{"id":397,"date":"2007-08-10T09:11:00","date_gmt":"2007-08-10T07:11:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=397"},"modified":"2023-08-12T15:52:48","modified_gmt":"2023-08-12T13:52:48","slug":"le-droit-a-la-proferation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2007\/08\/10\/le-droit-a-la-proferation\/","title":{"rendered":"Le Droit \u00e0 la prof\u00e9ration"},"content":{"rendered":"\n<p>sonate pour voix seule<\/p>\n\n\n\n<p>aux po\u00e8tes,<br>aux com\u00e9diens,<br>aux \u00e9corcheurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Prof\u00e9rer. \u2014 Prof\u00e9rez&nbsp;!<br>Il en restera toujours<br>quelque chose&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><br><small>[Corr\u00e9lats\u00a0: voir\u00a0: Appel \u00e0 l\u2019insurrection spirituelle; ainsi que \u00ab\u00a0Corps de l\u2019Art, corps \u00ab\u00a0Un\u00a0\u00bb possible\u00a0\u00bb<\/small>.<small>]<\/small><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"290\" height=\"373\" src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Chevmort.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-993\" srcset=\"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Chevmort.jpg 290w, https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Chevmort-233x300.jpg 233w\" sizes=\"(max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">I<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Droit_a_la_proferation_1_.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/Droit_a_la_proferation_1_.mp3\"><\/a><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Tombeau de PIERRE EMMANUEL&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Octobre. Le v\u00e9lin du ciel, o\u00f9 l\u2019\u00e9criture se nuage, cachet\u00e9 par l\u2019escarre agac\u00e9 du soleil pr\u00eat \u00e0 craquer, m\u2019accable, acte infamant, inique.<br>Rien de neuf. Et la terre est toujours une \u00e9table, o\u00f9 les justes, parqu\u00e9s dans leurs stalles, attendent ou le couteau, ou le seau&nbsp;; et l\u2019on vend tout, jusqu\u2019\u00e0 leur merde.<br>\u00d4 bonnes vaches, maigres ou grasses, qui paissez la mis\u00e8re mise \u00e0 la fois au r\u00e2telier, dans la mangeoire, et, m\u00e9lang\u00e9e avec la honte, vous qui ruminez en silence, vous m\u00e9ritez bien le boucher&nbsp;!<br>Je vous hais de peupler mes r\u00eaves&nbsp;; j\u2019ai la couleur de votre sang qui me bat jusque dans les yeux et m\u2019aveugle, prison caill\u00e9e.<br>J\u2019\u00e9touffe de tous les cris que vous allez pousser, portant le noir cantique de vos dents, quand, vos deux m\u00e2choires scell\u00e9es comme une Bible referm\u00e9e, vous marcherez, men\u00e9s en rangs, bas, le mufle tordu, saignant, aux abattoirs qu\u2019on vous b\u00e2tit de l\u2019avant-veille.<br>\u2014&nbsp;Ah&nbsp;! je vous vois d\u00e9j\u00e0, pi\u00e9tinant jusque dans la mort et patientant docilement, vous laissant faire. Je vous vois attendant votre tour, incr\u00e9dules, suant d\u2019espoir, l\u2019effroyable pendule de leur marteau s\u2019enfon\u00e7ant dans vos fronts comme un soc&nbsp;; eux, labourant votre faiblesse pour la plus vaine des moissons.