{"id":72,"date":"2008-01-11T18:51:00","date_gmt":"2008-01-11T17:51:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=72"},"modified":"2023-08-02T18:57:44","modified_gmt":"2023-08-02T16:57:44","slug":"modi-le-maudit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/01\/11\/modi-le-maudit\/","title":{"rendered":"Modi le Maudit"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Un autre volet de l\u2019ensemble po\u00e9tique consacr\u00e9 \u00e0 L\u2019\u00c9cole de Paris\u00a0: Modi le Maudit\u00a0; trente-six tableaux d\u2019Am\u00e9d\u00e9o Modigliani, trente-six po\u00e8mes qui les \u00e9clairent. Le recueil date de 1984\u00a0; jamais publi\u00e9, il avait \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 par Pierre Seghers \u00e0 qui je l\u2019avais pr\u00e9sent\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Modigliani est l\u00e0 debout devant moi.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><small>[Corr\u00e9lats\u00a0: Soutine so\u00fbl\u00a0<a href=\"http:\/\/utopiktulkas.free.fr\/polaire..\">;<\/a> Jean-Marie Drot le Magnifique]<\/small><br><br><strong>PORTRAIT DE CHAIM SOUTINE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il a l\u2019air d\u2019un jeune mort dans<br>sa veste couleur de terre&nbsp;;<br>s\u2019il est n\u00e9 d\u2019avant-hier, le re-<br>gard dit le contraire. On lit dans<\/p>\n\n\n\n<p>la bouche ou le d\u00e9go\u00fbt ou la<br>col\u00e8re de ceux dont on se<br>fout. Il a, bien \u00e0 plat, sur ce<br>qu\u2019il n\u2019a pas dans ses poches, la<\/p>\n\n\n\n<p>paume de chaque main, comme<br>s\u2019il y cachait la mis\u00e8re,<br>son tout, son bien. On peut croire<\/p>\n\n\n\n<p>qu\u2019il les tend, ces mains, tout comme<br>voleur&nbsp;: montrant bien qu\u2019il n\u2019a rien<br>pris d\u2019ici, qu\u2019il n\u2019emporte rien.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>PORTRAIT DE CHA\u00cfM SOUTINE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un verre sur la table est vi-<br>de. Fibreux, les yeux sont remplis<br>de cheveux filasse, de vi-<br>de. L\u2019une \u00e0 l\u2019autre nou\u00e9es, les<\/p>\n\n\n\n<p>mains, sur le pantalon tach\u00e9,<br>respirent, les veines gonfl\u00e9es<br>bleuies par l\u2019angoisse. Il est assis,<br>un oeil referm\u00e9 \u00e0 demi,<\/p>\n\n\n\n<p>seul, il semble r\u00e9volv\u00e9ri-<br>s\u00e9 sur sa chaise dans ce ca-<br>f\u00e9-bar. La bouche et la cravat-<\/p>\n\n\n\n<p>te sont d\u00e9nou\u00e9es de l\u2019avant-<br>veille. Il essuie, des bras, souvent,<br>un nez qui goutte obstin\u00e9ment.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>MADAM POMPADOUR<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mousquetaire, l\u2019amazone a le cha-<br>peau belliqueux comme un cul de coq. N\u00e9-<br>gresse de par l\u2019ombre, cuivr\u00e9e, son pla-<br>teau ne lui distend plus la l\u00e8vre, mais,<\/p>\n\n\n\n<p>plus encombr\u00e9 que l\u2019\u00e9tal d\u2019un r\u00f4tis-<br>seur de foire, il \u00e9crase son chignon<br>aussi clout\u00e9 d\u2019\u00e9pingles qu\u2019un f\u00e9ti-<br>che, qu\u2019un poup\u00e9e vaudou. Dessus, son<\/p>\n\n\n\n<p>oreille, frip\u00e9e comme celle des<br>choux, est rouge-vif. Sa bouche, fendue<br>d\u2019une entaille \u00e0 la verticale, a l\u2019air<\/p>\n\n\n\n<p>d\u2019un trou de tirelire mignarde et<br>libertine. \u2014 Des volets clos, la rue,<br>puis elle&#8230; A son cou, pend un coeur de pierre.