{"id":430,"date":"2008-07-28T15:35:00","date_gmt":"2008-07-28T13:35:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=430"},"modified":"2023-08-06T15:37:23","modified_gmt":"2023-08-06T13:37:23","slug":"longue-suite-des-etats","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/07\/28\/longue-suite-des-etats\/","title":{"rendered":"Longue Suite des \u00e9tats"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le Repentir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Celui qui se nettoie dans un soleil de crin conna\u00eet, seul, la vraie propret\u00e9 de l\u2019\u00e2me, et, pass\u00e9 \u00e0 la poudre d\u2019astre, on mesure alors lorsqu\u2019il saigne, s\u2019il a ou non un corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Celui-l\u00e0, seul, d\u00e9boute les morts qui devancent l\u2019appel de leur droit \u00e0 l\u2019absence, pour les ramener au d\u00e9tour de tout signe dans la pr\u00e9sence, rappel de sentinelles dues \u00e0 la vigilance, la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Nulle douleur pour lui alors n\u2019\u00e9chappe \u00e0 cet \u00e9pouillage moral, qui, \u00e0 toute sueur de sang y associant la cendre referait un corps m\u00eame au vide.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors renaissant dans le remords, c\u2019est une arm\u00e9e qui se l\u00e8ve, celle d\u2019un moi, jadis perdu, magiquement multipli\u00e9, qui peuple alors, imm\u00e9diat, un monde soudain innombrable qui se d\u00e9ploie, Pang\u00e9e qui se reconstitue\u2026 comblant ses mers ou les repoussant pour le moins aux fronti\u00e8res d\u2019un nouveau r\u00e9el.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Fatigue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>[Faire parler l\u2019autre&nbsp;? Pr\u00eater des mots pour l\u2019exorcisme&nbsp;?<br>Boulot de po\u00e8te&nbsp;!<br>Allons-y&nbsp;:]<br><\/em><br>J\u2019ai une fatigue en surplomb. Pas moyen de lui redonner une assise. Elle est oblique sur le ciel, au point de barrer tout le ciel, au moins d\u2019en donner l\u2019illusion. Je suis sous elle et je tente un r\u00e9tablissement \u00e0 vrai dire assez improbable dans l\u2019\u00e0-pic et dans l\u2019abrupt o\u00f9 dans l\u2019instant je peux plonger.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un point o\u00f9 je me sentirai tellement mal que je ne pourrai qu\u2019arr\u00eater et repartir sur des bases saines. \u2014 Je crois que ce point est atteint.<\/p>\n\n\n\n<p>En toute chose, il y a un seuil d\u2019intol\u00e9rabilit\u00e9 qu\u2019il ne faut pas d\u00e9passer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Comment je vais&nbsp;?<br>Fort bien. Je pr\u00e9f\u00e9rerais \u00eatre \u00e0 m\u00e9diter en d\u00e9ambulant dans les rues de Brugge mais je suis l\u00e0, ici et maintenant.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis content de n\u2019\u00eatre rien&nbsp;? \u00ab&nbsp;Peut-\u00eatre&nbsp;\u00bb\u2026 J\u2019ai conscience de n\u2019\u00eatre pas grand chose mais je sens plut\u00f4t que je ne sais que la \u00ab&nbsp;chose&nbsp;\u00bb qui est en moi est grand, et cette chose n\u2019est pourtant pas shakespearienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudrait que je puisse avouer en moi cette grande fatigue pour me permettre de l\u2019expulser de mon ventre, de mes poumons, de mon thorax et de ma gorge\u2026 C\u2019est affaire de souffle&nbsp;: il y quelque chose en moi qui m\u2019interdit, qui se refuse au souffle&nbsp;: quelque chose de tapi dans l\u2019ombre qui m\u2019agit parfois, tente de m\u2019agir en permanence, et, qui, quand il est sans succ\u00e8s se venge&nbsp;: quelque chose \u00e0 exorciser.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis d\u00e9j\u00e0 au-del\u00e0 de la voix. Il faut que je me pousse (que je \u00ab&nbsp;gueule&nbsp;\u00bb) et tout ira bien.