{"id":449,"date":"2008-02-08T15:53:00","date_gmt":"2008-02-08T14:53:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=449"},"modified":"2023-08-06T15:57:40","modified_gmt":"2023-08-06T13:57:40","slug":"franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/","title":{"rendered":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9"},"content":{"rendered":"\n<p>Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;LA JUSTICE&nbsp;\u00bb, DE LA CAVE, DU \u00ab&nbsp;CABINET DE D\u00c9BARRAS&nbsp;\u00bb AU \u00ab&nbsp;GRENIER&nbsp;\u00bb&nbsp;:<br><\/strong><br><small>\u00ab&nbsp;Ma certitude est confirm\u00e9e, quand je travaille \u00e0 mon roman, je me trouve dans les bas-fonds honteux de la litt\u00e9rature.&nbsp;\u00bb<br>Franz Kafka, en 1912.<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>La tentation est grande de mettre en abyme le projet du <em>Proc\u00e8s<\/em> avec le projet du <em>Ch\u00e2teau,<\/em> dans la mesure o\u00f9 les deux fictions mettent en sc\u00e8ne un certain <strong>\u00ab&nbsp;K.&nbsp;\u00bb<\/strong>. S\u00fbr de ne pouvoir arriver \u00e0 exprimer \u2014 c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 conjurer ce qu\u2019il sent exister en lui, \u2014 cette fois Franz K. s\u2019y prend des deux c\u00f4t\u00e9s \u00e0 la fois. <em>Le Proc\u00e8s<\/em>, en effet, tente de stigmatiser et d\u2019exorciser la pression de l\u2019int\u00e9rieur, la justice int\u00e9rieure&nbsp;: celle du grenier. <em>Le Ch\u00e2teau<\/em>, lui, tente de stigmatiser et d\u2019exorciser la pression de l\u2019ext\u00e9rieur, la justice du Palais, de l\u2019administration, de la Cit\u00e9, symbolis\u00e9e dans <em>Le Proc\u00e8s<\/em> par le Directeur adjoint arriviste et d\u00e9j\u00e0 pr\u00eat \u00e0 remplacer Joseph K. comme dans toute \u00ab\u00a0bonne\u00a0\u00bb soci\u00e9t\u00e9 de type ultra lib\u00e9ral capitaliste ou l\u2019individu n\u2019est rien face \u00e0 l\u2019\u00e9conomique divinis\u00e9, ou, rien qu\u2019un rouage, qu\u2019on peut \u00e0 tout instant changer. Avec ce double \u00e9clairage divergent, donn\u00e9 par <em>Le Proc\u00e8s<\/em> et <em>Le Ch\u00e2teau,<\/em> c\u00f4t\u00e9 cour et c\u00f4t\u00e9 jardin sur la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre int\u00e9rieur kafka\u00efen, on peut ainsi bien situer le \u00ab\u00a0centre vide\u00a0\u00bb&nbsp;: celui de sa n\u00e9vrose.<\/p>\n\n\n\n<p>Il conviendrait \u00e0 pr\u00e9sent de revenir sur une autre marginalia, ce passage \u00e9cart\u00e9 du livre intitul\u00e9 <strong>\u00ab&nbsp;Elsa&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><small>Un jour, peu avant de partir, K. fut appel\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone et invit\u00e9 \u00e0 se rendre au parquet sur-le-champ. On le mettait soigneusement en garde contre la tentation de ne pas ob\u00e9ir. Les r\u00e9flexions inou\u00efes auxquelles il se livrait, disant que les interrogatoires \u00e9taient inutiles, n\u2019avaient pas de r\u00e9sultat et n\u2019en pouvaient avoir, qu\u2019il ne s\u2019y rendrait plus, qu\u2019il ne tiendrait plus compte d\u2019aucune convocation par lettre ou au t\u00e9l\u00e9phone et qu\u2019il jetterait les messages \u00e0 la porte, tout cela avait \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 et lui avait d\u00e9j\u00e0 beaucoup nui. Pourquoi cette indocilit\u00e9&nbsp;? Ne s\u2019\u00e9vertuait-on pas \u00e0 r\u00e9gler son affaire, une affaire si compliqu\u00e9e, sans jamais regarder au temps, \u00e0 la d\u00e9pense&nbsp;? Voulait-il contrarier ce travail de gaiet\u00e9 de c\u0153ur et provoquer les mesures violentes qu\u2019on lui avait \u00e9pargn\u00e9es jusqu\u2019ici&nbsp;? La convocation de ce jour repr\u00e9sentait une derni\u00e8re tentative. Qu\u2019il en fit \u00e0 sa t\u00eate, mais qu\u2019il r\u00e9fl\u00e9ch\u00eet bien que la haute justice ne pouvait entendre raillerie.<br>[Or,] K. avait promis \u00e0 Elsa de lui rendre visite ce soir-l\u00e0 et, ne f\u00fbt-ce que pour cette raison, ne pouvait se justifier ainsi de ne pas y aller, encore que cette justification ne d\u00fbt jamais trouver son emploi, et qu\u2019il se f\u00fbt sans doute \u00e9galement abstenu [de se rendre au tribunal] m\u00eame s\u2019il n\u2019avait pas eu la moindre obligation. Quoi qu\u2019il en soit, fort de son droit, il demanda au t\u00e9l\u00e9phone ce qui se produirait s\u2019il ne venait pas. \u00ab&nbsp;On saura vous trouver, lui fut-il r\u00e9pondu. \u2014 Et serai-je puni de n\u2019\u00eatre pas venu de mon plein gr\u00e9&nbsp;? demanda-t-il en souriant, curieux de ce qu\u2019il allait entendre. \u2014 Non, lui dit-on. \u2014 Parfait, dit K., mais quelle raison aurais-je alors d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 la convocation d\u2019aujourd\u2019hui&nbsp;? \u2014 On n\u2019aime pas en g\u00e9n\u00e9ral provoquer les mesures violentes de la justice&nbsp;\u00bb, dit la voix qui devint plus faible et s\u2019\u00e9teignit. \u00ab&nbsp;Il est tr\u00e8s imprudent au contraire de ne pas le faire, pensa K. tout en s\u2019en allant, il faut essayer de savoir [par exp\u00e9rience] ce que sont ces mesures violentes.