{"id":458,"date":"2008-01-31T16:01:00","date_gmt":"2008-01-31T15:01:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=458"},"modified":"2023-08-06T16:03:19","modified_gmt":"2023-08-06T14:03:19","slug":"franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/01\/31\/franz-kafka-ou-le-non-ne-chapitre-5\/","title":{"rendered":"Franz Kafka ou le \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, chapitre 5"},"content":{"rendered":"\n<p>Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE R\u00caVE MIS AU C\u0152UR DU LIVRE.<br><\/strong><br>Pratiquer la critique d\u2019art, la critique litt\u00e9raire, c\u2019est comme d\u00e9monter un transistor&nbsp;: il convient de proc\u00e9der \u00e9l\u00e9ment par \u00e9l\u00e9ment avant de raisonner sur le fonctionnement de l\u2019ensemble. Il s\u2019agit de recenser d\u2019abord tous les \u00e9l\u00e9ments de mani\u00e8re exhaustive, en voyant pour chacun \u00e0 quel autre il est imm\u00e9diatement raccord\u00e9 \u2014 ainsi qu\u2019\u00e0 la biographie, si n\u00e9cessaire, ponctuellement, \u2014 pour comprendre leur utilit\u00e9&nbsp;; mais il ne faut pas faire fonctionner l\u2019intertextualit\u00e9 d\u2019ensemble avant d\u2019avoir recens\u00e9 ainsi tous les \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n\n\n\n<p>Une question se pose&nbsp;: \u00e0 quel \u00e9l\u00e9ment raccorder \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, non plus dans les <em>marginalia,<\/em> mais dans le texte m\u00eame du <em>Proc\u00e8s <\/em>&nbsp;? Dans le fragment \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb \u00e9cart\u00e9 par Kafka parce que jug\u00e9 trop explicite, Joseph K se meut une fois encore, une fois de plus, on l\u2019a vu \u2014 comme pour mieux marquer l\u2019obsession de la qu\u00eate impossible d\u2019identit\u00e9, \u2014 entre ses doubles&nbsp;: \u00e0 savoir ce qu\u2019il voudrait \u00eatre (un artiste), ce qu\u2019il risque d\u2019\u00eatre simplement (un banal fonctionnaire que l\u2019on pourrait cloner \u00e0 l\u2019infini&nbsp;; c\u2019est au reste pour nous sugg\u00e9rer cette multiplication infinie qu\u2019ils sont deux comme Wilhelm ou Franz au chapitre 1 du <em>Proc\u00e8s,<\/em> \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019artiste qui, lui, demeure singulier).<br>Dans \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, pour Joseph K. donc pour Kafka&nbsp;: une seule perspective&nbsp;: la mort&nbsp;; une seule consolation&nbsp;: laisser un nom. L\u2019interrogation du fantasme sous forme d\u2019\u00e9nigme \u2014 mais il ne s\u2019agit l\u00e0 en somme pour Franz K., une fois encore, une fois de plus, que d\u2019une question oratoire, \u2014 l\u2019interrogation de l\u2019oracle se passe symboliquement sur le territoire patrimonial juif, juda\u00efque&nbsp;: le cimeti\u00e8re de famille de Franz Kafka et de Joseph K., le cimeti\u00e8re juif de Prague.<br>Laisser un nom&nbsp;? Disons plut\u00f4t&nbsp;: laisser un nom, peut-\u00eatre&nbsp;!\u2026 Dans le <em>Journal<\/em> \u00e0 la date du 15 d\u00e9cembre 1910, on peut lire&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><small>[\u2026] je suis de pierre, je suis comme ma propre pierre tombale, il n\u2019y a l\u00e0 aucune faille possible pour le doute ou pour la foi, pour l\u2019amour ou la r\u00e9pulsion, pour le courage ou pour l\u2019angoisse en particulier ou en g\u00e9n\u00e9ral, seul vit un vague espoir, mais pas mieux que ne vivent les inscriptions sur les pierres tombales.