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Spleen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019au plus infime de l\u2019ombre, lentement descendu, demain n\u2019appara\u00eet plus que comme une pavane atroce d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e9brant l\u2019enfant mort. Pourtant, jusqu\u2019au plus infirme de soi, lentement descendu, de rappel en rappel, dans l\u2019inaudible et sa source souvent tarie, dans la poussi\u00e8re, \u00e0 remuer les morts et les ann\u00e9es perdues, r\u00eave-t-on la fra\u00eecheur encore \u00e0 cette heure indue des d\u00e9pits que ne marque aucune heure&nbsp;? Car, rien n\u2019est dit, quand tout est dit tant qu\u2019il semble, \u00e0 se rassembler dans la cendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Debout. Et tu sais bien ce que parler veut dire, quand, \u00e0 deux genoux, dans la cendre, on guette la pouss\u00e9e&nbsp;: f\u00fbt du \u00ab&nbsp;ce fut&nbsp;\u00bb, ce nouvel arbre de Jess\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Par terre des fleurs, par terre des nuages au ciel c\u00e9lestement pos\u00e9s et d\u00e9pos\u00e9s, qui passent\u2026&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tout&nbsp;\u00bb est pass\u00e9. La poussi\u00e8re virevolte au sol avec le vent. Comme un pr\u00e9sage inattendu, et, la promesse du pass\u00e9 soudain retrouv\u00e9.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Rire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aurais au moins besoin du rire, ce d\u00e9tour entre les pierres, de ce ruisseau pour me laver de la poussi\u00e8re de la route. Mais, rien\u2026 rien ne se donne ainsi, rien n\u2019est acquis&nbsp;: il faut prendre sur soi le silence pour l\u2019obtenir puisque seul le Silence nomme lorsqu\u2019on est dans la d\u00e9sh\u00e9rence, et le besoin, et l\u2019oubli.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pass\u00e9 sur le silence, j\u2019ai donc pass\u00e9 sur le silence et mes routes et mon oubli&nbsp;; j\u2019ai tremp\u00e9 dans son fil, son cours, l\u2019orbe de mes d\u00e9routes pour qu\u2019il rayonne enfin comme un espoir anonyme sur les chemins pour d\u2019autres, inconnus cependant \u00e0 jamais, pour d\u2019autres, que je ne croiserai jamais, qui ne me croiseront jamais, et qui se croiseront pourtant, comme moi, comme moi jadis, comme d\u2019autres, pour l\u2019Impossible.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais quand ils auront besoin du rire, ce d\u00e9tour entre les pierres, ce ruisseau pour se laver de la poussi\u00e8re et de la route, alors, tous nous seront en lui, unis \u00e0 eux sans qu\u2019ils le sachent.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Douleur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Voici que la Douleur s\u2019\u00e9broue comme un chien sale et malheureux qui r\u00eave d\u2019un jour sans vermine, de puits de cendre et de ruisseau pour l\u2019\u00e9touffer enfin, pour la noyer.<br>Voici que la Douleur\u2026<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Haine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prodigue, prodige dans la saveur jusqu\u2019\u00e0 l\u2019explosi-on du sens m\u00eame de la douceur puisqu\u2019install\u00e9 dans l\u2019amertume, la Haine se sait profuse. Elle mesure ses attraits en g\u00e9om\u00e8tre sortil\u00e8ge&nbsp;: \u00e0 pas compt\u00e9s, elle infecte jusqu\u2019aux recoins les plus solaires, car il n\u2019est rien qu\u2019elle ne finit par atteindre pour l\u2019obscurcir.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00eatre ainsi proprement gagn\u00e9 devient alors un bloc languide que va pouvoir sculpter la Douleur ou la Cruaut\u00e9, tel un chef-d\u2019\u0153uvre souvent, toujours vain cependant\u2026<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Haine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand c\u2019est celle des autres&nbsp;: le parfait ferment de la r\u00e9ussite, si l\u2019on y r\u00e9siste.