&nbsp;\u00bb<br>Il se rendit chez Elsa sans une h\u00e9sitation. Confortablement rencogn\u00e9 dans la voiture, les mains dans les poches de son manteau \u2014 il commen\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 faire froid \u2014 il regardait la rue s\u2019agiter \u00e0 ses pieds. Ce n\u2019\u00e9tait pas sans satisfaction qu\u2019il se disait que le tribunal, s\u2019il \u00e9tait vraiment en fonction, [se trouvait] en ce moment [\u00e0 cause de lui dans] de s\u00e9rieuses difficult\u00e9s. Il n\u2019avait pas dit clairement s\u2019il viendrait ou ne viendrait pas&nbsp;; le juge l\u2019attendait donc, et peut-\u00eatre toute une foule&nbsp;; le seul K. ne para\u00eetrait pas, pour la d\u00e9ception de la galerie. Sans se soucier de la justice il se rendait o\u00f9 il voulait. Il se demanda un moment s\u2019il n\u2019avait pas par distraction donn\u00e9 l\u2019adresse du tribunal \u00e0 son cocher et lui lan\u00e7a bruyamment celle d\u2019Elsa&nbsp;; le cocher approuva de la t\u00eate&nbsp;: c\u2019\u00e9tait bien ce qu\u2019on lui avait dit. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0 K. cessa petit \u00e0 petit de penser au tribunal, et l\u2019id\u00e9e de la banque se mit comme autrefois \u00e0 l\u2019accaparer tout entier&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb1\">1<\/a>].<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>On notera la collusion, la confusion \u00e9tonnante \u2014 toujours possible apparemment pour Joseph K. \u2014 entre une convocation au Tribunal et un rendez-vous avec une femme. Elsa, on le sait, on l\u2019a dit, est un pr\u00e9nom qui signifie en h\u00e9breu&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dieu m\u2019est promesse&nbsp;\u00bb&nbsp;; pour celui qui ne tient pas ses promesses&nbsp;! quel pr\u00e9nom&nbsp;!\u2026&nbsp;: un chef d\u2019accusation en soi. La mise en abyme entre le rendez-vous amoureux avec la femme et la convocation du Tribunal nous ram\u00e8ne \u00e0 celui plaisamment baptis\u00e9 de l\u2019<em>Askanischer Hof <\/em>&nbsp;: o\u00f9 une troupe d\u2019amis, servant de jur\u00e9s pour la circonstance, prononc\u00e8rent \u00e0 Franz K. leur <strong>\u00ab&nbsp;Verdict&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;: il devait rompre ses fian\u00e7ailles avec Felice Bauer, puisque le mariage ne serait jamais consomm\u00e9.<br>Se rendant au Tribunal ou peut-\u00eatre au lieu o\u00f9 travaille Elsa, au lieu o\u00f9 il a rendez-vous avec Elsa, K. ne sait plus ce qu\u2019il a donn\u00e9 au cocher comme adresse. On notera le choix du fiacre, en outre, le choix du moyen hippomobile, donc du cheval, plut\u00f4t que du moyen m\u00e9canique, symbolique en soi, puisque le cheval est un animal psychopompe dans la litt\u00e9rature romane et romantique, qui vous fait passer du monde des vivants au monde des morts&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb2\">2<\/a>], par exemple, ou dans toute autre r\u00e9alit\u00e9 que celle o\u00f9 habituellement on vit.<br>Le Rendez-vous avec Elsa n\u2019est sans doute pas priv\u00e9, au reste&nbsp;: il va au caf\u00e9, o\u00f9 elle est serveuse, au <strong>\u00ab&nbsp;cabaret&nbsp;\u00bb<\/strong> o\u00f9 elle fait son num\u00e9ro, sans doute chaque soir, sans plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre \u00e9pisode marquant est la visite \u00e0 la m\u00e8re, autre marginalia. On y d\u00e9couvre que par rapport \u00e0 cette m\u00e8re, K. est un \u00ab&nbsp;\u00e9tranger&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00e9tranger&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb3\">3<\/a>]&nbsp;\u00bb au sens baudelairien du terme, \u00ab&nbsp;\u00e9tranger&nbsp;\u00bb aussi comme l\u2019\u00e9tranger de Camus&nbsp;: Meursault. \u00c9tranger \u00e0 soi-m\u00eame. \u00c9tranger au monde.