<br>J\u2019ai peur, troupeau de chair divine si terrestre&nbsp;!<br>J\u2019ai peur de vous sentir d\u00e9j\u00e0 vid\u00e9es par eux, par la fureur de leurs mains d\u2019hommes, puisqu\u2019ils ont pris cette habitude pour oublier la finitude \u00e9crasante, abhorr\u00e9e, insouillable de votre Dieu, de fouiller vos ventres peureux pour tirer leurs augures.<br>J\u2019ai peur, et vous n\u2019entendez pas.<br>Je vous vois accroch\u00e9es aux quatre coins du monde, \u00e9quarries, \u00e9corch\u00e9es, belle tapisserie du martyre que rien ne d\u00e9fera la nuit sinon la lente fl\u00e9trissure de l\u2019oubli et la th\u00e9orie des corbeaux r\u00e9els.<br>Je vous vois, mon troupeau, si pantelant d\u00e9j\u00e0, d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e9chine ouverte et vomissant vos os&nbsp;: votre chair \u00e9tal\u00e9e leur servant de drapeau futur, car je vous r\u00eave.<br>Mais vous, si bien rang\u00e9es dans vos box illusoires, vous pensez votre foin deux fois, croyant prier&nbsp;; vous vous donnez debout un sommeil satisfait, ruminant une \u00e9ternit\u00e9 sans tr\u00eave, sans un r\u00eave&nbsp;; vous consentez sans rien savoir aux volont\u00e9s de qui vous hait&nbsp;: \u00e0 ces mauvais acteurs fi\u00e9vreux, falots, cabots, qu\u2019en toute h\u00e2te un orpailleur affuble avec des oripeaux de peau de cavaliers, pour un brouillon d\u2019apocalypse mis en man\u00e8ge, mis en foire. Votre sang le fera tourner, \u00f4 mon b\u00e9tail marqu\u00e9 d\u2019avance&nbsp;!<br>Vous voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 pr\u00eates, grappes, pour la vendange, grappes de sang muscat, \u00e0 vous jeter sous leurs sabots, \u00e0 donner votre sang, \u00e0 cr\u00e9er ce ruisseau qui les porte et qui fait tourner leur machine en sens inverse de la terre.<br>J\u2019entends, j\u2019entends d\u00e9j\u00e0 leur musique innommable. Elle r\u00f4de toujours. C\u2019est cette chienne en mal de mordre et de hurler. On a beau la chasser du poing depuis des si\u00e8cles. Rien n\u2019y fait. Elle vit, cette mort. Elle revient toujours.<br>J\u2019entends son aboiement, l\u00e0-bas. J\u2019entends. J\u2019entends, qu\u2019elle aboie, qu\u2019elle est l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;B\u00e9tail des justes, beau troupeau, serais-tu sourd, fils de la terre&nbsp;? Vas-tu te laisser rassembler par ce chien venu de l\u2019enfer pour te conduire aux bourreaux&nbsp;?<br>Vous mes amis, vous mes fr\u00e8res, le soleil tombe sur la terre. Si ceux-l\u00e0 veulent qu\u2019on l\u2019enterre, les laisserez-vous faire&nbsp;?<br>Verrait-on l\u2019amour au tombeau&nbsp;? Verra-t-on l\u2019amour au tombeau&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Dieu leur tour est mont\u00e9e bien haut&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Dieu, leur tour est mont\u00e9e bien haut&nbsp;!&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><small>(24\/X\/1984)<\/small><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">II<\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/Droit_a_la_proferation_2_.mp3\"><\/a><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Droit_a_la_proferation_2_.