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Excentricit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une soci\u00e9t\u00e9 qui vous nie&nbsp;: le simple fait d\u2019\u00eatre vivant, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00eatre excentrique.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019incr\u00e9dulit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 me galvanise. La m\u00e9chancet\u00e9 me rend fort. J\u2019admoneste les \u00e2mes passag\u00e8res de la m\u00e9diocrit\u00e9 qui triomphe sans modestie comme on bat les mouches d\u2019un coup de queue, quand il convient d\u2019\u00eatre vache\u2026<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Folie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ce langage toujours tann\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;la folie&nbsp;\u00bb, comme la peau d\u2019une caisse pr\u00eate \u00e0 rouler pour qu\u2019\u00e9clate la v\u00e9rit\u00e9, toujours au-del\u00e0 de la com\u00e9die, du spectacle, dans le th\u00e9\u00e2tre, dans le cirque.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec elle, c\u2019est toujours parade. On ne fait qu\u2019entrer et sortir. Si le spectacle est dans la salle, elle rappelle ainsi qu\u2019il est aussi en marge, qu\u2019il ne cesse jamais de fait, qu\u2019on passe des tr\u00e9teaux \u00e0 la sc\u00e8ne et de la sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud du \u00ab&nbsp;Grand Guignol&nbsp;\u00bb qui fait tomber les masques sous des hu\u00e9es que couvre et porte un roulement de caisse sourd comme une pluie propitiatoire de balles de son qui volent puis s\u2019abattent en continu sur des t\u00eates plates qui tombent trop rondes sous ce tir pointu.<\/p>\n\n\n\n<p>Car la folie joue du tambour toujours, et, partout o\u00f9 elle passe, elle r\u00e9veille Carnaval.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <em>sfumato<\/em> des illusions ayant pu passer comme un souffle plus diffus que bavard sur la rugosit\u00e9 d\u2019un horizon sans perspective et qui ressemblait aux lignes perdues d\u2019un d\u00e9sir sans nom qui murmure&nbsp;: \u00ab&nbsp;raval\u00e9e\u2026 v\u00e9rol\u00e9e\u2026&nbsp;\u00bb, La folie \u2014 ce langage toujours tann\u00e9, \u2014 la folie&nbsp;: comme la peau d\u2019une caisse pr\u00eate \u00e0 rouler.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e9choir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Enfant, j\u2019\u00e9tais un Dieu en parfait accord, en parfaite harmonie avec le monde&nbsp;: je voyais juste. Puis, au contact forc\u00e9 du monde des adultes avec obligation de m\u2019y plier, de m\u2019y soumettre et d\u2019y entrer, tout s\u2019est brouill\u00e9 et l\u2019harmonie a disparu, autour de moi. Elle persistait en moi, intacte, et je suis devenu po\u00e8te \u00e0 seule fin de la recr\u00e9er pour la prot\u00e9ger avec tous. Voil\u00e0 mon utopie r\u00e9elle.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai eu la chance irr\u00e9m\u00e9diable dans mon enfance de c\u00f4toyer un \u00eatre qui ayant le g\u00e9nie du bonheur me fit vivre dans un hors-temps&nbsp;; j\u2019ai c\u00f4toy\u00e9 aussi son vis \u00e0 vis puissant qui du bonheur par tout son \u00eatre affirmait l\u2019inexistence. Je n\u2019ai trahi aucun des deux. \u2014 De l\u00e0 vient ma douleur extr\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne reste qu\u2019\u00e0 d\u00e9couvrir cette sorte de connivence imm\u00e9diate que ne peuvent donner que le plaisir ou la souffrance. Craquer, c\u2019est aussi se creuser, se former, \u00eatre soudain vide, b\u00e9ant, accueillant&nbsp;: se voir offrir la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre enfin \u00e0 nouveau plein, plus sainement, d\u2019\u00eatre enfin f\u00e9cond.