<br>Le projet de visite \u00e0 la m\u00e8re nous apprend que la m\u00e8re est aveugle et se r\u00e9fugie dans la religion. Ce qui d\u00e9go\u00fbte K. \u00e9crit Franz K. Mme&nbsp;Grubach faisant les valises de M.&nbsp;K. appara\u00eet comme \u00e9tant pour K. une m\u00e8re de substitution. Elle est la m\u00e8re id\u00e9ale \u00e0 vrai dire, puisqu\u2019il la paie&nbsp;! donc il n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 elle. On retrouve l\u00e0, la vision prostitutionnelle que Joseph K. comme Franz K. peuvent avoir de la femme.<br>Si Franz K., n\u00e9vros\u00e9, est employ\u00e9 dans une compagnie d\u2019assurance (sic&nbsp;! on n\u2019aurait pu r\u00eaver plus parfaite ironie&nbsp;!\u2026), K., lui, est fond\u00e9 de pouvoir dans une banque. Or, l\u2019argent autorise, selon l\u2019utopie du monde moderne naissant alors, tout&nbsp;: d\u2019\u00eatre au dessus des gens, du monde, et surtout en dessous de soi-m\u00eame. K. pourtant s\u2019affiche contre la pr\u00e9varication et la corruption&nbsp;: \u00ab&nbsp;Moi, je ne mange pas de ce pain-l\u00e0&nbsp;!&nbsp;\u00bb Quelle Hypocrisie&nbsp;! Il refuse ses chemises et de payer les flics, mais avec Titorelli, il est pr\u00eat \u00e0 se vendre, \u00e0 donner son cul, ce que nous r\u00e9v\u00e8le presque explicitement la marginalia <strong>\u00ab&nbsp;La Maison&nbsp;\u00bb<\/strong>.<br>Une m\u00e8re qu\u2019on ne voit pas \u2014 il ne va la voir que tous les trois ans et encore&nbsp;!\u2026 \u2014 cela peut signifier plusieurs choses&nbsp;: d\u2019abord qu\u2019on est mal \u00e0 l\u2019aise en sa pr\u00e9sence, qu\u2019on a quelque chose \u00e0 lui cacher (son homosexualit\u00e9 inconsciente par exemple)&nbsp;; d\u2019autre part, plus profond\u00e9ment, plus radicalement \u2014 avec une radicalit\u00e9 artaudienne, d\u2019un Artaud qui r\u00eave d\u2019un \u00ab&nbsp;corps sans organe&nbsp;\u00bb, parce que l\u2019on est \u00e9tranger \u00e0 la corpor\u00e9\u00eft\u00e9 triomphante que toute m\u00e8re repr\u00e9sente, \u00e0 la sexualit\u00e9 que toute m\u00e8re repr\u00e9sente, dont l\u2019enfant m\u00eame est le symbole vivant de la finalit\u00e9 et du sens. Comme Meursault inspir\u00e9 par Joseph K. \u00e0 Camus, lequel est aussi l\u2019objet d\u2019un \u00ab&nbsp;proc\u00e8s&nbsp;\u00bb, Joseph .K est peut-\u00eatre passible de mort, parce qu\u2019il est \u00e9tranger \u00e0 sa m\u00e8re, donc \u00e0 la corpor\u00e9it\u00e9, donc \u00e0 la vie.<br>Joseph K., en somme, n\u2019aime personne, pas m\u00eame soi, d\u2019o\u00f9 la mort symbolique du couteau dans le c\u0153ur qu\u2019on retourne dans la plaie. K. ne sait pas aimer&nbsp;; K. ne saura jamais aimer. D\u2019o\u00f9 son constat&nbsp;: <strong>\u00ab&nbsp;comme un chien&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;; il meurt <strong>\u00ab&nbsp;comme un chien&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;; on notera l\u2019ellipse sur le verbe&nbsp;: \u00ab&nbsp;je meurs&nbsp;\u00bb&nbsp;; puisqu\u2019il n\u2019a pas aim\u00e9, il n\u2019a donc pas v\u00e9cu&nbsp;; il ne peut m\u00eame pas comme Meursault \u2014 donc plus pauvre que Meursault \u2014 dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;je meurs&nbsp;\u00bb. Il ne peut ni dire&nbsp;: j\u2019ai v\u00e9cu, ni je meurs. La condition pour pouvoir dire \u00ab&nbsp;je meurs&nbsp;\u00bb est de pouvoir dire \u00ab&nbsp;j\u2019ai v\u00e9cu&nbsp;\u00bb, et inversement. Pouvoir dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;je meurs&nbsp;\u00bb implique de pouvoir dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;j\u2019ai v\u00e9cu&nbsp;\u00bb&nbsp;; c\u2019est l\u00e0 la condition.<br>Qui revoit-il ou qui croit-il revoir ultimement avant de mourir&nbsp;: B\u00fcrnster \u2014 <em>alias<\/em> Felice Bauer, bien s\u00fbr \u2014&nbsp;: \u00e0 savoir celle qui lui a fait prendre conscience qu\u2019il \u00e9tait incapable d\u2019aimer.<br>Aimer l\u2019autre est la seule fa\u00e7on de s\u2019aimer soi, car on ne peut se voir positivement, construit, sans cesse reconstruit que dans les yeux de l\u2019autre. Si l\u2019on est un peu intelligent, comme l\u2019\u00e9tait Kafka \u2014 Hermann Kafka \u00e9tant lui au contraire, dans sa vanit\u00e9 satisfaite, le prototype m\u00eame du cr\u00e9tin absolu&nbsp;: celui-l\u00e0 m\u00eame pour qui la corpor\u00e9it\u00e9 qu\u2019on impose \u00e0 autrui dans le cadre de la sexualit\u00e9 n\u2019a jamais pos\u00e9 aucun probl\u00e8me&nbsp;: tant le vaniteux est toujours aussi \u00e9go\u00efste, \u2014 si l\u2019on est un tant soi peu intelligent, donc, on se trouve moche, nul, idiot&nbsp;; c\u2019est seulement dans les yeux de quelqu\u2019un qu\u2019on existe, qu\u2019on se b\u00e2tit et se reb\u00e2tit chaque jour, par amour pour elle ou pour lui.