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>ALMA\u00cfSA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La belle \u00e9trang\u00e8re mouk\u00e8-<br>re, en un bistrot de Montparnas-<br>se, est assise sous une gla-<br>ce o\u00f9 son pr\u00e9nom, Alma\u00efsa,<\/p>\n\n\n\n<p>est \u00e9crit comme au rouge \u00e0 l\u00e8-<br>vres. C\u2019est Alma\u00efsa, la prin-<br>cesse chaste, Alma\u00efsa l\u2019in-<br>touchable, qui ne craint plus rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sa robe, elle \u00e9tend la main<br>comme pour se cacher le se-<br>se&nbsp;; un serpent lui monte le bras.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour demi malgr\u00e9 son d\u00e9dain<br>la bouche rie&nbsp;; ses beaux yeux secs<br>brillent des larmes d\u2019autrefois.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU DEBOUT. ELVIRE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le linge qu\u2019elle tient devant<br>son ventre avec ses mains, c\u2019est un<br>nuage. De face, ainsi, dans<br>sa nudit\u00e9 nue, si simple en<\/p>\n\n\n\n<p>fait et chaste m\u00eame, elle a un<br>corps de jarre d\u2019argile dont<br>les bras fortement arqu\u00e9s, fins,<br>sont les anses fragiles. Bien<\/p>\n\n\n\n<p>en face, presqu\u2019un d\u00e9fi&nbsp;: son<br>regard doubl\u00e9 par celui des<br>seins. Une tige, c\u2019est le cou,<\/p>\n\n\n\n<p>supporte une pivoine, c\u2019est<br>la bouche. Elle a du cheval les<br>crins, comme lui r\u00eave debout.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>FILLETTE EN ROBE JAUNE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jeune fille au long corps dress\u00e9<br>comme une gerbe, avant<br>que le vent l\u2019ait couch\u00e9e, avant<br>qu\u2019une main te moissonne, l\u2019\u00e9-<\/p>\n\n\n\n<p>t\u00e9 finissant d\u00e9j\u00e0 sous l\u2019au-<br>tomne, avant qu\u2019on te jette sur<br>l\u2019aire o\u00f9 tu seras battue m\u00fbre,<br>et foul\u00e9e, puis secou\u00e9e aux<\/p>\n\n\n\n<p>quatre vents quand on voudra s\u00e9-<br>parer ta jeunesse de toi<br>pour ne garder que ce qui peut<\/p>\n\n\n\n<p>\u00eatre broy\u00e9. Ton destin, c\u2019est<br>d\u2019\u00eatre farine. Et l\u2019air, perdra<br>le chant du vent dans tes cheveux.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>PORTRAIT DE LUNIA CZECHOWSKA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des yeux vides, si bleus, si verts,<br>comme une mer qu\u2019on r\u00eave \u00e0 deux.<br>Que regarde-t-elle au revers<br>du monde, perdue, dans le jeu<\/p>\n\n\n\n<p>d\u2019ombre et de soleils de son coeur&nbsp;?<br>Il bat, sous la blouse blanche<br>qui semble une voile aux blondeurs<br>de l\u2019aube cargu\u00e9e. Se cachent<\/p>\n\n\n\n<p>dessous les deux seins, jamais tou-<br>ch\u00e9s. Un cam\u00e9e semble sceller<br>le rabat du col \u00e0 jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Fins, les deux bras pendent, longs, tout<br>comme des rames, le long de<br>la coque d\u2019un corps de vierge.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU COUCH\u00c9, LES BRAS OUVERTS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle est d\u00e9nou\u00e9e comme un noeud s\u2019il coule, et cor-<br>de neuve de fakir, pr\u00eate \u00e0 se lever jus-<br>qu\u2019au ciel, magique, elle n\u2019attend qu\u2019une mu-<\/p>\n\n\n\n<p>sique pour bouger. Corde, qui monte \u00e0 ce corps,<br>jusqu\u2019au ciel bleu de nuit d\u2019\u00e9t\u00e9 du coussin, jus-<br>qu\u2019aux \u00e9toiles \u00e9loign\u00e9es dans les deux nu-<\/p>\n\n\n\n<p>ages des seins, jusqu\u2019\u00e0 la lune de la bou-<br>che au deuxi\u00e8me quartier&nbsp;: l\u2019infini le regar-<br>dera par deux trous noirs&nbsp;; au del\u00e0, le regard<br>d\u2019une femme le rendra au monde, mais dou-<\/p>\n\n\n\n<p>ble de cet autre monde, et de ses bras. Comme au-<br>tant de soleils qui roulent, ces dessins, murex<br>solaires du couvre-lit, c\u2019est la mer. Le sex-<br>tant ce son sexe est r\u00e9gl\u00e9 aux chemins d\u2019en haut.