\n\n<p>Ni biches, ni loups, ils vous parqueront.<\/p>\n\n\n\n<p>Ni biches, ni loups, ils vous traiteront en animaux dangereux et vous feront porter le mors de leur raison et de leur droit.<br>\u2014&nbsp;Ils feront ch\u00e8re de roi.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">W<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce ciel mouill\u00e9 de velours nu.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce long chemin de ronde us\u00e9e, o\u00f9 je marche parmi les ombres, est pos\u00e9 sur la chemin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Beau soleil, arbre creux qui d\u00e9montez le mur, j\u2019ai d\u00e9cousu votre blessure comme un fou, ton reflet&nbsp;: ce sac o\u00f9 l\u2019on me jettait dans les eaux sales des journ\u00e9es [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">X<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 venir.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Y<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 na\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Z<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 \u00eatre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>avril 1987 \u00ab&nbsp;EN GUISE DE PR\u00c9FACE&nbsp;\u00bb&nbsp;: N\u2019y aurait-il que l\u2019herbe, le silence \u00e9gren\u00e9 par les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-394","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voix-poemes"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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