{"id":76,"date":"2007-10-30T19:01:00","date_gmt":"2007-10-30T18:01:00","guid":{"rendered":"http:\/\/revuepolaire.com\/?p=76"},"modified":"2023-08-12T15:02:52","modified_gmt":"2023-08-12T13:02:52","slug":"petite-suite-rouge-avec-etoile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepolaire.com\/index.php\/2007\/10\/30\/petite-suite-rouge-avec-etoile\/","title":{"rendered":"Petite Suite rouge avec \u00e9toile"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab&nbsp;Le Dernier Carr\u00e9&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 l\u2019occasion du trois centi\u00e8me anniversaire de la ville de Saint-P\u00e9tersbourg [autrefois nomm\u00e9e L\u00e9ningrad], un po\u00e8me \u00e0 la gloire des h\u00e9ros du Blocus de L\u00e9ningrad, dat\u00e9 du 30 juin 2003, et demeur\u00e9 in\u00e9dit.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br>[Corr\u00e9lats&nbsp;: les autres extraits des <em>Petites Suites<\/em>&nbsp;: <a href=\"http:\/\/utopiktulkas.free.fr\/polaire\/spip.php?article52\"><em>Petites Suites allemande et fran\u00e7aise<\/em><\/a>, <a href=\"http:\/\/utopiktulkas.free.fr\/polaire\/spip.php?article27\"><em>Petite Suite yiddish<\/em><\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nb1\">1<\/a>]<br><a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/IMG\/mp3\/P_DernierCarre.mp3\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/revuepolaire.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/P_DernierCarre.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<p><br><small>Pour Loubov,<br>et, Gogol, \u00ab\u00a0Le Grand\u00a0\u00bb.<\/small><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Saint-P\u00e9tersbourg aujourd\u2019hui \u2014 sans que personne ou presque sache \u2014 Leningrad repose dans une th\u00e9i\u00e8re au bec depuis longtemps cass\u00e9, une tr\u00e8s vieille th\u00e9i\u00e8re de fa\u00efence \u00e0 l\u2019occidentale, rouge, aux bords bruns, au c\u0153ur noir, toute culott\u00e9e par le tanin et fendue sur tout un c\u00f4t\u00e9. \u00c9br\u00e9ch\u00e9e \u00e0 sa base aussi, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence r\u00e9chapp\u00e9e d\u2019un d\u00e9sastre, miracul\u00e9e <em>a priori,<\/em> \u00e0 jamais rendue inutile pourtant pieusement conserv\u00e9e&nbsp;: elle est relique, reliquaire, ing\u00e9nieusement recycl\u00e9e.<br>Trente mois de Leningrad tout enti\u00e8re \u2014 pour qui veut, pour qui sait y croire, \u2014 trente mois, oui, tout entiers, sont l\u00e0, possiblement \u00ab\u00a0rassembl\u00e9s\u00a0\u00bb. Religieusement recueillis dans un antique papier frip\u00e9, un papier d\u2019emballage dont on ne saurait dire l\u2019\u00e2ge, ils sont l\u00e0 qui se tiennent cois dans cette forme mutil\u00e9e, vestige de bombardements dont les \u00e9chos vrombissent encore, implosent encore aujourd\u2019hui, avec le chuintement sifflant, p\u00e9taradant, des incendies, dans certaines t\u00eates, depuis rid\u00e9es, depuis blanchies. En elle, c\u2019est, objectivement du 8 septembre 41 au 27 janvier 44 (oniriquement&nbsp;? Objectivement&nbsp;? Les deux sans doute&nbsp;; c\u2019est selon\u2026) deux ans et demi, trente mois, trente mois entiers de guerre, oui\u2026 entendons, entendez, pour qui veut compter&nbsp;: huit cent quatre vingt dix jours entiers de si\u00e8ge, de famine, d\u2019Histoire\u2026 concentr\u00e9s, r\u00e9duits, r\u00e9sum\u00e9s \u00e0 un petit carr\u00e9 de pain gris verd\u00e2tre pos\u00e9 l\u00e0 dans son papier, r\u00e9sum\u00e9s \u00e0 un petit carr\u00e9 de pain sec, de pain de son et de sciure, de pain dur [\u2026], \u00e0 un tout petit pav\u00e9 minuscule \u00e0 partir duquel, int\u00e9gral \u2014 jusqu\u2019au plus petit d\u00e9tail et m\u00eame jusqu\u2019aux sensations, jusqu\u2019au corps qu\u2019on avait alors, jusqu\u2019aux corps qu\u2019on avait crois\u00e9s \u2014 tout le pass\u00e9, tout le pass\u00e9 se reb\u00e2tit d\u2019un coup, d\u00e8s qu\u2019on le voit, d\u00e8s qu\u2019on le touche ce petit carr\u00e9&nbsp;: un miracle&nbsp;!