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>PORTRAIT DE B\u00c9ATRICE HASTINGS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Epingl\u00e9e, grosse comme un sou, rouge, la<br>bouche, broche, \u00e0 m\u00eame la soie du visa-<br>ge, fait pendant au cam\u00e9e brun du corsa-<br>ge et sans doute aux deux fraises des seins dessous.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec son petit chapeau rond sans bord d\u2019o\u00f9<br>ne passe pas une m\u00e8che, avec ce cou<br>si long, ce teint si p\u00e2le aussi, l\u2019ovale ou-<br>tr\u00e9 de cette t\u00eate, on jurerait un r\u00e9-<\/p>\n\n\n\n<p>verb\u00e8re, r\u00e9verb\u00e8re oubli\u00e9 qu\u2019on aurait<br>oubli\u00e9 d\u2019\u00e9teindre, et, qui, seul, brillerait<br>depuis lors, sur l\u2019\u00e9minence labour\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>des \u00e9paules de drap ray\u00e9, fanal so-<br>litaire au bout d\u2019un piquet. De par cette au-<br>ra, insectes, la noctambule a ses sots.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU ASSIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Larges, les hanches comme un bollard o\u00f9 s\u2019amarrer, o\u00f9<br>se nouer. Ses deux seins&nbsp;: deux bou\u00e9es, petites. Le va-<br>rech des cheveux glissant contre son cou cerne le ga-<br>let d\u2019une joue (l\u2019autre jouxte, en \u00e9quilibre sur le Fou-<\/p>\n\n\n\n<p>ji-Yama de l\u2019\u00e9paule, ces coquillages c\u00e9lestes ferm\u00e9s, que sont<br>les paupi\u00e8res baiss\u00e9es). Elle est nue (toute nue rigou-<br>reusement), s\u2019appuie \u00e0 l\u2019un des montants du lit, et, tou-<br>te \u00e0 l\u2019impudeur de sa pose, elle sent ses seins se gon-<\/p>\n\n\n\n<p>fler, durcir. La coquille Saint-Jacques de son mont-de-<br>v\u00e9nus lui semble s\u2019\u00e9cailler&nbsp;; elle sent frissonner<br>dedans des l\u00e8vres roses, les sent comme glac\u00e9es par<\/p>\n\n\n\n<p>l\u2019air se r\u00e9tracter de tous leurs muscles, mais, proches de<br>se relacher d\u2019un coup, comme s\u2019ouvre, nerf sectionn\u00e9,<br>le coquillage o\u00f9 quelque couteau s\u2019immisce avec art.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU COUCH\u00c9, LES MAINS DERRI\u00c8RE LA T\u00caTE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>B\u00e9atrice sur le lit, ce sont les falaises de<br>Douvres dans un oc\u00e9an de rouge&nbsp;; ses seins sont deux<br>petits bastions gardant le port. Les arabesques sur<br>le couvre-lit ( des hippocampes mont\u00e9s sur<\/p>\n\n\n\n<p>des serpents de mer fort gentils ) croisent au large, l\u2019en-<br>vironnent, qui la rejoignent. B\u00e9atrice rougit&nbsp;;<br>ou en d\u00e9pit, est-ce le rouge de la mer que r\u00e9-<\/p>\n\n\n\n<p>verb\u00e8rent ses joues&nbsp;? Une vague l\u00e8che la plage en<br>contrebas de la plus belle des falaises, celle hy-<br>aline de sa cuisse et de cette fesse \u00e0 qui r\u00e9-<\/p>\n\n\n\n<p>pondent l\u2019autre cuisse, une autre fesse, dessous, qui font<br>cette plage insoup\u00e7onn\u00e9e o\u00f9 accoster de nuit. Son<br>aisselle est un bouquet de buissons maigres et ras o\u00f9<br>se cacher&nbsp;; pr\u00e8s, la bouche&nbsp;: ouverte&nbsp;!&#8230; et le port est \u00e0 nous.