<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>Notons au passage que \u00ab&nbsp;Peut-\u00eatre&nbsp;\u00bb est sans doute la plus juste traduction du mot \u00ab&nbsp;Javeh&nbsp;\u00bb selon l\u2019h\u00e9bra\u00efste Andr\u00e9 Chouraqui. Comme tous les g\u00e9nies, Kafka est tourment\u00e9 parce que trop grand dans un monde trop petit pour lui&nbsp;: s\u2019il veut y bouger, s\u2019y mouvoir, il doit ramper, sinon il se cogne partout. Il lui faut chercher un trou, \u00e0 d\u00e9faut de \u00ab&nbsp;faire son trou&nbsp;\u00bb dans la vie. Dans \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, c\u2019est en rampant que K. va entrer dans la mort. \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, ce passage trop explicite, est retir\u00e9, parce qu\u2019un g\u00e9nie sait qu\u2019un chef d\u2019\u0153uvre doit \u00ab&nbsp;semer des points d\u2019interrogation \u00e0 foison&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb1\">1<\/a>]&nbsp;\u00bb et que le lecteur se doit d\u2019\u00eatre co-cr\u00e9ateur avec l\u2019auteur de la \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb toujours nouvelle et surprenante du livre. \u00ab&nbsp;Lire, c\u2019est [toujours] cr\u00e9er \u00e0 deux&nbsp;\u00bb disait Balzac, \u00e9voquant sans nul doute par l\u00e0 la ma\u00efeutique socratique. Ainsi, plus l\u2019auteur est grand, plus il se tait.<br>Le g\u00e9nie de Kafka, c\u2019est de pousser la puissance d\u2019interrogation a son degr\u00e9 maximal gr\u00e2ce \u00e0 son hyst\u00e9rie&nbsp;; aussi incarne-t-il toutes les interrogations de son temps, de son \u00e9poque de transition, de fin d\u2019un monde et par cons\u00e9quent de pr\u00e9misses d\u2019un autre&nbsp;: moderne, inconnu, inqui\u00e9tant, o\u00f9 plus aucun rep\u00e8re n\u2019existera. Joseph K., c\u2019est l\u2019homme moderne ou plut\u00f4t l\u2019homme ancien face au monde moderne naissant, en pleine conception, au bord du cataclysme de son accouchement. Il se peut que la tombe de K., en somme, dans \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb soit aussi cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Kafka sentait confus\u00e9ment, intuitivement qu\u2019il lui fallait un r\u00eave dans <em>Le Proc\u00e8s,<\/em> dans son roman&nbsp;; plus sp\u00e9cifiquement un r\u00eave mis en abyme dans le r\u00eave d\u00e9j\u00e0 qu\u2019est tout le livre. Ce r\u00eave dans le corps du livre, c\u2019est sans doute l\u2019avant dernier chapitre \u00ab&nbsp;\u00c0 la cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb, o\u00f9 l\u2019on est presque explicitement en plein univers onirique. Kafka dans ce passage joue moins qu\u2019ailleurs sur l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 r\u00eave-r\u00e9alit\u00e9, au reste. En comparant les deux textes, que constater&nbsp;? D\u00e9j\u00e0, premier point, comme un pr\u00e9alable, avec le chapitre \u00ab&nbsp;\u00c0 la cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb, on passe du lieu connect\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage et au monde juda\u00efque, juif, d\u2019 \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, au lieu connect\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage et au monde chr\u00e9tien, catholique, qui est celui de ce qu\u2019on peut nommer pour lui comme pour sa famille, objectivement \u2014 compte tenu de l\u2019antis\u00e9mitisme ambiant d\u2019alors \u2014&nbsp;: le pays d\u2019accueil. Kafka, dans ce passage, pose pour la seconde fois la question de Dieu. Or, on sait que Kafka se pose cette question chaque fois qu\u2019il va mal, c\u2019est-\u00e0-dire avec une r\u00e9gularit\u00e9 maniaque.<br>Que contient le r\u00e9cit du pr\u00eatre, du suppos\u00e9, du soi-disant \u00ab&nbsp;aum\u00f4nier des prisons&nbsp;\u00bb&nbsp;: la parabole du Tout et du Rien, lorsqu\u2019on y regarde bien. On songe \u00e0 Socrate, \u00e0 S\u00e9n\u00e8que, \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage de la sagesse antique gr\u00e9co-latine en cours dans l\u2019univers jud\u00e9o-chr\u00e9tien d\u2019Occident&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je sais que je ne sais rien.