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Doute<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le silence remani\u00e9 d\u2019un doute paillet\u00e9 par la honte, et, sa bu\u00e9e, dans sa lessive, quand se d\u00e9coud l\u2019aube battue, l\u2019aube de lin ourl\u00e9e\u2026&nbsp;: il lui reste de rester parmi les b\u00eates p\u00e9tries par la Mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour lui seul \u2014 il croit \u2014 la fra\u00eecheur est fade. Il court sur le fil de tout horizon comme sur celui d\u2019un couteau. Tout est d\u00e9sert&nbsp;; et, seul son sang qui perle toujours du silence rafra\u00eechit son front et ses paumes.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Violence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prendre qu\u2019il n\u2019y a rien \u00e0 comprendre de la b\u00eate humaine qui pa\u00eet la haine et le d\u00e9pit dans le pacage des puissances sous l\u2019\u0153il de Mammon et de Baal, sans conscience du Mal, sinon que l\u2019instinct du vivant pr\u00e9dateur et du sang, le sang qui coule, partout o\u00f9 le faible a affaire aux faibles en bandes\u2026<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La D\u00e9ch\u00e9ance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand on aime quelqu\u2019un, la d\u00e9ch\u00e9ance n\u2019a aucune importance&nbsp;; l\u2019amour qu\u2019il nous inspire lui redonne comme sublim\u00e9e toute la dignit\u00e9 que pr\u00e9tend lui \u00f4ter la maladie ou la vieillesse.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le D\u00e9sir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au fond de tout d\u00e9sir, il y a un manque \u00e0 perdre qui se doit d\u2019\u00eatre regagn\u00e9 et sur la vie et sur le vide&nbsp;: tous deux li\u00e9s, reli\u00e9s.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Tentation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pesante \u00e9piphanie des f\u00eates du savoir qui trompe et nous disperse aux quatre vents comme le grain r\u00e9duit en poudre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Quel d\u00e9sir&nbsp;? Quel d\u00e9ni de l\u2019extase aussi que ce d\u00e9sordre dans la cour o\u00f9 se d\u00e9sorbiterait non le soleil, mais pire&nbsp;: l\u2019ombre, l\u2019ombre elle-m\u00eame et sans recours.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Portes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il faut imaginer des portes, m\u00eame \u00e0 la b\u00eatise, \u00e0 la cruaut\u00e9, \u00e0 l\u2019humiliation gratuite inflig\u00e9e par les impuissants d\u00e9tenteurs d\u2019un pouvoir quelconque \u2014 l\u2019un est souvent l\u2019envers de l\u2019autre \u2014 qui croient se cr\u00e9er une ic\u00f4ne dor\u00e9e de l\u2019<em>ego<\/em>, de leur image en souillant d\u2019excr\u00e9ments moraux ou en d\u00e9truisant celle de l\u2019autre. Il faut imaginer des portes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il faut imaginer des portes m\u00eame \u00e0 l\u2019injustice, cependant ce n\u2019est pas pour les emprunter pour s\u2019enfuir mais au contraire pour faire passer du renfort&nbsp;: celui des Anges de nos d\u00e9sirs et de nos esp\u00e9rances qui veillent qui nous indiqueront comment parvenir au sommeil, puis au r\u00e9veil, puis \u00e0 l\u2019\u00e9veil d\u2019autres t\u00e9moins qui deviendront fr\u00e8res en combat.