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>MADAME REYNOUARD<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la moiti\u00e9 de son visa-<br>ge, elle est rest\u00e9e jeune fille&nbsp;;<br>l\u2019autre moiti\u00e9 le d\u00e9ment. \u00c0<br>trente ans pour demi le visa-<\/p>\n\n\n\n<p>ge ment, il se masque du mieux<br>qu\u2019il peut, mais l\u2019autre moiti\u00e9 le<br>trahit. Chez elle, c\u2019est tout le<br>corps qui ob\u00e9it \u00e0 cette<\/p>\n\n\n\n<p>loi. Statue d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et de<br>l\u2019autre putain plut\u00f4t, elle a,<br>\u00e9l\u00e9gante, du haut du creux<\/p>\n\n\n\n<p>du dossier, la main qui pend&nbsp;; \u00e0<br>elle l\u2019autre se raccroche \u00e0<br>ce qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9, cru \u00eatre.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>LES DEUX FILLETTES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout habill\u00e9e de noir comme<br>les mari\u00e9es pauvres des campa-<br>gnes jadis, elle est veuve de<br>son enfance, du gars qui a<\/p>\n\n\n\n<p>quitt\u00e9 sa m\u00e8re ou d\u2019un p\u00e8re<br>qui n\u2019est plus l\u00e0, qui n\u2019aura ja-<br>mais \u00e9t\u00e9 l\u00e0&nbsp;; il est l\u2019ombre<br>sur le mur. Tout contre elle, sa<\/p>\n\n\n\n<p>jeune soeur en blanc, s\u2019\u00e9tant blot-<br>tie, prend toute la chaise&nbsp;; elle est<br>laide \u00e0 faire peur, quoique la<\/p>\n\n\n\n<p>grande l\u2019ait peign\u00e9e, lav\u00e9e aus-<br>si bien que la m\u00e8re l\u2019eut fait&nbsp;;<br>m\u00e8re, aucun ne la lui prendra.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU ASSIS SUR UN DIVAN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les banderilles de ses yeux&nbsp;: de quoi<br>l\u2019avoir dans la peau&nbsp;! Nue, assise con-<br>tre un mur rouge, elle tor\u00e9e avec sa<br>bouche, avec le soleil de son sein con-<\/p>\n\n\n\n<p>stell\u00e9 de grains de pourpre en sa g\u00e9o-<br>de&nbsp;; pour moiti\u00e9 lev\u00e9 \u00e0 flanc d\u2019avant-<br>bras, disque contre coll\u00e9 il s\u2019aube. O-<br>dalisque, elle a fait glisser jusqu\u2019aux han-<\/p>\n\n\n\n<p>ches sa combinaison blanche d\u2019un c\u00f4-<br>t\u00e9&nbsp;; il lui faut un temps infini pour<br>d\u00e9gager de sa bretelle un beau bras<\/p>\n\n\n\n<p>autre, o\u00f9 faire monter un autre so-<br>leil. En habit de lumi\u00e8re enfin, pour<br>ce combat, le taureau l\u2019encornera.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>LA PETITE SERVANTE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand on est servante, on n\u2019a pas<br>droit au visage, aussi n\u2019en a-<br>t-elle pas&nbsp;: rien qu\u2019un brouillon sur<\/p>\n\n\n\n<p>un corps de petite fille.<br>Son tablier est ray\u00e9 sur<br>fond blanc de barreaux noirs, grille,<\/p>\n\n\n\n<p>son ventre est en prison \u2014 Monsieur<br>doit en avoir la clef. \u2014 Elle a<br>des mains comme des godets \u00e0<br>draguer le canal des jours&nbsp;: deux<\/p>\n\n\n\n<p>godets \u00e0 curer la vaissel-<br>le ,le linge sale, la sa-<br>let\u00e9 des autres, bref, la cras-<br>se. Dans ses grands yeux, plus de ciel.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>NU COUCH\u00c9 ACCOUD\u00c9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Petite et potel\u00e9e, couch\u00e9e sur des cous-<br>sins, l\u2019un noir, l\u2019autre bleu, l\u2019autre blanc, sur le<br>divan rouge-sang, elle un coussin de<br>chair chaude ,\u00e9pais ,une serre chaude o\u00f9 pous-<\/p>\n\n\n\n<p>ser. Avec des airs de plante grasse et la<br>saveur de sa chaleur qu\u2019exacerbe la<br>pourpre du mur, o\u00f9, juste au dessus de sa<br>hanche ,un triangle noir, grossi\u00e8rement tra-<\/p>\n\n\n\n<p>c\u00e9 au fusain, est l\u2019\u00e9cho d\u2019un autre plus<br>clair, elle s\u2019accoude, elle sourie, son au-<br>tre bras est repli\u00e9, et une main con-<\/p>\n\n\n\n<p>tre son cou, son coude contre un lourd sein nu<br>jumeau d\u2019un autre sein plus lourd est g\u00e9meau<br>des seins. Louve ,au loup ( s\u2019il vient ), elle fait front.