&nbsp;\u00bb Une chose est s\u00fbre, c\u2019est que ce pr\u00eatre est un sphinx qui pose \u00e0 K. la question \u0153dipienne \u00e0 laquelle K. ne sait r\u00e9pondre. On notera que naturellement \u2014 le mythe ne le veut-il pas ainsi&nbsp;? \u2014 K. meurt imm\u00e9diatement apr\u00e8s son \u00e9chec, parce qu\u2019il n\u2019a pas su r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019\u00e9nigme. C.Q.F.D.&nbsp;!\u2026 Ce que dit au lecteur l\u2019aum\u00f4nier des prisons en somme, le suppos\u00e9 aum\u00f4nier des prisons&nbsp;: c\u2019est que chaque \u00eatre porte le sphinx en soi qui l\u2019interroge et d\u00e9cide de sa vie ou de sa mort \u00e0 venir.<br>Dans \u00ab&nbsp;\u00c0 la cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb \u2014 le roman est \u00e0 cet \u00e9gard ma\u00efeutique, \u2014 on assiste \u00e0 nouveau une \u00e9volution mentale de Joseph K.. D\u00e9cisive, cette fois. Si nous sommes dans un r\u00eave, un cauchemar, tous les personnages sont des \u00e9manations mentales n\u00e9es du cerveau de Joseph K., et, par cons\u00e9quent des doubles de K. en quelque sorte, des possibles de Joseph K. en tous cas (c\u2019est-\u00e0-dire \u2014 ne l\u2019oublions pas \u2014 de Franz K., ni plus ni moins de Franz Kafka).<br>\u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb&nbsp;? Une preuve qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un r\u00eave&nbsp;? D\u2019embl\u00e9e, K. tutoie le pr\u00eatre alors qu\u2019il est un fond\u00e9 de pouvoir coinc\u00e9 et tr\u00e8s \u00ab\u00a0social\u00a0\u00bb, alors m\u00eame que dans ses rapports humains il fonctionne presque toujours de mani\u00e8re hi\u00e9rarchique, jouant de sa sup\u00e9riorit\u00e9 sociale d\u00e8s qu\u2019il le peut. Kafka voulait un r\u00eave, oui, il en sentait confus\u00e9ment la n\u00e9cessit\u00e9 pour que son ouvrage fonctionne&nbsp;; un \u00e9crivain comme un critique se lance ainsi dans l\u2019aventure de l\u2019\u00e9crit en \u00e9coutant son intuition avant tout. S\u2019il supprime, s\u2019il \u00e9carte \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, la <em>marginalia<\/em>, du premier \u00e9tat de son manuscrit \u2014 et l\u2019on sait que ce que Brod publie n\u2019est qu\u2019un premier \u00e9tat du livre, sans plus, un <em>work in progress,<\/em> qui nous permet plus que dans aucun autre essai de voir comment travaillait Franz Kafka, \u2014 c\u2019est parce que \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, ce r\u00eave-l\u00e0, est trop explicite. K. n\u2019en sait pas moins qu\u2019il lui faut un r\u00eave, un r\u00eave implicite, le plus implicite possible. On peut raisonnablement penser \u2014 c\u2019est ma th\u00e8se ici \u2014 que ce r\u00eave dont il sait avoir besoin est \u00ab\u00a0Le R\u00eave de la cath\u00e9drale\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Des preuves qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019un r\u00eave, d\u2019autres preuves&nbsp;? L\u2019obscurit\u00e9 quasi biblique, et, en outre, paradoxale, qui r\u00e8gne \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cette cath\u00e9drale&nbsp;; les \u00ab&nbsp;T\u00e9n\u00e8bres de l\u2019ext\u00e9rieur&nbsp;\u00bb, en effet \u2014 \u00ab&nbsp;l\u00e0, o\u00f9 ne sont que pleurs et grincements de dents&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb2\">2<\/a>]&nbsp;\u00bb, \u2014 les \u00ab&nbsp;T\u00e9n\u00e8bres de l\u2019ext\u00e9rieur&nbsp;\u00bb sont \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cath\u00e9drale, symboliquement. Le symbole se d\u00e9code assez facilement&nbsp;: n\u2019oublions pas que la fin du monde des P\u00e8res n\u2019est jamais que la cons\u00e9quence d\u2019un \u00e9v\u00e9nement plus ancien encore et qui remonte aux origines du romantisme, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019esprit d\u00e9miurge qui s\u2019est focalis\u00e9 et traduit historiquement par la R\u00e9volution fran\u00e7aise&nbsp;: la Mort de Dieu annonc\u00e9e par Jean-Paul Richter d\u00e8s 1790&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb3\">3<\/a>]. Les t\u00e9n\u00e8bres sont donc install\u00e9es jusque dans les cath\u00e9drales, les \u00e9glises. Cette vieille m\u00e9taphore romantique d\u00e9tourn\u00e9e de <em>La Bible<\/em>, emprunt\u00e9e \u00e0 l\u2019<em>Aufklarung<\/em>&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb4\">4<\/a>] aussi qui l\u2019a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e et recycl\u00e9e, est assez efficace sous la plume de K.