<\/p>\n\n\n\n<p>Car on ne combat l\u2019imb\u00e9cillit\u00e9 qu\u2019avec des victoires, des succ\u00e8s&nbsp;; on ne combat la m\u00e9chancet\u00e9 qu\u2019avec la douceur indiff\u00e9rente des r\u00e9ussites ch\u00e8rement gagn\u00e9es, conquises de haute lutte, et, proprement, sans daigner utiliser les basses armes des basses \u0153uvres d\u2019ennemis soudain devenus minuscules, petits soudain au point qu\u2019ils fuient dans le trou de souris de leur remords, ou, incurables, le trou \u00e0 rat de leur d\u00e9pit, alors qu\u2019on se permet, soi, de pousser la porte pour aller un peu respirer un air enfin moins vici\u00e9.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pardonner<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pardonner. Oublier que l\u2019homme est \u2014 presque toujours&nbsp;? \u2014 cette vilaine b\u00eate pr\u00eate \u00e0 voler, pr\u00eate \u00e0 mordre, pr\u00eate \u00e0 d\u00e9chirer, pr\u00eate \u00e0 \u00e9gorger, pr\u00eate \u00e0 tuer et salement, toujours pr\u00eate \u00e0 souiller ce qui passe \u00e0 port\u00e9e pour marquer son territoire.<br><br>Oublier&nbsp;? Non, s\u2019en garantir, en rappelant aux b\u00eates que l\u2019homme existe, qu\u2019il n\u2019est pas une b\u00eate, qu\u2019il peut s\u2019il le veut les frapper aussi, mais seulement s\u2019il le veut, et que dans ce vouloir ou non-vouloir r\u00e9side non seulement le seul vrai pouvoir mais aussi l\u2019humanit\u00e9 \u2014 cette humanit\u00e9 qu\u2019ils n\u2019ont pas, \u2014 qu\u2019il faut pouvoir parvenir m\u00eame par le non-vouloir, et, peut-\u00eatre, surtout par le non-vouloir, presque humblement, \u00e0 le leur faire, les \u00e9levant ainsi \u00e0 l\u2019humanit\u00e9, am\u00e8rement regretter.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Mais s\u2019il faut r\u00e9pondre, et s\u2019il faut frapper&nbsp;: qu\u2019on frappe&nbsp;!<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Orgueil<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quelque vague douleur d\u2019estime. Assez pour d\u00e9juger un dieu.<br>Dans la caverne de l\u2019\u00eatre, seul le brin d\u2019orgueil ne cristallisera pas.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Humilit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2026Pour moi consiste \u00e0 prendre les risques de ce que l\u2019on avance, et, \u00e0 payer de sa personne, en redisant humblement, pos\u00e9ment, avec fermet\u00e9, ce \u00e0 quoi l\u2019on croit&nbsp;; lorsque l\u2019on vient de vous frapper&nbsp;: c\u2019est cela \u00ab&nbsp;tendre l\u2019autre joue&nbsp;\u00bb, rien d\u2019autre. C\u2019est cela l\u2019humilit\u00e9&nbsp;: elle est toujours celle du courage qui s\u2019ose.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Projets<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 point nomm\u00e9, \u00e0 pas compt\u00e9s, je m\u2019indiff\u00e8re&nbsp;: je m\u2019interpose entre moi et mon pass\u00e9&nbsp;; je me future, je m\u2019utopise, pench\u00e9 comme une tour attentive sur cette ombre que j\u2019ironise si bien qu\u2019elle prend la mouche et s\u2019envole.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, je me tourne le dos&nbsp;; je me gravis en colima\u00e7on \u00e0 l\u2019envers et je proph\u00e9tise, vaticinateur dont je n\u2019aurai \u00e0 me soucier ni d\u2019\u00c8ve, ni d\u2019Adam, ni de Pythagore m\u00eame, compte tenu qu\u2019il n\u2019est pas compt\u00e9 dans le d\u00e9compte des jours ouvrables ces projets que l\u2019on fait par esprit de \u00ab&nbsp;<em>farniente<\/em>&nbsp;\u00bb, les jours ch\u00f4m\u00e9s.<br><br><br><small>[Extrait de <em>Le Livre des rencontres<\/em>, in <em>Pang\u00e9e et autres mondes<\/em>, 1999-2000.]<\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Repentir Celui qui se nettoie dans un soleil de crin conna\u00eet, seul, la vraie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-430","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voies-textes-critiques"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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