<br>Joseph K. finit avec un couteau de cuisine dans le c\u0153ur. On se souvient du passage sur lequel se cl\u00f4t le livre inachev\u00e9 sans doute de Franz K., mais la critique nous apprend que cette fin est l\u2019un des premiers fragments \u00e9crits par Franz K., peut-\u00eatre m\u00eame \u00e0 l\u2019origine m\u00eame du projet, de l\u2019envie d\u2019\u00e9crire le livre&nbsp;: <strong>\u00ab&nbsp;[\u2026] l\u2019un des deux messieurs venait de le saisir \u00e0 la gorge&nbsp;; l\u2019autre lui enfon\u00e7a le couteau dans le c\u0153ur et l\u2019y retourna par deux fois. Les yeux mourants, K. vit encore les deux messieurs pench\u00e9s tout pr\u00e8s de son visage qui observaient le d\u00e9nouement joue contre joue. \/ \u00ab\u00a0Comme un chien&nbsp;!\u00a0\u00bb dit-il, c\u2019\u00e9tait comme si la honte d\u00fbt lui survivre<\/strong>&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb4\">4<\/a>]<strong>.&nbsp;\u00bb<br><\/strong>Ce que d\u00e9crit Kafka ici, c\u2019est la mort de quelqu\u2019un qui n\u2019a pas aim\u00e9. Il est puni symboliquement par o\u00f9 il a faut\u00e9. Un \u00eatre qui n\u2019aime pas ne parvient pas \u00e0 se sortir de la \u00ab&nbsp;chiennerie&nbsp;\u00bb de la vie&nbsp;; un \u00eatre qui aime seul le peut. Quelqu\u2019un qui n\u2019aime pas son corps peut par amour pour l\u2019autre le consid\u00e9rer en effet comme un outil pour faire plaisir \u00e0 celui ou \u00e0 celle qu\u2019il aime, et, ainsi, constatant son efficacit\u00e9, finir en quelque sorte par l\u2019aimer&nbsp;; et tout s\u2019arrange. Mais un \u00eatre qui ne s\u2019aime pas et qui n\u2019aime pas est cern\u00e9 par sa propre viande&nbsp;: il est enferm\u00e9 en elle comme au cachot. L\u2019\u00eatre prostitu\u00e9, lui, n\u2019est qu\u2019un morceau de viande aussi&nbsp;; un \u00eatre qu\u2019on n\u2019aime pas n\u2019est lui aussi qu\u2019un morceau de viande qu\u2019on prostitue \u00e0 soi-m\u00eame et vou\u00e9 t\u00f4t ou tard \u00e0 l\u2019\u00e9quarrissage. K. n\u2019ayant jamais aim\u00e9, n\u2019est qu\u2019un morceau de viande. C\u2019est pourquoi il a droit au couteau de boucher pour finir et pour en finir.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Camus a pris pour mod\u00e8le Kafka dans son premier roman <em>L\u2019\u00c9tranger<\/em> \u2014 il est encore influenc\u00e9, \u2014 il n\u2019en demeure pas moins que son h\u00e9ros Meursault ne meurt pas <strong>\u00ab&nbsp;comme un chien&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;; Son destin ne lui propose qu\u2019une vie d\u2019assassin&nbsp;: il la prend quand m\u00eame&nbsp;; il choisit pleinement d\u2019enfin s\u2019assumer. Toute la diff\u00e9rence entre les deux h\u00e9ros tient au fait que Camus n\u2019a jamais eu de probl\u00e8mes graves d\u2019incarnation, de sexuation entendons&nbsp;; s\u2019il est vrai qu\u2019il partage avec Kafka l\u2019exp\u00e9rience de la tuberculose, la comparaison s\u2019arr\u00eate l\u00e0. Camus fut un amant sans \u00e9tat d\u2019\u00eatre, avec des \u00e9tats d\u2019\u00e2me sans doute mais sans \u00e9tat d\u2019\u00eatre. En outre, Camus est un humaniste&nbsp;: il croit en des valeurs communes, il se bat pour une \u00ab&nbsp;commune pr\u00e9sence&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb5\">5<\/a>]&nbsp;\u00bb au monde, accessible au \u00ab&nbsp;plus grand nombre&nbsp;\u00bb&nbsp;; Kafka, lui, ne se bat pour personne, autre que pour lui, et, il le sait d\u00e9j\u00e0 d\u2019avance&nbsp;: en vain&nbsp;; Kafka ne croit positivement en rien. L\u2019\u00e9criture est lib\u00e9ratoire chez Camus&nbsp;; chez Kafka elle ne rend compte que de \u00ab&nbsp;L\u2019Irr\u00e9m\u00e9diable&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb6\">6<\/a>]&nbsp;\u00bb et de \u00ab&nbsp;l\u2019Irr\u00e9parable&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb7\">7<\/a>]&nbsp;\u00bb d\u2019un emprisonnement r\u00e9dhibitoire.<br>Chez K. il n\u2019y a ni esp\u00e9rance, ni gr\u00e2ce. C\u2019est diff\u00e9rent chez Camus, puisque partant de l\u2019id\u00e9e et du concept d\u2019\u00ab&nbsp;absurde&nbsp;\u00bb qu\u2019il a d\u00e9couvert dans l\u2019\u0152uvre m\u00eame de Kafka, \u00e0 sa lecture, Camus, reprenant le mythe de Sysiphe et le posant comme un arch\u00e9type de la condition humaine, n\u2019en conclut pas moins, apr\u00e8s l\u2019avoir montr\u00e9 roulant sa pierre du bas de la montagne \u00e0 son sommet, en vain, qu\u2019 il faut imaginer Sysiphe heureux. Pour Kafka, Sysiphe ne l\u2019est pas&nbsp;: il est damn\u00e9, condamn\u00e9.