&nbsp;: \u00ab&nbsp;Prenez un lieu commun, frottez-le, nettoyez-le, disait Cocteau, vous ferez \u0153uvre de po\u00e8te&nbsp;\u00bb&nbsp;; la r\u00e9novation op\u00e9r\u00e9e par Kafka est ici assez po\u00e9tique et moderne&nbsp;: le pr\u00eatre laisse \u00e0 la fin K. en effet sans lampe \u00e9lectrique \u00ab&nbsp;\u00e9teinte depuis longtemps&nbsp;\u00bb \u00e9crit Kafka, laquelle semble assez clairement \u00eatre la valeur embl\u00e9matique du cart\u00e9sianisme, d\u2019une certaine raison qui a remplac\u00e9 la croyance et cependant n\u2019\u00e9claire gu\u00e8re, plus gu\u00e8re&nbsp;: elle se d\u00e9charge tout de suite. Les cierges, eux, \u2014 lumi\u00e8re de la religion \u2014 pour K. n\u2019\u00e9clairent pas assez, n\u2019\u00e9clairent plus assez, pour un homme habitu\u00e9 \u00e0 user du cart\u00e9sianisme, pour un homme ayant adopt\u00e9 d\u2019autres habitudes mentales, pour voir les statues et les bas-reliefs&nbsp;: \u00e9trangement Kafka n\u00e9glige les peintures&nbsp;; comme dans \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb, faite pour durer, il veut une pens\u00e9e inscrite dans le marbre, dans la pierre&nbsp;; ces cierges, le bedeau les a tous mouch\u00e9s, d\u00e9\u00e7u par K.<br>Puisque nous parlons de pierre et de statues, autres \u00e9l\u00e9ments symboliques, oniriques&nbsp;: la chaire-niche o\u00f9 le pr\u00eatre se statufie en statue du Commandeur qui d\u00e9tient \u00e0 la fois le secret de l\u2019\u00e9nigme et le pouvoir du jugement. On fait ais\u00e9ment la mise en abyme avec la st\u00e8le du cimeti\u00e8re du fragment \u00e9cart\u00e9 \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb. Par le biais de ces notations m\u00e9taphoriques et symboliques, orchestr\u00e9es subtilement, fil\u00e9es, la question que se pose K. est sempiternellement la m\u00eame, obs\u00e9dante, angoiss\u00e9e, r\u00e9v\u00e9lant sa panique m\u00e9taphysique, son d\u00e9lire qu\u2019il voudrait pythique et sacr\u00e9 mais qui n\u2019est que narcissique au fond&nbsp;: \u00e0 d\u00e9faut de pouvoir r\u00e9pondre \u00e0 la question \u00ab&nbsp;qui suis-je&nbsp;?&nbsp;\u00bb, c\u2019est, sempiternelle, une autre question qu\u2019il se pose&nbsp;: \u00ab&nbsp;Que restera-t-il de moi&nbsp;?&nbsp;\u00bb Elle n\u2019est bien s\u00fbr chez l\u2019hyst\u00e9rique Kafka que l\u2019ersatz de la question \u00ab&nbsp;Qui suis-je&nbsp;?&nbsp;\u00bb, indubitablement. \u00c0 la question \u00e0 l\u2019impossible r\u00e9ponse&nbsp;: \u00ab&nbsp;Que serais-je dans la vie&nbsp;?&nbsp;\u00bb, Joseph K. comme Franz Kafka son double matriciel substitue cette autre question&nbsp;: \u00ab&nbsp;Que serais-je dans la mort&nbsp;?&nbsp;\u00bb \u00c0 d\u00e9faut de trouver des raisons de vivre et \u00e0 d\u00e9faut de savoir et de pouvoir vivre, l\u2019homme, tout homme, se voit contraint de trouver des raisons de mourir, d\u2019apprendre \u00e0 mourir. \u00ab&nbsp;La gloire n\u2019est que le deuil \u00e9clatant du bonheur&nbsp;\u00bb selon Madame de Sta\u00ebl. (Et il conviendrait ici opportun\u00e9ment de retrouver la phrase de Camus qui dit exactement la m\u00eame chose).<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi \u00e9crire&nbsp;? Comme Samuel Beckett \u00e0 une enqu\u00eate pour un magazine litt\u00e9raire, Franz Kafka aurait pu r\u00e9pondre laconiquement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Bon qu\u2019\u00e0 \u00e7a.