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Tombeau d\u2019ALAIN CUNY&nbsp;\u00bb<\/strong><br>( \u00e0 Alain Cuny, premier trag\u00e9dien de France, alors.<br><em>In Memoriam<\/em>.)<\/p>\n\n\n\n<p>Et pensez-vous qu\u2019il faille un jour s\u2019ouvrir, s\u2019av\u00e9rer b\u00e9er \u00e0 la terre contre le ventre du chien mort ouvert par la roue, dans l\u2019\u00e2pre orni\u00e8re aux boues crev\u00e9es&nbsp;?<br>Faudra-t-il donc, que, buvant de sa chair \u00e9parse la boue d\u2019un pays de d\u00e9routes, crachant au ciel d\u2019un soleil rouge ses vols de freux et de choucas, il nous faille \u00eatre aussi ce chien, la vermine et les mouches, ce d\u00e9j\u00e0 souvenir bourdonnant pour un temps encore et que, du plus loin d\u2019un vent sale, comme un remugle d\u2019\u00e9tangs morts, l\u2019Horizon se d\u00e9p\u00eache par cette odeur de mort, par lui, pour lui&nbsp;?<br>Voil\u00e0, voici d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il racle tout le fil de sa lame invisible sur la glaise enfouie des champs et des labours, sur l\u2019illusion risible m\u00eame des demeures br\u00e8ves des hommes fi\u00e8res, folles, \u2014 maldonne de mati\u00e8re idiote \u2014 agglutin\u00e9es comme des \u0153ufs de larves s\u00e8ches.<br>\u2014&nbsp;Avec quelle impassible d\u00e9votion de fonctionnaire nous faudra-t-il alors accueillir cette confession de chairs vives, cette r\u00e9v\u00e9lation d\u2019entrailles, ce mea culpa de d\u00e9r\u00e9liction, funambulesques&nbsp;: si n\u2019\u00e9tait cette horizontale \u00e9nonciation de la chair touch\u00e9e par la mort&nbsp;?<br>Car, voici que la terre n\u2019est plus qu\u2019un os&nbsp;: la carcasse \u00e9quarrie d\u2019un b\u0153uf tomb\u00e9 sous lui sous le piolet d\u2019un boucher ivre. \u2014 Mieux&nbsp;: voici que les mers se r\u00e9sument enfin, s\u2019avouent, \u00e0 la seule \u00e9tendue de son sang qui caille et qui pue. Puis \u2014 pire \u2014 que le ciel, qui semble s\u2019\u00eatre d\u00e9tendu soudain et pendre, parcouru par le glaire visqueux de sa lumi\u00e8re, est cette peau du b\u0153uf primitif, sacrifi\u00e9, du b\u0153uf du bouillant holocauste, qui s\u00e8che sur le monde&#8230;, ainsi&#8230;, livr\u00e9&#8230;, soudain&#8230;, \u00e0 la t\u00e9n\u00e8bre opacit\u00e9, ainsi, s\u00e9par\u00e9 de l\u2019espace, comme si Dieu avait tir\u00e9 le rideau sur cette terre et sur les hommes.<br>\u2014&nbsp;Alors&nbsp;!\u2026 Alors&nbsp;?!&nbsp;?\u2026 Que va-t-il donc rester \u00e0 faire&nbsp;? Que va-t-il donc rester \u00e0 taire encore sous la peau du b\u0153uf, du veau d\u2019or qui s\u00e8che, dessous la sourde taie sans tain, la peau de viande morte et qui sera demain sous l\u2019aube s\u00e9par\u00e9e de nous, tendue comme un tambour de guerre, pr\u00eat \u00e0 rouler sur notre surdit\u00e9 d\u2019aveugles&nbsp;?