<br>Car c\u2019est un fait. Rien qu\u2019en le voyant, le pr\u00e9sent se transsubstancie d\u2019un coup en pass\u00e9, en pass\u00e9-pr\u00e9sent. C\u2019est ainsi. Et le plus fort, c\u2019est que ce sortil\u00e8ge, ce sortil\u00e8ge singulier, op\u00e8re, peut s\u2019op\u00e9rer aussi, parfois, sur des \u00e9trangers.<br><br>\u2014&nbsp;Tenez, regardez\u2026&nbsp;: le voici.<br>Dans le vieux papier d\u00e9pli\u00e9, dans les mains tann\u00e9es par le temps, tach\u00e9es, et qui tremblent un peu, il semble en effet rayonner&nbsp;: minuscule, monumental.<br>On se tait. On retient son souffle [\u2026].<br><br>\u2014&nbsp;Le voil\u00e0, c\u2019est lui\u2026<br>[\u2026]<br><br>\u2014&nbsp;C\u2019est bien lui\u2026<br>ajoute, r\u00eaveuse, la voix qui chevrote, semblant douter soudain de la r\u00e9alit\u00e9 du fait, incr\u00e9dule mais p\u00e9remptoire&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Inutile de chercher ailleurs dans tout P\u00e9tersbourg, dans tout Leningrad, le tout dernier carr\u00e9 de pain du blocus, sauv\u00e9 du blocus\u2026 le tout dernier, le voici, le voil\u00e0&nbsp;: c\u2019est lui.<br>Loubov, la blocuski&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nb2\">2<\/a>] Loubov \u2014 quatre vingt dix ans&nbsp;\u2014, nous le montre, ostensiblement, fi\u00e8rement. Pourtant, on le sent, on le voit&nbsp;: elle le fait en catimini, avec angoisse. Peut-\u00eatre, sans aucun doute m\u00eame, elle a peur qu\u2019on le lui vole.<br>Elle dit&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Pour moi, cela vaut plus que de l\u2019or. Ce petit carr\u00e9 de pain sec est un tr\u00e9sor. Il vaut plus que tout l\u2019or du monde [\u2026]. Les ors\u2026 les ors du Peterhof et de Pavlosk, du Palais d\u2019Hiver et d\u2019Oraniembaum, du Palais chinois et de Gachina, les tr\u00e9sors de l\u2019Ermitage, les ambres de la Baltique et de Tsarsko\u00efe Selo r\u00e9unis, voyez, ne sont rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9\u2026 La femme qui me l\u2019avait donn\u00e9 y avait joint un morceau de sucre, un petit morceau de brioche, dans ce papier. J\u2019ai mang\u00e9 la brioche et le morceau de sucre. Je n\u2019ai pas pu manger le pain. Le cadeau \u00e9tait inou\u00ef. Peu de temps apr\u00e8s, elle est morte\u2026 morte elle aussi\u2026 de faim\u2026 de faim bien s\u00fbr\u2026 comme tant d\u2019autres. C\u2019\u00e9tait l\u2019hiver de 43, de 43-44, cet hiver-l\u00e0\u2026&nbsp;: l\u2019ann\u00e9e terrible&nbsp;!\u2026 C\u2019est moi qui ait tra\u00een\u00e9 son corps, sur un carton, jusqu\u2019au poste militaire qui s\u2019occupait d\u2019ensevelir les morts aux fosses de Piskarevsko\u00efe, o\u00f9 elle est\u2026 elle est aujourd\u2019hui. Il ne pesait presque plus rien. Pourtant, c\u2019\u00e9tait dur\u2026 Ah&nbsp;! dur \u00e0 tra\u00eener, vous savez&nbsp;!