{"id":440,"date":"2008-06-20T15:43:00","date_gmt":"2008-06-20T13:43:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=440"},"modified":"2023-08-06T15:44:31","modified_gmt":"2023-08-06T13:44:31","slug":"petite-suite-des-mots-amis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/06\/20\/petite-suite-des-mots-amis\/","title":{"rendered":"Petite Suite des mots amis"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les Mots&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les mots, ce sont les yeux du monde. Qu\u2019ils vous aiment, qu\u2019ils vous ha\u00efssent, par eux le monde nous regarde alors droit dans les yeux, et, gr\u00e2ce \u00e0 eux, nous nous voyons tels qu\u2019en soi, quand ceux des hommes voient tels qu\u2019en eux&nbsp;: eux nous renvoient toujours meilleurs, meilleurs ou pire.<\/p>\n\n\n\n<p>Seuls les yeux des mots ne mentent pas. *<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Mots us\u00e9s&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les mots us\u00e9s sont ceux-l\u00e0 seuls qui savent se poser comme un insecte sur les choses, l\u2019osent, presque sans bruit, <em>les mots de reste <\/em>[\u2026]. Ils seraient la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, s\u2019ils ne comblaient d\u2019abord une vacuit\u00e9&nbsp;: celle des choses de \u00ab&nbsp;ce monde&nbsp;\u00bb. Sans eux, rien n\u2019est, puisque nommer, c\u2019est faire na\u00eetre et poss\u00e9der, poss\u00e9der ou exorciser&nbsp;; mais eux, <em>poverellos<\/em> de la langue, nomment la chose \u00ab&nbsp;en soi&nbsp;\u00bb, pour elle&nbsp;!\u2026 et la lib\u00e8rent, pour mieux alors la courtiser l\u00e9g\u00e8rement, l\u2019investir d\u2019un fr\u00e9missement f\u00e9condant, d\u2019o\u00f9 peut na\u00eetre, \u00e0 terme, une infinit\u00e9 de r\u00e9alit\u00e9s, autres, nouvelles&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Z\u00e9l\u00e9s, ail\u00e9s\u2026 les mots us\u00e9s sont ceux-l\u00e0 seuls qui savent d\u00e9lier le sexe des choses, les aimer. Ils sont alors p\u00e8re, fils et amants. Ils fondent d\u00e9licieusement le grand inceste de la langue, la terrible transgression qui rend l\u2019homme libre, et le monde alentours de lui&nbsp;: \u00ab&nbsp;vivant&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mots us\u00e9s sont les grands violeurs du vide&nbsp;; l\u2019usant, ils en usent \u00e0 leur aise avec lui, jusqu\u2019\u00e0 le confondre, jusqu\u2019\u00e0 s\u2019y fondre au-del\u00e0 de toute pr\u00e9sence au monde, r\u00e9instaurant le \u00ab&nbsp;Grand Royaume&nbsp;\u00bb&nbsp;: et du \u00ab&nbsp;Silence&nbsp;\u00bb, et, de \u00ab&nbsp;l\u2019Absence&nbsp;\u00bb, o\u00f9 tout est permis, m\u00eame Dieu.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Livre&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme la veine d\u2019un flamboiement froid qui nous gagne et nous propulse jusqu\u2019au ciel, la page semble appeler le sang comme s\u2019il \u00e9tait un sang au Silence&nbsp;; parce qu\u2019il est un sang au silence\u2026 et, que, de phosphore invisible, il bat.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre est toujours un corps qu\u2019on feuillette amoureusement, un corps plus sensible en ce sens que la chair que l\u2019auteur y a d\u00e9pos\u00e9e, amoureux, parmi les mots couch\u00e9s, y est impalpable et cependant plus fr\u00e9missante&nbsp;: puisqu\u2019elle est, puisqu\u2019elle \u00e9veille, le d\u00e9sir m\u00eame de toucher, au-del\u00e0 de l\u2019embrassement des mains tenant du vide, cette pl\u00e9nitude \u00e9panouie, \u00e0 la fois offerte et inaccessible.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre qu\u2019on ouvre est ainsi, toujours, quand il fut fait avec amour, dans un \u00e9lan patient d\u2019amour, comme une femme, fid\u00e8le, qui vous attendait, et qui vous ouvre des bras charg\u00e9s d\u2019odeurs l\u00e9g\u00e8res, ou lourdes au contraire, lesquelles vous \u00e9taient destin\u00e9es, se vouaient \u00e0 vous seul, parfum qui se lib\u00e8re dans le bruissement frais et furtif des pages d\u2019un tissu qu\u2019on froisse, d\u00e9j\u00e0 m\u00fb par l\u2019envie du d\u00e9duit n\u00e9e des retrouvailles.