&nbsp;\u00bb. De fait, sans doute 98% des auteurs, des artistes pourraient r\u00e9pondre ainsi&nbsp;; il n\u2019y a en somme que tr\u00e8s peu de v\u00e9ritables artistes qui pratiquent une cr\u00e9ation v\u00e9ritable, entendons quasiment \u00e0 l\u2019image de Dieu&nbsp;: celle du don&nbsp;; l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9, pour ne pas dire la totalit\u00e9 des artistes dans certaines g\u00e9n\u00e9rations, ne produisent qu\u2019un art de type auto-th\u00e9rapeutique ou du moins cens\u00e9 les soigner, avec l\u2019alibi qu\u2019il soigne le public aussi par le biais de quelque obscure et tr\u00e8s suppos\u00e9 catharsis. 98% des statues dans le Panth\u00e9on de l\u2019Art mondial se devraient d\u2019\u00eatre d\u00e9boulonn\u00e9es. Tr\u00e8s peu sont dans la position d\u2019une r\u00e9elle cr\u00e9ation du don, beaucoup sont dans une cr\u00e9ation de type n\u00e9vrotique suppos\u00e9e th\u00e9rapeutique et en v\u00e9rit\u00e9 de substitution. R\u00e9p\u00e9tons-le.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre pistes \u00e0 suivre \u00e0 pr\u00e9sent&nbsp;? Reste \u00e0 voir parmi les protagonistes explicites ou implicites du chapitre \u00ab&nbsp;\u00c0 la cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb&nbsp;: le Directeur. Le Directeur de Joseph K. est fatalement complice avec le pr\u00eatre qui dit \u00e0 K.&nbsp;: \u00ab&nbsp;c\u2019est moi qui t\u2019ai fait venir.&nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9glise est complice du pouvoir.<br>Autre piste encore&nbsp;: pourquoi un Italien qui ne veut voir que la cath\u00e9drale, et, en d\u00e9finitive, ne vient m\u00eame pas la voir&nbsp;? Nous y reviendrons.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;la cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb, si l\u2019on fait le bilan de la parabole de l\u2019aum\u00f4nier-sphinx, on parle d\u2019une histoire de ch\u00e2teau&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb5\">5<\/a>], c\u2019est-\u00e0-dire de pouvoir. \u00c9glise, \u00c9tat&nbsp;: les deux instances du pouvoir moribond des P\u00e8res&nbsp;; car le monde des P\u00e8res se meurt, est \u00e0 l\u2019agonie, et, on dispersera bient\u00f4t les restes du cadavre Autriche-Hongrie, six ans suffiront pour que tout s\u2019accomplisse en ce sens, en 1919. \u00ab&nbsp;Le ch\u00e2teau&nbsp;\u00bb dans la \u00ab&nbsp;cath\u00e9drale&nbsp;\u00bb&nbsp;; on appr\u00e9ciera la mise en abyme. On note au demeurant la pr\u00e9sence de plusieurs mises en abyme&nbsp;; celle-l\u00e0 est la plus essentielle, puisqu\u2019elle contient toutes les autres. La parabole visuelle de la cath\u00e9drale, parabole en soi, contient la parabole du \u00ab&nbsp;ch\u00e2teau&nbsp;\u00bb\u2026 Question, en effet&nbsp;: qui contient quoi&nbsp;? R\u00e9ponse&nbsp;: le prisonnier. Le prisonnier est Joseph K., lequel est lui-m\u00eame Kafka. Le gardien est Joseph K. aussi qui est lui-m\u00eame Kafka, puisque la n\u00e9vrose se maintient par l\u2019inhibition&nbsp;; toute n\u00e9vrose est schizo\u00efde&nbsp;: l\u2019inhib\u00e9 \u00e9tant \u00e0 la fois sa propre victime, son propre bourreau, entretenant avec soi-m\u00eame un rapport sadomasochiste. Au passage, il n\u2019est pas indiff\u00e9rent de noter que <em>La V\u00e9nus \u00e0 la fourrure<\/em> est \u00e9crite et pens\u00e9e par un autrichien Sacher-Masoch, quelque dizaines d\u2019ann\u00e9es avant&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb6\">6<\/a>], pr\u00e9figurant et annon\u00e7ant comme tentant d\u2019incarner, d\u2019exprimer dans l\u2019histoire individuelle d\u2019une vie, l\u2019Histoire m\u00eame de la d\u00e9cadence de la vieille Europe.