<br>\u2014 Jusqu\u2019\u00e0 quelle profondeur de notre humain humus de b\u00eate faudra-t-il descendre pour se terrer, pour se sauver du cataclysme&nbsp;? \u2014 Jusqu\u2019\u00e0 quelles laves de sang bouilli, suppos\u00e9es rebelles, faudra-t-il descendre&nbsp;? \u2014 A quelles soifs alors faudra-t-il s\u2019astreindre \u00e0 genoux, la langue pourrie dans notre bouche absente, sauf au mensonge&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Que le \u00ab&nbsp;Grand Ange noir&nbsp;\u00bb vienne&nbsp;! Qu\u2019il vienne donc (\u00ab&nbsp;Le Lumineux&nbsp;\u00bb)&nbsp;! Qu\u2019il fouille, s\u2019il le faut, remue dans notre chaos d\u2019agonies&nbsp;!<br>Car, si m\u00eame la mort est confuse en nous, si nous n\u2019avons plus m\u00eame cette mesure d\u2019ombre abstruse d\u00e9gangu\u00e9e, \u00e9lagu\u00e9e par le dur et le lourd et le sourd burin de l\u2019angoisse humaine, \u00e9lagu\u00e9e, d\u00e9gangu\u00e9e d\u2019autant par tout l\u2019obscur m\u00e2chonnement des mill\u00e9naires, sous les dents du temps m\u00eame achevant sans jamais finir sa rumination des si\u00e8cles pass\u00e9s, si nous n\u2019avons plus cette corde, si nous \u00e9garons cette toise o\u00f9 nos p\u00e8res se regardaient&#8230;&nbsp;: dans quel miroir fid\u00e8le pourrons-nous refaire au plein jour cette silhouette diffuse, infiniment vaporis\u00e9e \u2014 h\u00e9las&nbsp;! \u2014 dans laquelle nous rassemblons parfois par \u00e9clair, avec peine, en vain \u2014 pour cette terre du moins \u2014 ce que d\u2019autres nomment&nbsp;: \u00ab&nbsp;un homme&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><small>(26\/XII\/88)<\/small><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">III<\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/Droit_a_la_proferation_3_.mp3\"><\/a><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Droit_a_la_proferation_3_.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Tombeau d\u2019HONOR\u00c9 FRAGONARD&nbsp;\u00bb<\/strong><br>(Ode baroque et d\u00e9monique \u00e0 Honor\u00e9 Fragonard,<br>diss\u00e9queur d\u00e9miurge et anatomiste z\u00e9l\u00e9. 1732-1799.)<\/p>\n\n\n\n<p>Affligeant dans la d\u00e9nervure le rehaut de l\u2019os plus insane soudain d\u2019\u00eatre nu, ton scalpel, Fragonard, dessine enfin cette transparence des chairs ointes non d\u2019huile mais de cire qui adjoint \u00e0 la cr\u00e9ature cette b\u00e9ance qui l\u2019enclin \u00e0 l\u2019implacable calenture, autorise \u00e0 la fois l\u2019envol dont elle osa toujours r\u00eaver, fait sa chute dans l\u2019\u00ab&nbsp;Immobile&nbsp;\u00bb&nbsp;: d\u2019ailes d\u2019elle, par toi mu\u00e9e \u2014 ton voeu d\u00e9monique \u2014 en Icare, et, par ton g\u00e9nie, &#8230;p\u00e9trifi\u00e9e&nbsp;!<br>\u2014&nbsp;Icare, certes \u00e9cartel\u00e9&nbsp;!\u2026 comme pour la gracier du vol mille fois m\u00e9dit\u00e9 vers un monde o\u00f9 le corps ne se porte plus, tu l\u2019as punie, boucher artiste, \u00e9rotomane d\u00e9miurge (\u00f4 Minotaure minutieux&nbsp;!)&nbsp;: de votre \u00e9treinte mais sauv\u00e9e du d\u00e9dale de vos amours, ne restant rien de \u2014 ou que&nbsp;?\u2026 \u2014 ses ailes, ne restant, belle (or, presque trop&nbsp;!), que l\u2019\u00e9nigmatique et d\u00e9funte d\u00e9froque ail\u00e9e d\u00e9gant\u00e9e de sa peau comme parfois de ses chairs m\u00eames, l\u2019objet martyris\u00e9 de tes attentions d\u00e9licieuses r\u00e9v\u00e9lant (atroce impudeur&nbsp;!) l\u2019\u00e9l\u00e9gance retorse, horrible, du squelette tout en gardant \u2014 nonobstant plus l\u00e9g\u00e8re oui&nbsp;!