<br>S\u2019il en faut une autre preuve&nbsp;: <em>La Colonie p\u00e9nitentiaire<\/em> offre avec sa machine \u00e0 tatouer, une autre m\u00e9taphore de l\u2019\u00e9criture. Chez Franz K. c\u2019est toujours sur le corps qu\u2019on \u00e9crit, c\u2019est toujours le corps, l\u2019id\u00e9e du corps, le support de toute \u00e9criture&nbsp;; et, il s\u2019agit pour lui toujours d\u2019occulter le corps par l\u2019\u00e9criture, jusqu\u2019\u00e0 en mourir, puisqu\u2019il ne croit pas \u00e0 la quelconque perspective d\u2019un \u00ab&nbsp;corps glorieux&nbsp;\u00bb&nbsp;; puisqu\u2019il ne croit pas possible que l\u2019art puisse enfin \u00eatre un jour pour ce qui le concerne le corps \u00ab&nbsp;Un&nbsp;\u00bb possible, ce fameux \u00ab&nbsp;corps sans organe&nbsp;\u00bb que r\u00eavera plus tard Artaud. Dans les lettres \u00e0 Felice, on lit ce terrible aveu&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><small>J\u2019ai souvent pens\u00e9 que la meilleure fa\u00e7on de vivre pour moi serait de m\u2019installer avec une lampe et ce qu\u2019il faut pour \u00e9crire au c\u0153ur d\u2019une vaste cave isol\u00e9e. On m\u2019apporterait mes repas et on les d\u00e9poserait toujours tr\u00e8s loin de ma place, derri\u00e8re la porte la plus ext\u00e9rieure de la cave. Aller chercher mon repas en robe de chambre en passant sous toutes les vo\u00fbtes serait mon unique promenade. Puis, je retournerais \u00e0 ma table, je mangerais avec ferveur et je me remettrais aussit\u00f4t \u00e0 travailler. Que n\u2019\u00e9crirais-je pas alors&nbsp;! De quelle profondeur ne saurais-je pas le tirer&nbsp;! Sans effort&nbsp;! Car la concentration extr\u00eame ne conna\u00eet pas l\u2019effort. Sauf que je ne pourrais peut-\u00eatre pas le faire longtemps, et qu\u2019au premier \u00e9chec, peut-\u00eatre in\u00e9vitable m\u00eame dans de pareilles conditions, je serais contraint de me r\u00e9fugier dans un acc\u00e8s grandiose de folie. Qu\u2019en dis-tu ch\u00e9rie&nbsp;? Ne te d\u00e9robe pas \u00e0 l\u2019habitant de la cave&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb8\">8<\/a>]&nbsp;!<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une lettre \u00e0 Max Brod dat\u00e9e du 5 ao\u00fbt 1922, on peut lire \u00e9galement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><small>[\u2026] pour donner \u00e0 toute cette histoire une pointe litt\u00e9raire \u2014 la pointe ne vient pas de moi, mais de la chose m\u00eame&nbsp;\u2014, j\u2019ajouterai que dans ma peur du voyage, il y a m\u00eame cette consid\u00e9ration que je serais \u00e9loign\u00e9 de ma table de travail au moins pour quelques jours. Et cette consid\u00e9ration ridicule est en r\u00e9alit\u00e9 la seule juste, car l\u2019existence&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb9\">9<\/a>] de l\u2019\u00e9crivain d\u00e9pend vraiment de sa table de travail, il ne peut jamais s\u2019\u00e9loigner de sa table de travail s\u2019il veut \u00e9chapper \u00e0 la folie, il doit s\u2019y accrocher avec les dents.<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>Autre texte consternant (mais on peut les multiplier \u00e0 l\u2019infini)&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><small>L\u2019amertume que j\u2019ai ressentie hier, chez Baum, quand Max a lu mon histoire d\u2019automobile. J\u2019\u00e9tais s\u00e9par\u00e9 de tout le monde et, en face de mon histoire, j\u2019avais le menton litt\u00e9ralement enfonc\u00e9 dans la poitrine. les phrases d\u00e9sordonn\u00e9es de cette histoire, o\u00f9 il y a des trous dans lesquels on pourrait mettre les deux mains&nbsp;; telle phrase ronfle, telle autre sonne le creux\u2026 N\u2019apparaissent que des d\u00e9buts d\u00e9cousus toujours et, par exemple, toute mon histoire d\u2019automobile n\u2019est faite que des d\u00e9buts d\u00e9cousus. Si je parvenais une fois \u00e0 \u00e9crire un ensemble plus important et bien construit du d\u00e9but \u00e0 la fin, l\u2019histoire ne pourrait jamais se d\u00e9tacher de moi d\u00e9finitivement et, en tant que proche parent d\u2019une histoire saine, je pourrais en \u00e9couter la lecture avec calme et les yeux ouverts&nbsp;; mais au contraire chaque morceau de l\u2019histoire vagabonde \u00e7a et l\u00e0 sans patrie et me jette dans la direction oppos\u00e9e&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb10\">10<\/a>].