<\/p>\n\n\n\n<p>Bient\u00f4t, dans la c\u00e9l\u00e9bration sereine, sage et cach\u00e9e de cet amour retrouv\u00e9, qui trouve et prend le temps de s\u2019inventer encore \u2014 de s\u2019inventer un corps&nbsp;? \u2014 elle vous offrira les tr\u00e9sors \u00e0 jamais secrets parce qu\u2019\u00e0 jamais renouvel\u00e9s de son intimit\u00e9, plus capiteuse encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Et vous roulerez avec elle, au-del\u00e0 du r\u00e9el, quel que soit l\u2019\u00e2ge&nbsp;: toujours jeune avec elle, toujours plus beau, toujours aim\u00e9, pr\u00eat au partage\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Vous lui direz alors, peut-\u00eatre&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je t\u2019apporte l\u2019enfant d\u2019une nuit d\u2019Idum\u00e9e [\u2026]&nbsp;\u00bb ou autre chose encore, ou simplement&nbsp;: \u00ab&nbsp;merci\u2026&nbsp;\u00bb. Et, vous endormant avec elle, las, soudain l\u00e0, d\u2019aimer, le lendemain, comme surgissant d\u2019une mer \u00e9tale, vous rena\u00eetrez, \u00e9tonn\u00e9.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00c9criture&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><small>au \u00ab&nbsp;Vieux Saltimbanque&nbsp;\u00bb<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait croire \u2014 trop souvent \u2014 qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019un petit th\u00e9\u00e2tre de nos frustrations intimes, qui nous intime nomm\u00e9ment de faire l\u2019histrion pour le divertir, lui faire oublier&nbsp;: et l\u2019obscurit\u00e9, et le temps qui passe, et la mort, sous les lumi\u00e8res passag\u00e8res, dans les \u00e9clairs fallacieux, fuligineux de \u00ab&nbsp;l\u2019hyst\u00e9rie&nbsp;\u00bb\u2026&nbsp;; mais le g\u00e9nie de ce th\u00e9\u00e2tre doit davantage aux sylves iris\u00e9es d\u2019un air iris\u00e9 d\u2019arcs-en-ciel mineurs \u2014 minutieuses apparitions des divinit\u00e9s minuscules qui les habitent, l\u00e0\u2026 \u2014 et \u00e0 la profondeur humide des bois premiers, qu\u2019\u00e0 la poussi\u00e8re des planches et des tr\u00e9teaux de foire.<\/p>\n\n\n\n<p>Arri\u00e8re, arri\u00e8re, arri\u00e8re, arri\u00e8re-petit-fils du Puck ou de l\u2019Ariel de Shakespeare, il importe alors de se trouver quelque g\u00e9nie parmi ses ascendants, de se les inventer du moins, d\u2019y croire\u2026 si l\u2019on pr\u00e9tend durer un peu, un peu dans la famille, dans la famille et sur les planches.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Savoir&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un bruissement, le bruissement de pages qui ne bougent pas, m\u2019environne, comme un chuchotement de conscrits autour d\u2019un futur \u00e9vad\u00e9. L\u00e9g\u00e8ret\u00e9. L\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qui vous \u00e9crase&nbsp;; j\u2019\u00e9tais comme \u00e9cras\u00e9 par la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019un matin p\u00e2le, p\u00e2le et l\u00e9ger&nbsp;: celui des pages.<\/p>\n\n\n\n<p>Nuages blancs, grands transhumants, les voici volant vers Numance o\u00f9 l\u2019enfant Viriate attend l\u2019\u00e9crivain Miguel de Cervant\u00e8s Saav\u00e9dra sans doute, pour se jeter des tours. Dans cet enfant qui meurt, rebelle, Cervant\u00e8s voyait-il, \u00ab&nbsp;Cervante&nbsp;\u00bb mettait-il et y lisait-il un symbole, lui aussi de l\u2019acte d\u2019\u00e9crire&nbsp;: t\u00e9moigner de ce qui est mort ou de ce qui va mourir&nbsp;?\u2026 de ce qui va rester intact surtout\u2026 intact, ind\u00e9fectible&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Lire&nbsp;: au-del\u00e0 d\u2019un \u00ab&nbsp;l\u00e2cher-prise&nbsp;\u00bb&nbsp;: s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de la fatigue qui peut se traduire en s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 du renoncement. Lire ou \u00e9crire, c\u2019est cr\u00e9er&nbsp;: pratique de la Haute \u00c9cole du \u00ab&nbsp;saut de L\u2019Ange&nbsp;\u00bb sous la r\u00e8gle, sous la f\u00e9rule \u2014 voire m\u00eame sous le fouet \u2014 de La Pens\u00e9e. Lire, \u00e9crire\u2026&nbsp;: marcher au pas de la pens\u00e9e rebelle qui se jette du haut des tours en son temps, et, apprendre avant \u00e0 faire ses tours, dans la carri\u00e8re, sur P\u00e9gase. Dans les livres, toujours j\u2019ai lu l\u2019esp\u00e9rance. Avais-je tort&nbsp;? L\u2019esp\u00e9rance&nbsp;?