\u2026&nbsp;: quasi impertinente encore&nbsp;! \u2014 lors, toute l\u2019aura de la vie plus ardente de ses chairs nues.<br>\u2014&nbsp;Salut \u00e0 toi, \u00f4 \u00e9corcheur&nbsp;! Toi seul qui sais, qui sus changer, muer L\u2019Ange en chauve-souris, toi que l\u2019on mis \u00e0 Charenton, qui aux poils des pinceaux mignons, aux fusains, pr\u00e9f\u00e9ra le croc&nbsp;; toi le non-peintre, le non-joli&nbsp;; de ta famille et des humains&nbsp;: le Ca\u00efn maudit du tableau&nbsp;; fi du frivole \u00e9vanescent putrescible aux gr\u00e2ces qui grisent, foin des joliesses \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, toi qui toucha, et qui touchais, et, qui touche, \u00e0 la Vraie Beaut\u00e9&nbsp;; toi qui d\u00e9noue (bilieux \u2014 tr\u00e8s noir&nbsp;! \u2014) par la gr\u00e2ce de ta pituite l\u2019adage ontologique de la chair pour la d\u00e9signer impassible, implacable fol, l\u2019assigner, et la d\u00e9noncer comme une imposture, en livrant au grand air et au grand soleil ses mensonges sous la posture&nbsp;; toi qui, hypocondriaque mais ivre, publie au pilori de l\u2019os la r\u00e9clame de ces couleurs les plus cach\u00e9es qui nous r\u00e9gentent, qui va, m\u00e9lancoliquement, cherchant l\u2019\u00e2me \u00e0 la pointe effil\u00e9e de tes lames, sans \u00e9tats d\u2019\u00e2me, et, l\u2019asseyant sur le tr\u00e9pied de la Pythie ou la vouant au chevalet \u2014 flamme \u00e9parse&nbsp;: \u00e9pure la reconcentrant&nbsp;! \u2014 la trouve, la trouve, en effet, au c\u0153ur de son questionnement, comme au plein c\u0153ur d\u2019un \u0153uf cass\u00e9 qui se d\u00e9go\u00fbte et va figeant. Grand, tr\u00e8s Grand Fragonard, entre tous, \u00f4 Toi, le Terrible&nbsp;!\u2026 Grand Initi\u00e9 d\u2019un myst\u00e8re que tu ne partageas jamais, qui nous avoue que la mati\u00e8re avait sa psych\u00e9 m\u00eamement, m\u00eamement d\u00e9faite \u00e0 souhait, m\u00eamement pour qui sait la d\u00e9faire \u2014 &#8230;languide&nbsp;!\u2026 \u2014 la questionner, \u00e0 la pointe, aff\u00fbt\u00e9e sans cesse, d\u2019une d\u00e9licate hyst\u00e9rie.<br>\u00d4 Lutteur, Pygmalion muet, resculptant L\u2019Ange qui veillait silencieux sous la cr\u00e9ature \u2014 ou&#8230; le d\u00e9mon&#8230;&nbsp;? On ne sait plus&nbsp;!\u2026 \u2014 nous livrerais-tu tes secrets&nbsp;? Sculpteur d\u2019Ange improbable, thaumaturge r\u00e9v\u00e9lateur de notre divinit\u00e9 relative qui s\u2019affriole de fun\u00e8bre \u2014 Ah&nbsp;! suave&nbsp;!\u2026 \u2014 et, se fait, par l\u2019optique, insidieusement palabrante&#8230; \u2014 Pour qui \u00e9talas-tu les lois qui nous gouvernent, magn\u00e9tiseur plongeant dans la catalepsie incorruptible et visc\u00e9rale les corps offerts que tu t\u2019offris, \u00d4 Frago, grand Frago \u2014 mais l\u2019autre&nbsp;: l\u2019horrible&nbsp;! \u2014 disciple de V\u00e9sale, de L\u00e9onardo da Vinci, de Ketham et de Mondino de Liucci&nbsp;? Pour&#8230; quoi&#8230;, toi l\u2019\u00e9mule de Magnus Hundt \u2014 du Grand Magnus&nbsp;! \u2014 de l\u2019ineffable Laurentius de Strasbourg&nbsp;: Spiegel der Artzny, du divin Pietrao d\u2019Albano, de Bereugario da Carpi, de Charles Estienne mais de Caraglio aussi, de Perino del Vaga, comme de Canano encore et Girolamo da Carpi&nbsp;: \u00e9l\u00e8ve de Garofalo, \u00e9mule de Dosso Dossi. Pour&#8230; quoi&nbsp;?