<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, comme pour conclure et revenir \u00e0 l\u2019essentiel du probl\u00e8me jamais r\u00e9solu, \u00e0 l\u2019origine de tout le travail litt\u00e9raire, qui n\u2019est qu\u2019un travail de deuil, de deuil de la vie pour le \u00ab&nbsp;Non-n\u00e9&nbsp;\u00bb qu\u2019est Franz K.&nbsp;: il s\u2019agit de revenir au coupable, \u00e0 Hermann Kafka, au p\u00e8re&nbsp;: l\u2019origine des \u00ab&nbsp;Lettres&nbsp;\u00bb, l\u2019origine kafka\u00efenne de toute litt\u00e9rature&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><small>[\u2026] l\u2019obstacle principal au mariage vient d\u00e9j\u00e0 de la conviction inalt\u00e9rable que pour entretenir une famille, et surtout pour la diriger, il faut tout ce que j\u2019ai reconnu en toi, et tout en m\u00eame temps le bon et le mauvais, tel que cela est organiquement li\u00e9 chez toi, donc la force et le sarcasme \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019autre, la sant\u00e9 et une certaine d\u00e9mesure, du bagou et de la m\u00e9diocrit\u00e9, de la confiance en soi et de l\u2019insatisfaction \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tous les autres, une pr\u00e9potence et de la tyrannie, une connaissance humaine et de la m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la plupart des gens, puis \u00e9galement des qualit\u00e9s sans d\u00e9savantages comme l\u2019assiduit\u00e9, la r\u00e9sistance, la pr\u00e9sence d\u2019esprit, le culot. De tout cela, je n\u2019avais presque rien ou tr\u00e8s peu seulement, et c\u2019est avec cela que je voulais me risquer \u00e0 me marier, alors que je voyais que m\u00eame toi tu avais fort \u00e0 lutter dans le mariage et, en outre, que tu te montrais insuffisant par rapport aux enfants&nbsp;? Je ne me suis \u00e9videmment pas pos\u00e9 cette question explicitement, et je n\u2019y r\u00e9ponds pas explicitement, sans quoi, la pens\u00e9e ordinaire se serait empar\u00e9e de la chose et m\u2019aurait fait voir d\u2019autres hommes qui sont diff\u00e9rents de toi (pour en nommer un proche qui est tr\u00e8s diff\u00e9rent de toi&nbsp;: oncle Richard), et qui se sont mari\u00e9s quand m\u00eame et ne se sont pas effondr\u00e9s pour autant, ce qui est d\u00e9j\u00e0 beaucoup et m\u2019aurait amplement suffi. Mais ce n\u2019est pas une question que j\u2019ai pos\u00e9e&nbsp;: je l\u2019ai v\u00e9cue depuis l\u2019enfance. D\u2019abord, je ne me suis pas mis \u00e0 l\u2019examen seulement par rapport au mariage, mais par rapport \u00e0 n\u2019importe quel d\u00e9tail, tu m\u2019as convaincu par ton exemple et par ton \u00e9ducation, comme j\u2019ai essay\u00e9 de te le d\u00e9crire, de mon incapacit\u00e9, et ce qui devenait vrai et te donnait raison pour n\u2019importe quel d\u00e9tail devait \u00e9videmment \u00eatre surabondamment vrai pour les plus grandes, donc pour le mariage. Jusqu\u2019\u00e0 mes tentatives de mariage, je me suis comport\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s comme un homme d\u2019affaires qui vit au jour le jour avec, il est vrai, des soucis et de tr\u00e8s mauvais pressentiments. Il fait de petits b\u00e9n\u00e9fices, qu\u2019en raison de leur raret\u00e9 il ne cesse de palper et d\u2019amplifier dans mon imagination, \u00e0 part quoi les pertes sont quotidiennes. Tout est comptabilis\u00e9, mais on ne fait jamais de bilan. Alors vient la n\u00e9cessit\u00e9 de faire le bilan, c\u2019est-\u00e0-dire les tentatives de mariage. Et il en est des fortes sommes avec lesquelles il faut compter ici comme s\u2019il n\u2019y avait jamais eu le moindre profit, tout n\u2019est qu\u2019une seule grande perte. Et maintenant marie-toi sans devenir fou&nbsp;! \/ C\u2019est ainsi que se cl\u00f4t la vie que j\u2019ai men\u00e9e jusqu\u2019ici avec toi, et voil\u00e0 les perspectives que cela v\u00e9hicule en soi pour le futur&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nb11\">11<\/a>].<\/small><\/p>\n\n\n\n<p><small>\u00a9Clo\u00ebt, avril-mai 2005<\/small><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh1\">1<\/a>]&nbsp;.\u2014 <em>Le Proc\u00e8s<\/em>, Chapitres inachev\u00e9s, \u00ab&nbsp;Pour l\u2019\u00e9pisode Elsa [Elsa]&nbsp;\u00bb, p. 288-289.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh2\">2<\/a>]&nbsp;.\u2014 Comme dans Lancelot, le chevalier de la charrette de Chrestien de Troyes.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh3\">3<\/a>]&nbsp;.\u2014 Voir&nbsp;: Charles Baudelaire, \u00ab&nbsp;L\u2019\u00c9tranger&nbsp;\u00bb, in <em>Le Spleen de Paris<\/em>, I.