\u2026&nbsp;: je n\u2019en pouvais plus\u2026 mais j\u2019y suis arriv\u00e9 quand m\u00eame&nbsp;; et, j\u2019ai d\u00fb l\u2019abandonner l\u00e0\u2026 l\u00e0 sur la neige\u2026 parmi les corps emmaillot\u00e9s que les gens tra\u00eenaient sur des luges, sur des skis\u2026 sur tout ce qui glissait\u2026 l\u00e0-bas, parmi l\u2019encombrement des cadavres que les soldats pla\u00e7aient p\u00e9niblement sur des camions, ensuite partant pour Pikarevsko\u00efe\u2026 Et c\u2019est qu\u2019ils peinaient, eux aussi\u2026 m\u00eame si on a dit d\u2019eux&nbsp;: qu\u2019eux \u2014 eux seuls \u2014 \u00ab\u00a0on les nourrissait\u00a0\u00bb. C\u2019est qu\u2019ils ne ch\u00f4maient pas&nbsp;! Songez&nbsp;: \u00e0 No\u00ebl 41, le soir de No\u00ebl, trois mille sept cent vingt morts de faim, trois mille sept cent vingt\u2026 oui\u2026 je crois\u2026 morts\u2026 morts la m\u00eame nuit [\u2026]. Je n\u2019oublie pas son sourire. Parfois je pense \u00e0 elle\u2026 souvent&nbsp;! [\u2026] Je viens alors toucher son petit carr\u00e9 de pain&nbsp;: mon \u00ab\u00a0tr\u00e9sor\u00a0\u00bb&nbsp;; pardon&nbsp;: son tr\u00e9sor [\u2026].<br>Elle \u00e9clate en sanglots discrets, raval\u00e9s presque aussit\u00f4t. Puis, avec une gr\u00e2ce surann\u00e9e exquise et sans ostentation, humblement, humblement s\u2019excuse&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Pardonnez-moi, dit-elle, mais chaque fois que je revois, que je touche ce petit carr\u00e9 de pain dur, dans ce papier dans lequel elle l\u2019avait\u2026 me l\u2019avait donn\u00e9 [\u2026], chaque fois que je repense \u00e0 elle\u2026 ainsi,\u2026 \u00e0 ces temps lointains \u00e0 pr\u00e9sent\u2026&nbsp;: c\u2019est ainsi [\u2026], c\u2019est ainsi\u2026 je pleure [\u2026].<br>Miracle d\u2019un visage resurgi du pass\u00e9, avec ces yeux comme des puits profond\u00e9ment creus\u00e9s. L\u00e0, au milieu du puits des rides profond\u00e9ment marqu\u00e9es, scintille, y scintille encore l\u2019enfance comme une \u00e9toile de l\u00e9gende qui refuse d\u2019\u00eatre noy\u00e9e. Alliant la d\u00e9sillusion, la lucidit\u00e9 d\u00e9sol\u00e9e du grand vieillard \u00e0 l\u2019innocence, obstin\u00e9ment, elle refuse de s\u2019obscurcir.<br>\u00c0 son insu, le visage de Loubov, de la <em>blocuski<\/em> Loubov, litt\u00e9ralement \u2014 fantastiquement et fantasquement \u2014 s\u2019illumine. Il n\u2019est pas d\u2019autre mot&nbsp;: il rayonne [\u2026].<br>Perdue dans la contemplation du carr\u00e9 de pain dans ses mains, on sait, on sent, qu\u2019elle vous a oubli\u00e9.<br>Dans sa face parchemin\u00e9e, diaphane, laquelle, depuis longtemps, comme un vieux soleil fan\u00e9 par le temps, lui est devenue \u00e9trang\u00e8re (on peut le penser), dans le renfoncement de ses yeux toujours les m\u00eames, qui, eux, eux au moins, ne l\u2019ont pas trahis, ses yeux brillent soudain, surprenants, avec \u2014 comment dire&nbsp;?\u2026 \u2014 une \u00e9tonnante, une indicible intensit\u00e9. C\u2019est un regard int\u00e9rieur, allum\u00e9 d\u2019un \u00e9clat d\u2019outre-tombe, plut\u00f4t d\u2019outre-monde [\u2026]. Un regard qui vous fait basculer (par compassion, c\u2019est possible) dans une autre dimension. C\u2019est un regard de petite fille, tout entier concentr\u00e9, absorb\u00e9, aspir\u00e9 par une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019elle sait intuitivement \u00eatre la seule, \u00eatre la seule encore, \u00e0 voir\u2026 et, qui la relie \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<br>Alors [\u2026], alors, on imagine&nbsp;:<br>Du canal d\u2019Hiver, du canal des Cygnes, des canaux de la Mo\u00efka, de la rivi\u00e8re Fontanka, du canal Krioukov, du canal Gribo\u00efedov et de la Neva tout enti\u00e8re, [\u2026] du pont du Palais et de l\u2019\u00eele Vassilevski, du pont