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>MARGUERITE ASSISE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Son corps est un \u00e9pouvantail. Sa<br>trentaine aux seins fatigu\u00e9s la fait<br>sourire et r\u00eaver&nbsp;; elle ne sait<br>plus trop \u00e0 quoi. Absente, elle est as-<\/p>\n\n\n\n<p>sise dans un coin et tourne la<br>t\u00eate \u00e0 une porte qui ne com-<br>porte ni poign\u00e9e, ni loquet, con-<br>damn\u00e9e. Elle a l\u2019air d\u2019une qui at-<\/p>\n\n\n\n<p>tendrait encore sur le quai d\u2019u-<br>ne gare, l\u00e0, longtemps apr\u00e8s que<br>le tout dernier voyageur soit des-<\/p>\n\n\n\n<p>cendu, que le train ait disparu.<br>Incr\u00e9dule, elle ne veut pas, que<br>la vie soit ce rendez-vous manqu\u00e9.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>LA FILLETTE AU B\u00c9RET<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Caboss\u00e9 comme ses r\u00eaves,<br>son vieux chapeau a roul\u00e9 au-<br>tant qu\u2019elle roulera. H\u00e2ve,<br>sa petite gueule sage, au<\/p>\n\n\n\n<p>front semble griff\u00e9e de quatre<br>m\u00e8ches&nbsp;; d\u2019un c\u00f4t\u00e9 un bout de<br>tresse pend et sous le feutre<br>noir o\u00f9 elle l\u2019a fourr\u00e9e, de<\/p>\n\n\n\n<p>l\u2019autre, ne d\u00e9passe qu\u2019un ru-<br>ban sale. Elle montre de lon-<br>gues dents dans ce qu\u2019elle croit un<\/p>\n\n\n\n<p>sourire&nbsp;; elle a un air battu<br>et d\u2019aguicheuse&nbsp;; elle en fait son<br>r\u00f4le, et croit, qu\u2019un, y croira bien.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>PORTRAIT DE LUNIA CZECHOWSKA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette charpente maL b\u00e2tie<br>de femme sur fond rouge, aussi<br>tordue que le meuble o\u00f9 elle<br>s\u2019appuie&nbsp;; ce visage \u00e9maci-<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e9 de tant d\u2019ann\u00e9es, trop m\u00e2le,<br>trop mal v\u00e9cue. Elle porte<br>sa robe comme un valet de<br>nuit et n\u2019a de vivant que le<\/p>\n\n\n\n<p>nu des bras. Pierrot mal \u00e0 l\u2019ai-<br>se aux yeux las et vides \u2014 Quel hom-<br>me les aura remplis&nbsp;? Elle a ,<\/p>\n\n\n\n<p>grand ouvert, un \u00e9ventail&nbsp;: trei-<br>ze volets de papier blanc, com-<br>me pour s\u2019excuser, d\u2019\u00eatre l\u00e0.<br><br><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>PORTRAIT DE L\u00c9OPOLD ZBOROWSKI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des airs de prince florentin<br>qu\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 d\u00e9capiter&nbsp;;<br>le sourcil hauss\u00e9, l\u2019air hautain,<br>la morgue rogue qui ne tient<\/p>\n\n\n\n<p>qu\u2019\u00e0 peine aux l\u00e8vres duvet\u00e9es%3<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un autre volet de l\u2019ensemble po\u00e9tique consacr\u00e9 \u00e0 L\u2019\u00c9cole de Paris\u00a0: Modi le Maudit\u00a0; trente-six&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-72","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-peres-meres-nos-modeles-nos-heros-nos-saints-nos-valeurs"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Modi le Maudit - Revue Polaire<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2008\/01\/11\/modi-le-maudit\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Modi le Maudit - Revue Polaire\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un autre volet de l\u2019ensemble po\u00e9tique consacr\u00e9 \u00e0 L\u2019\u00c9cole de Paris\u00a0: Modi le Maudit\u00a0; 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