\u2026 Pourquoi&nbsp;? Pour&#8230; qui&nbsp;?\u2026<br>\u2014&nbsp;Inventeur incompris, m\u00e9connu (Solitaire&nbsp;!) et que certains fuyaient&#8230;, dans ta g\u00e9niale fabrica , \u00ab&nbsp;proemio&nbsp;\u00bb des \u00ab&nbsp;Tabulae&nbsp;\u00bb, toi, tu gravais sur la chair ce que d\u2019autres gravaient sur cuivre ou sur bois, mais, m\u00e9pris\u00e9, mais, sans m\u00e9prise, m\u00e9prisant la xylographie ou l\u2019eau forte. Par un jeu savant de tailles crois\u00e9es, tu fis de l\u2019homme m\u00eame un livre, \u00f4 Grand D\u00e9ment, que tu laissas, dandy, n\u00e9gligemment ouvert sur ta table d\u2019anatomie comme un pense-b\u00eate fossile&nbsp;!\u2026<br>Baccio Bandinelli avec son \u00c9corch\u00e9 dansant, Masa d\u2019Agrate avec son Saint-Barth\u00e9l\u00e9my g\u00e9ant pour le Duomo de Milan, Piret de Fontainebleau inspir\u00e9 de Rosso, Volcher Coiter de Vienne, Pierre Francheville \u0153uvrant \u00e0 Pise, Bouchardon avec son colosse, oui, tr\u00e8s \u00e9tonnant, de Bologne et formidable au sens strict, et m\u00eame le vieux Houdon (Houdon m\u00eame&nbsp;!)\u2026 ne furent que des enfants aupr\u00e8s de toi, que&#8230; des&#8230; en-fants&nbsp;! \u2014 &#8230;Mieux&nbsp;! &#8230;Mieux encore&nbsp;!&nbsp;: l\u2019Abb\u00e9 Zumbo, oui, le Grand Zumbo en personne&nbsp;!, avec ses \u00ab&nbsp;petits th\u00e9\u00e2tres&nbsp;\u00bb baroques \u00ab&nbsp;de la d\u00e9composition&nbsp;\u00bb&nbsp;: m\u00eame lui (Ah&nbsp;! c\u2019est dire&nbsp;!\u2026 Oh&nbsp;! C\u2019est dire&nbsp;! &#8230;vois&nbsp;!) ne pourrait d\u00e9nouer l\u2019attache d\u2019un de tes escarpins de soie souill\u00e9 de vieux sang sec&nbsp;: indigne&nbsp;!<br>Foin des canons de Polycl\u00e8te et de Vitruve, prom\u00e9th\u00e9en g\u00e9nie, d\u00e9moniaque et obscur, de l\u2019atelier aux cabinets des Curiosa, tu promenas l\u2019Adam futur, r\u00eavant, seul, le regard absent, perdu dans le r\u00eave organique de l\u2019\u00e9quation catatonique d\u2019une \u00c8ve escamot\u00e9e par toi dans la d\u00e9flagration soudaine de l\u2019\u00e9thique et de la figure. \u2014 Tes idoles palpables (Pythagore nouveau) \u00e9blouissent encore&nbsp;! et, rien des secrets de l\u2019optique, \u00f4 imagier astronomique, tant de l\u2019homme que de son chiffre, ne t\u2019\u00e9chappa, au-del\u00e0 d\u00e9j\u00e0, en de\u00e7\u00e0, presque dans le \u00ab&nbsp;\u00e7a&nbsp;\u00bb de l\u2019approximation num\u00e9rique de sa g\u00e9om\u00e9trie, rien, non rien, non, n\u2019\u00e9chappa, non, des canons de l\u2019\u00e9trange cosmogonie n\u00e9s de la divine anthropom\u00e9trie, \u00e0 ton aisance math\u00e9matique, math\u00e9matique, neutre, et sans \u00e2me&#8230;&nbsp;: \u2014 &#8230;\u00ab&nbsp;Vertige&nbsp;!\u2026&nbsp;\u00bb, vertigineux vertige&nbsp;!