\u2026 C\u2019est la v\u00e9rit\u00e9 dans le doute. Qu\u2019est-ce que lire&nbsp;? C\u2019est dire que la v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est le doute qui se conna\u00eet et qui ne cesse d\u2019avancer dans le silence qui l\u00e2chera sensiblement tout ce qu\u2019il sait, \u00e0 l\u2019aventure. Oui, le Quichotte n\u2019est jamais que l\u2019enfant Viriate qui, r\u00e9incarn\u00e9, saute\u2026 saute sur les moulins\u2026 parce que les tours sont des ogres\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Et si lire, non pas concurren\u00e7ait la vie, mais singuli\u00e8rement l\u2019augmentait&nbsp;? Comment dire&nbsp;: par dilatation, par engrossement successif de notre nuit qui s\u2019accouche pour s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, enfin, dans la folie, la folie du saut et du vide&nbsp;?\u2026 C\u2019est une grande chose\u2026 Oh&nbsp;! c\u2019est une grande chose d\u2019apprendre que les hommes sont mauvais&nbsp;; c\u2019en est une plus grande encore que de d\u00e9couvrir et d\u2019admettre qu\u2019ils peuvent aussi parfois \u00eatre bons. \u00d4 ne pas \u00eatre enceinte, puisque toute enceinte est prison, m\u00eame si elle peut-\u00eatre aussi refuge, mais plut\u00f4t \u00eatre enceint du monde, et du go\u00fbt du saut&nbsp;: porter L\u2019Ange&nbsp;! Porter L\u2019Ange en soi, et sa faim&nbsp;!\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Lire, \u00e0 vrai dire, quand L\u2019\u0152uvre est bon, distend le c\u0153ur, distend l\u2019\u00e2me, car L\u2019\u0152uvre enfin nous p\u00e9n\u00e8tre \u2014 souffrance d\u00e9licieuse mais souffrance&nbsp;; il nous p\u00e9n\u00e8tre et nous travaille, comme la vie brutale, mais l\u2019\u0153uvre le fait, elle, seule, amoureusement. Plus le c\u0153ur est gros, plus le c\u0153ur est grand. Seuls les c\u0153urs gros sont habitables. Dans les autres qui logerait&nbsp;? On n\u2019y tient \u00e0 peine. Si bien qu\u2019\u00e9cras\u00e9s, trop \u00e0 l\u2019\u00e9troit, au premier geste, ils nous expulsent. Le savoir de l\u2019humain par l\u2019humain nous rend habitable. Plus le c\u0153ur est gros, plus le c\u0153ur est grand.<\/p>\n\n\n\n<p>Un bruissement\u2026 le bruissement de pages qui ne bougent pas m\u2019environne, comme un chuchotement de conscrits autour d\u2019un futur \u00e9vad\u00e9\u2026<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Ponctuation&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le raccord \u00e0 la langue, ce raccroc qu\u2019on croit un recours, apr\u00e8s ce r\u00e9accord de soi \u00e0 soi, de soi \u00e0 l\u2019autre, \u00e0 cet autre qui r\u00eave en nous, \u00ab&nbsp;en soi&nbsp;\u00bb\u2026 comme un coup de p\u00e9dale, qui, sur un piano, fait sonner la note ou l\u2019\u00e9touffe, la ponctuation op\u00e8re \u00e0 demi-note, \u00e0 demi-mot.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9crire&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout entier ramass\u00e9 dans la parturition et le d\u00e9nombrement, \u00ab&nbsp;vaporis\u00e9&nbsp;\u00bb \u00e0 vrai dire, je songe au \u00ab&nbsp;rude prix de sant\u00e9&nbsp;\u00bb que nous devons payer pour dire ce qui ne se nomme jamais mais qui nous somme, incessamment nous assomme et nous emmure, nous emprisonne en soi dans cet <em>ego<\/em> dilapid\u00e9 qui s\u2019effondre sur soi sans parvenir \u00e0 s\u2019\u00e9riger \u00ab&nbsp;pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles&nbsp;\u00bb.<br>Je me tais. Je cherche la faille. Je mesure la puissance fatale de l\u2019ennemi, qui, je le sais, peut cependant \u00eatre vaincu quoi qu\u2019il paraisse. Je me rassemble alors dans l\u2019immuable.<strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><small>[1999]<\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Mots&nbsp;: Les mots, ce sont les yeux du monde. 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