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh4\">4<\/a>]&nbsp;.\u2014 <em>Le Proc\u00e8s<\/em>, X, \u00ab&nbsp;Fin&nbsp;\u00bb, p. 279-280.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh5\">5<\/a>]&nbsp;.\u2014 Pour emprunter le titre d\u2019un recueil c\u00e9l\u00e8bre de son ami Ren\u00e9 Char, et rappeler le sublime <em>Discours de Su\u00e8de<\/em> en 1957, lors de sa remise du prix Nobel.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh6\">6<\/a>]&nbsp;.\u2014 Voir&nbsp;: Charles Baudelaire, \u00ab&nbsp;L\u2019Irr\u00e9m\u00e9diable&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Spleen et Id\u00e9al&nbsp;\u00bb, LXXXIV, in <em>Les Fleurs du Mal<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh7\">7<\/a>]&nbsp;.\u2014 Voir&nbsp;: Charles Baudelaire, \u00ab&nbsp;L\u2019Irr\u00e9parable&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Spleen et Id\u00e9al&nbsp;\u00bb, LIV, in <em>Les Fleurs du Mal<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh8\">8<\/a>]&nbsp;.\u2014 Lettres \u00e0 Felice, 14 au 15 janvier 1913.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh9\">9<\/a>]&nbsp;.\u2014 Franz K. utilise le mot allemand&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dasein&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh10\">10<\/a>]&nbsp;.\u2014 <em>Journal<\/em>, 5 novembre 1911.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article110.html#nh11\">11<\/a>]&nbsp;.\u2014 <em>Lettre au p\u00e8re<\/em>, p. 73-75.<\/p>\n\n\n\n<p>Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps \u00ab&nbsp;LA JUSTICE&nbsp;\u00bb, DE LA CAVE, DU \u00ab&nbsp;CABINET DE D\u00c9BARRAS&nbsp;\u00bb&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-449","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voies-textes-critiques"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps \u00ab&nbsp;LA JUSTICE&nbsp;\u00bb, DE LA CAVE, DU \u00ab&nbsp;CABINET DE D\u00c9BARRAS&nbsp;\u00bb...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Revue Polaire\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/polaire.editions\/?locale=fr_FR\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2008-02-08T14:53:00+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-08-06T13:57:40+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Jean-Louis Clo\u00ebt\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Jean-Louis Clo\u00ebt\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"Jean-Louis Clo\u00ebt\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/11d483a5451aa8b6c61183495e4e3cd5\"},\"headline\":\"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9\",\"datePublished\":\"2008-02-08T14:53:00+00:00\",\"dateModified\":\"2023-08-06T13:57:40+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/\"},\"wordCount\":3978,\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#organization\"},\"articleSection\":[\"Voies (textes critiques)\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/\",\"name\":\"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2008-02-08T14:53:00+00:00\",\"dateModified\":\"2023-08-06T13:57:40+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/2008\\\/02\\\/08\\\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#website\",\"url\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/\",\"name\":\"Revue Polaire\",\"description\":\"Pour retrouver magn\u00e9tiquement, au-del\u00e0, en-de\u00e7\u00e0 des frilosit\u00e9s postmodernes, l&#039;esprit des p\u00f4les, le grand Air\u2026\",\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#organization\",\"name\":\"Revue Polaire\",\"url\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/10\\\/cropped-cropped-cropped-b-vert-deau-1-2.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/10\\\/cropped-cropped-cropped-b-vert-deau-1-2.png\",\"width\":246,\"height\":246,\"caption\":\"Revue Polaire\"},\"image\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/polaire.editions\\\/?locale=fr_FR\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/11d483a5451aa8b6c61183495e4e3cd5\",\"name\":\"Jean-Louis Clo\u00ebt\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/Montage-9-150x150.jpg\",\"url\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/Montage-9-150x150.