<br>K., sadomasochiste \u00e9vident, est son pire ennemi et son ami complaisant \u00e0 la fois&nbsp;; il refl\u00e8te toute l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du rapport bourreau-victime&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb7\">7<\/a>]. Mais quelque part le n\u00e9vros\u00e9 se m\u00e9nage toujours&nbsp;: le gardien n\u2019est jamais vraiment violent avec son prisonnier&nbsp;: il le torture, mais lentement. Le prisonnier qu\u2019est le n\u00e9vros\u00e9, son but secret, inconscient, c\u2019est d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la vie, par peur, par paresse. Le malheur est paisible&nbsp;: \u00e0 la fin \u00ab&nbsp;on n\u2019aime plus&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;tout seul peut-\u00eatre mais peinard&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb8\">8<\/a>]&nbsp;\u00bb comme dit Ferr\u00e9. Ce qui est difficile, ce n\u2019est pas de devenir heureux, ou riche, ou g\u00e9nial, ou beau [\u2026], [\u2026], etc., etc.&nbsp;:\u2026 c\u2019est de le rester. Le malheur est paisible, oui. Le bonheur est exigeant et fatiguant car \u00e0 chaque instant une fois qu\u2019on l\u2019a, qu\u2019on l\u2019a conquis de haute lutte le plus souvent, il faut le d\u00e9fendre, ce qui vous inscrit cruellement dans le temps. Le bonheur est inscrit dans le temps de la lutte, or, le n\u00e9vros\u00e9 r\u00eave d\u2019\u00eatre toujours, continuellement, sempiternellement, maladivement, incurablement enfin, d\u2019\u00eatre hors temps, hors lieu, hors temps, hors soi&nbsp;; c\u2019est pourquoi il use souvent de drogue, d\u2019alcool, de sexe parfois \u2014 tous ne sont pas inhib\u00e9s sur ce plan \u2014 immod\u00e9r\u00e9ment. Le n\u00e9vros\u00e9 recherche la transe en somme ou des \u00e9quivalents. Quoi&nbsp;?\u2026 Par exemple, la danse pour les filles, laquelle rel\u00e8ve de la transe archa\u00efque&nbsp;; et Kafka danse aussi dans \u00ab&nbsp;Un r\u00eave&nbsp;\u00bb par exemple il danse la danse du labyrinthe \u2014 elle \u00e9tait un rituel \u00e0 Minos \u2014 pour montrer qu\u2019il sait \u00e9chapper au Minotaure, comme les Mino\u00e9ens. Quoi d\u2019autre qui lui soit li\u00e9e&nbsp;?\u2026 L\u2019ivresse&nbsp;?\u2026 L\u2019ivresse du prisonnier&nbsp;?\u2026 Kafka n\u2019a acc\u00e8s qu\u2019\u00e0 une seule ivresse \u2014 on le sait par Milena \u2014 l\u2019ivresse du r\u00e9cit. Ce qui rend Kafka \u00ab\u00a0formidablement\u00a0\u00bb (au sens \u00e9tymologique&nbsp;: \u00ab&nbsp;qui fait peur&nbsp;\u00bb) archa\u00efque. Kafka retourne sans cesse au besoin de mythologie (Cf.&nbsp;: la lettre \u00e0 Pollack). Le r\u00e9cit, c\u2019est ce qui reste quand tout est d\u00e9truit. Pour sauver le r\u00e9cit lui-m\u00eame de la destruction et de la mort&nbsp;: il n\u2019est qu\u2019un seul moyen alors&nbsp;: en faire un mythe. Au reste, ne serait-il pas pour cela m\u00eame un mythe, lui, \u00ab&nbsp;Franz Kafka&nbsp;\u00bb&nbsp;? Le plus grand cr\u00e9ateur de mythe moderne au XXe si\u00e8cle naissant. Que l\u2019on songe simplement pour s\u2019en convaincre \u00e0 l\u2019adjectif&nbsp;: \u00ab&nbsp;kafka\u00efen&nbsp;\u00bb qui le consacre comme tel. Il est difficile de laisser un nom, mais plus difficile encore de laisser un pr\u00e9nom, et, le comble pour un artiste ou un scientifique, un politique ou autre, c\u2019est de laisser un adjectif pour qualifier le r\u00e9el&nbsp;: signe m\u00eame qu\u2019on est devenu un mythe qui pr\u00eate \u00e0 concepts.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Italien qui ne veut voir que la cath\u00e9drale et en d\u00e9finitive ne va pas la voir car il sait ce qu\u2019il va y trouver&nbsp;: rien que \u00ab&nbsp;T\u00e9n\u00e8bres&nbsp;\u00bb, c\u2019est le symbole m\u00eame de la chr\u00e9tient\u00e9 modern&nbsp;: celle de L\u00e9on XIII qui a socialis\u00e9 l\u2019\u00c9glise. Au seuil du grand conflit mondial, l\u2019\u00c9glise catholique est une entreprise d\u00e9j\u00e0, dans laquelle d\u00e9j\u00e0 beaucoup de croyants ne se reconnaissent plus. L\u2019Italien, ici, c\u2019est, symboliquement bien s\u00fbr, une sorte de l\u00e9gat du Pape, qui sait que la Religion \u00ab\u00a0c\u2019est foutu\u00a0\u00bb. La Religion et la monarchie, il le sait, \u2014 autant que le h\u00e9ros du \u00ab&nbsp;Joueur d\u2019\u00e9checs&nbsp;\u00bb \u00e0 venir sous la plume d\u2019un Stefan Zweig \u00e0 venir pour ent\u00e9riner le d\u00e9sastre \u2014 sont d\u00e9j\u00e0 perdues. K. ressent cette fin d\u2019un monde, confus\u00e9ment. On ne peut jamais oublier avec Kafka, que Kafka \u00e9crit \u00e0 la veille du conflit mondial que tout le monde attend d\u00e9j\u00e0 depuis longtemps, et la France depuis 1871 \u00e0 vrai dire. Le Kafka d\u2019avant 14 nous le rappelle tout le temps. La guerre de 1914 consacrera la faillite de l\u2019\u00c9glise chr\u00e9tienne, bien avant celle de 1940-45 avec l\u2019horreur de la Shoah&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb9\">9<\/a>]&nbsp;; la guerre, le jeu de la guerre, le <em>Kriegspiel<\/em>, en 1914, l\u2019\u00c9glise-m\u00e8re ne parvient pas \u00e0 l\u2019interdire aux P\u00e8res qui ne sont en r\u00e9alit\u00e9 et en v\u00e9rit\u00e9 que de grands enfants, de vilains garnements\u2026 surtout le Kaiser Guillaume II&nbsp;; depuis que la grand m\u00e8re de l\u2019Europe, Victoria, est morte en 1901&nbsp;: tout va \u00e0 vau-l\u2019eau. Guillaume va pouvoir utiliser sa flotte et ses canons, ses jouets, patiemment amass\u00e9s pendant toutes ces ann\u00e9es de d\u00e9cadence molle.<br>La Religion et la monarchie perdues. Le Directeur, le Patronat complices\u2026 Les classes moyennes dont Joseph K. est l\u2019all\u00e9gorie, s\u2019av\u00e9reront avoir \u00e9t\u00e9 complices, complices pleinement, complices de la boucherie mondiale, de l\u2019effondrement des valeurs, par leur comportement gr\u00e9gaire, leur manque absolu de r\u00e9action. Veulerie donc de Joseph K., qui n\u2019est qu\u2019un l\u00e2che qui se laisse totalement manipuler&nbsp;; on l\u2019amuse avec ce hochet&nbsp;: la pseudo hi\u00e9rarchie des humbles, des employ\u00e9s. Seul, en 1917, certains diront non&nbsp;: en France, les fusill\u00e9s de P\u00e9tain. En U.R.S.S., en 17, de m\u00eame, le peuple ne joue plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00eatre, c\u2019est l\u2019inconscient qui pr\u00e9sente au conscient de Joseph K. de mani\u00e8re cod\u00e9e pour le m\u00e9nager \u2014 comme c\u2019est l\u2019usage dans le fonctionnement du r\u00eave ou du cauchemar \u2014 la v\u00e9rit\u00e9. Et la v\u00e9rit\u00e9 est&nbsp;: \u00ab&nbsp;C\u2019est toi, Joseph K., qui est responsable. Par paresse&nbsp;: tu n\u2019avais qu\u2019\u00e0 agir, forcer la porte, forcer le destin, ton destin, devenir le ma\u00eetre du \u00ab\u00a0ch\u00e2teau int\u00e9rieur\u00a0\u00bb [pour reprendre la formule c\u00e9l\u00e8bre de sainte Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila], prendre possession de ton \u00e2me, en \u00eatre responsable et multiplier tes talents.&nbsp;\u00bb L\u2019\u00c9glise contient \u00ab&nbsp;Le Ch\u00e2teau&nbsp;\u00bb (empruntons ce titre \u00e0 Kafka lui-m\u00eame), mais ce \u00ab&nbsp;Ch\u00e2teau&nbsp;\u00bb est celui de l\u2019\u00e2me. Le crime de Joseph K. et de Kafka, c\u2019est d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 un \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, d\u2019\u00eatre rest\u00e9 en marge de son \u00e2me et de sa vie, de n\u2019avoir rien fait de sa vie. Un \u00ab\u00a0Non-n\u00e9\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire un inhib\u00e9 qui se met en marge de la vie et n\u2019a de cesse de tenter de se placer hors temps, hors lieu, hors vie, de s\u2019annuler par une activit\u00e9 quelconque de l\u2019ordre de la transe pour lui ou dans une toxicomanie, alliant souvent les deux recours. Une culpabilit\u00e9 que beaucoup, pour ne pas dire tous, partagent plus ou moins&nbsp;: d\u2019o\u00f9 l\u2019universalit\u00e9 de ce livre de Franz Kafka et de l\u2019interrogation que pose son \u0152uvre entier, son \u0152uvre complet.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Proc\u00e8s.