\u2026<br>\u2014&nbsp;All\u00e9gorie obscure, commentaires sans fin, mysticisme apocalyptique d\u2019Ez\u00e9chiel et de Zacharie, ton nouveau Laocoon (Cheval et cavalier )&nbsp;: ton \u00e9corch\u00e9 de cheval et ton criminel \u00e9corch\u00e9 le montant \u00e0 cru (on peut le dire&nbsp;!)&nbsp;: \u2026cheval blanc, cheval rouge, cheval noir, cheval vert&#8230; (quadruple en un, tout \u00e0 la fois), or, symboliquement b\u00eate fauve, guerre et famine, famine et peste, mais Christ aussi, oui Christ encore&nbsp;! symbole double, Christ pourtant sauveur du monde, \u00ab&nbsp;Verbe&nbsp;\u00bb \u00e0 cheval et qui porte jusqu\u2019aux confins, jusqu\u2019aux confins de l\u2019univers, d\u00e9vastation et R\u00e9demption\u2026, ton Laocoon nouveau, ton nouveau Laocoon&nbsp;: c\u2019est l\u00e0 et ce fut l\u00e0 ton monde, ang\u00e9lique bourreau, c\u2019est l\u00e0 le testament sans doute et l\u2019\u00e9nigme que tu laissais pour notre plus subtile et troublante inqui\u00e9tude, notre plus sensible rencontre avec\u2026, avec oui, avec\u2026, avec l\u00e0\u2026, notre propre \u00e9nigme&#8230;! \u00d4 Fragonard&#8230; Fragonard, Grand Frago, toi&nbsp;! \u00d4 roi&nbsp;! [&#8230;], roi taciturne des momies&#8230; [&#8230;], \u00f4&#8230; [&#8230;] Prince&#8230; [&#8230;] qui, par ton seul Art, sut majusculement te faire pr\u00e9c\u00e9der partout et jusque dans la Mort pour toi b\u00e9ante \u00e0 deux battants, alcade altier, lors pour mieux te faire annoncer a su te faire pr\u00e9c\u00e9der des Quatre Cavaliers de l\u2019Apocalypse mais comme fondus en un seul et par ta seule volont\u00e9, comme s\u2019il se fut s\u2019agit, plut\u00f4t&#8230;, comme s\u2019il se fut s\u2019agit plut\u00f4t&#8230; [&#8230;] de \u00ab&nbsp;L\u2019Ange de la M\u00e9lancolie&nbsp;\u00bb, d\u2019un Ange&#8230; [&#8230;], de&#8230; [&#8230;] L\u2019ANGE&#8230; [&#8230;] puisque tu l\u2019avais d\u00e9cid\u00e9 ainsi, ainsi con\u00e7u, \u00f4 D\u00e9miurge&nbsp;: ind\u00e9cis, \u00ab&nbsp;Un&nbsp;\u00bb, mais ind\u00e9cis\u2026, galopant, galopant dans ses loques, galopant nu, enfin&#8230; [&#8230;] vraiment&#8230; \u2014 oui, vraiment&nbsp;! \u2014 [&#8230;] \u00ab&nbsp;Nu&nbsp;\u00bb&#8230; [&#8230;], entre \u00ab&nbsp;Indicible&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Innommable&nbsp;\u00bb\u2026, effarante machine \u00e0 nue, effarante machine&#8230; [&#8230;] \u00e0 cru&#8230; [&#8230;] nous entra\u00eenant, nous emportant, comme Mazeppa apr\u00e8s lui&nbsp;!\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><small>(26\/XII\/1997)<\/small><\/p>\n\n\n\n<p><small>[\u00ab&nbsp;Le Droit \u00e0 la prof\u00e9ration&nbsp;\u00bb est paru une premi\u00e8re fois sous le pseudonyme de \u00ab&nbsp;D\u00e9sir\u00e9 Reni\u00e9&nbsp;\u00bb aux \u00e9ditions GabriAndre, 30960, Saint-Jean-de-Val\u00e9riscle, dans POLAIRE, \u00ab&nbsp;Cahiers Lazuristes&nbsp;\u00bb, n\u00b03, portant sur le th\u00e8me&nbsp;: \u00ab&nbsp;Corps de l\u2019Art, corps \u00ab\u00a0un\u00a0\u00bb, possible&nbsp;?&nbsp;\u00bb en mars 2000.]<\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>sonate pour voix seule aux po\u00e8tes,aux com\u00e9diens,aux \u00e9corcheurs. 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