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/Montage-9-150x150.jpg\",\"caption\":\"Jean-Louis Clo\u00ebt\"},\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/revuepolaire.com\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/revuepolaire.com\\\/index.php\\\/author\\\/admin3723\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire","og_description":"Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps \u00ab&nbsp;LA JUSTICE&nbsp;\u00bb, DE LA CAVE, DU \u00ab&nbsp;CABINET DE D\u00c9BARRAS&nbsp;\u00bb...","og_url":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/","og_site_name":"Revue Polaire","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/polaire.editions\/?locale=fr_FR","article_published_time":"2008-02-08T14:53:00+00:00","article_modified_time":"2023-08-06T13:57:40+00:00","author":"Jean-Louis Clo\u00ebt","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Jean-Louis Clo\u00ebt","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/"},"author":{"name":"Jean-Louis Clo\u00ebt","@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#\/schema\/person\/11d483a5451aa8b6c61183495e4e3cd5"},"headline":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9","datePublished":"2008-02-08T14:53:00+00:00","dateModified":"2023-08-06T13:57:40+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/"},"wordCount":3978,"publisher":{"@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#organization"},"articleSection":["Voies (textes critiques)"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/","url":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/","name":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9 - Revue Polaire","isPartOf":{"@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#website"},"datePublished":"2008-02-08T14:53:00+00:00","dateModified":"2023-08-06T13:57:40+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/02\/08\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-9\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"http:\/\/revuepolaire.com\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 9"}]},{"@type":"WebSite","@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#website","url":"http:\/\/revuepolaire.com\/","name":"Revue Polaire","description":"Pour retrouver magn\u00e9tiquement, au-del\u00e0, en-de\u00e7\u00e0 des frilosit\u00e9s postmodernes, l&#039;esprit des p\u00f4les, le grand Air\u2026","publisher":{"@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"http:\/\/revuepolaire.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#organization","name":"Revue Polaire","url":"http:\/\/revuepolaire.com\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/cropped-cropped-cropped-b-vert-deau-1-2.png","contentUrl":"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/cropped-cropped-cropped-b-vert-deau-1-2.png","width":246,"height":246,"caption":"Revue Polaire"},"image":{"@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/polaire.editions\/?locale=fr_FR"]},{"@type":"Person","@id":"http:\/\/revuepolaire.com\/#\/schema\/person\/11d483a5451aa8b6c61183495e4e3cd5","name":"Jean-Louis Clo\u00ebt","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Montage-9-150x150.jpg","url":"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Montage-9-150x150.jpg","contentUrl":"https:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Montage-9-150x150.jpg","caption":"Jean-Louis Clo\u00ebt"},"sameAs":["http:\/\/revuepolaire.com"],"url":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/author\/admin3723\/"}]}},"author_meta":{"display_name":"Jean-Louis Clo\u00ebt","author_link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/author\/admin3723\/"},"featured_img":null,"coauthors":[],"tax_additional":{"categories":{"linked":["<a href=\"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/category\/voies-textes-critiques\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Voies (textes critiques)<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Voies (textes critiques)<\/span>"]}},"comment_count":"0","relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 18 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 3 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 8 f\u00e9vrier 2008","modified":"Mise \u00e0 jour le 6 ao\u00fbt 2023"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 8 f\u00e9vrier 2008 15h53","modified":"Mise \u00e0 jour le 6 ao\u00fbt 2023 15h57"},"featured_img_caption":"","series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=449"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/449\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":453,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/449\/revisions\/453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}