<\/em> Mais de quel proc\u00e8s s\u2019agit-il&nbsp;? Quel est son objet&nbsp;? Quel est le chef d\u2019accusation&nbsp;? Que dit cet \u0152uvre&nbsp;? Elle dit que 100% de vies sont rat\u00e9es pour certaines g\u00e9n\u00e9rations, 98% en temps normal\u2026 Elle sugg\u00e8re que les gens passent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la vie, de leur vie, et qu\u2019ils en sont responsables&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nb10\">10<\/a>]. Ceux qui vivent vraiment&nbsp;: il y en a tr\u00e8s peu de fait.<br><br>\u2014&nbsp;La preuve&nbsp;?\u2026<br><br>\u2014&nbsp;On en parle des si\u00e8cles apr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p><small>\u00a9Clo\u00ebt, mars-avril 2005<\/small><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh1\">1<\/a>]&nbsp;.\u2014 Pour emprunter l\u2019expression au po\u00e8te Jean Cocteau.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh2\">2<\/a>]&nbsp;.\u2014 Pour emprunter cette expression fort connue \u00e0 <em>La Bible<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh3\">3<\/a>]&nbsp;.\u2014 Friedrich Nietzsche ne fera jamais que r\u00e9p\u00e9ter ce que \u00ab&nbsp;Jean Paul&nbsp;\u00bb avait dit presqu\u2019un si\u00e8cle avant lui.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh4\">4<\/a>]&nbsp;.\u2014 On sait que l\u2019expression \u00ab&nbsp;si\u00e8cle des Lumi\u00e8res&nbsp;\u00bb n\u2019est invent\u00e9e par les critiques qu\u2019a posteriori, mais en France on trouve trace de la m\u00e9taphore dans l\u2019article \u00ab&nbsp;Philosophe&nbsp;\u00bb de <em>L\u2019Encyclop\u00e9die<\/em>, sous la plume de Dumarsais, m\u00e9taphore reprise par Hugo ensuite dans son po\u00e8me \u00ab&nbsp;La Fonction du po\u00e8te&nbsp;\u00bb, en 1828.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh5\">5<\/a>]&nbsp;.\u2014 Le Ch\u00e2teau, on le retrouvera dans le roman du m\u00eame nom qui fait pendant au <em>Proc\u00e8s<\/em>, qui lui fait \u00e9cho.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh6\">6<\/a>]&nbsp;.\u2014 Sacher Masoch, L\u00e9opold von (1836-1895), <em>V\u00e9nus im Pelz, La V\u00e9nus \u00e0 la fourrure<\/em>, 1870.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh7\">7<\/a>]&nbsp;. C\u2019est en cela que la mise en abyme constante que je fais entre l\u2019exp\u00e9rience existentielle de Kafka et celle de Baudelaire, leur rapport \u00e0 l\u2019\u00e9criture aussi, se justifie&nbsp;: ils sont tous deux et ils le savent \u00ab&nbsp;H\u00e9autontimoroum\u00e9nos&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh8\">8<\/a>]&nbsp;.\u2014 L\u00e9o Ferr\u00e9, \u00ab&nbsp;Avec le temps\u2026&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh9\">9<\/a>]&nbsp;.\u2014 La culpabilit\u00e9 de Pie XII est ind\u00e9niable. Toutefois, il est g\u00e9nial de la part de L\u2019Esprit Saint qu\u2019un Pape allemand \u2014 Bavarois de surcro\u00eet&nbsp;! \u2014 puisse reprendre les choses l\u00e0 o\u00f9 l\u2019Histoire les a laiss\u00e9es (si les petits cochons ne le mangent pas, et, il sont nombreux&nbsp;!\u2026) C\u2019est le patronat allemand avec l\u2019aide de l\u2019\u00c9glise catholique d\u2019Allemagne qui a mis Hitler au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article97.html#nh10\">10<\/a>]&nbsp;.\u2014 On retrouverait l\u00e0 la notion de culpabilit\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e par Sartre dans son <em>Baudelaire<\/em>&nbsp;: si Baudelaire a rat\u00e9 sa vie, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a rien que de sa faute&nbsp;: il l\u2019a choisi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franz Kafka ou l\u2019Homme sans corps LE R\u00caVE MIS AU C\u0152UR DU LIVRE.Pratiquer la critique&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-458","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voies-textes-critiques"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - 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