Alexandre Nevski, du pont de la Trinit\u00e9, du pont Lite\u00efny comme jadis ou nagu\u00e8re les Bolcheviks lorsqu\u2019ils mont\u00e8rent de Vyborg, [\u2026] du pont du Lieutenant Schmidt avec ses hippocampes hi\u00e9ratiques de fer forg\u00e9 rutilants qui semblent se d\u00e9plier ind\u00e9finiment jusqu\u2019au ciel dans la demi nuit des nuits blanches et le ciel d\u2019\u00e9t\u00e9 m\u00e9lang\u00e9s [\u2026], des deux vo\u00fbtes d\u2019acier du <em>Petra Velikovo most,<\/em> du pont Rouge, de l\u2019<em>oulitsa Gorokhova\u00efa<\/em> enjambant la Mo\u00efka, du pont des Lanternes \u2014 toutes allum\u00e9es&nbsp;!&nbsp;\u2014, du pont des Chantres, du palais Youssopov le jouxtant o\u00f9 le moine noir (Raspoutine), empoisonn\u00e9 puis fusill\u00e9, puis noy\u00e9, agonise, agonise encore [\u2026], du pont du Th\u00e9\u00e2tre, du pont des Petites-\u00c9curies, du pont de la Banque avec ses couples de griffons dont les ailes dor\u00e9es d\u00e9ploy\u00e9es fr\u00e9missent et papillonnent, [\u2026] du pont aux Lions qui semblent rugir, \u00e9tirer leurs membres, [\u2026] du pont Saint-Pantele\u00efmon dont les aigles bic\u00e9phales, tr\u00e8s haut pos\u00e9s sur leur couronne, dans le cr\u00e9puscule, dans l\u2019air bleu et rose, tournant la t\u00eate vers la mer et comme pr\u00e8s de s\u2019envoler battent soudain des ailes&nbsp;: claquements flasques, secs, qu\u2019on entend, vifs, brefs, rapides, fouetter l\u2019air l\u00e9ger brouill\u00e9 par l\u2019air plus lourd charg\u00e9 d\u2019embruns [\u2026], de la perspective Nevski, de <em>Nevski prospeckt<\/em> et du pont Anitchkov aux dompteurs de pierre qui, stup\u00e9fi\u00e9s, semblent ne plus savoir dompter les chevaux de l\u2019eau et de la Mort&nbsp;: les eaux des canaux d\u00e9gel\u00e9es en partie charriant leur d\u00e9b\u00e2cle de blocs, [\u2026] du pont Lomonossov et du pont \u00c9gyptien englouti mais resurgi d\u2019un coup des flots avec ses sphinx qui se r\u00e9veillent,\u2026<br>c\u2019est comme si tous les morts des fosses de Piskarevsko\u00efe renaissaient, revenaient\u2026 et\u2026 de fait, [\u2026] de fait, ils reviennent&nbsp;:<br>de tous les horizons, avec le pas qui tra\u00eene\u2026 la silhouette qui h\u00e9site et qui oscille, qui titube&nbsp;: oui, c\u2019est bien eux&nbsp;!\u2026 Ils reviennent, comme des aveugles, les yeux creux, ivres de faim, ivres de mort. Dans leurs habits bruns ou gris, noirs de boue, pourris par l\u2019eau des marais, le corps lav\u00e9 vingt mille fois fois deux\u2026 quarante mille fois\u2026 davantage\u2026 par les mar\u00e9es glac\u00e9es du golfe de Finlande et par la lune&nbsp;: le ventre gonfl\u00e9, ils sont l\u00e0&nbsp;; ils ont encore faim. Ils attendent la fin du blocus\u2026 de ce blocus interminable [\u2026]. Personne n\u2019a os\u00e9 leur dire \u2014 non, personne\u2026&nbsp;\u2014, personne n\u2019a eu le c\u0153ur de leur dire encore, qu\u2019ils \u00e9taient \u00ab\u00a0morts\u00a0\u00bb.<br>Une fanfare les pr\u00e9c\u00e8de. C\u2019est comme un tympanon. Ils marchent aux accents muets d\u2019une retranscription de La <em>Septi\u00e8me Symphonie<\/em> du camarade Chostakovitch jou\u00e9e par des musiciens moribonds qui tiennent \u00e0 peine leurs instruments, surtout les cuivres. Comme un c\u0153ur qui bat&nbsp;: seule, on ne per\u00e7oit que la grosse caisse, la grosse caisse qui marque le pas [\u2026].<br>Somnambule ou bien r\u00e9veill\u00e9e \u2014 elle ne le sait jamais alors, \u2014 Loubov, la <em>blocuski<\/em> Loubov, chaque fois les entendant venir, sentant, sentant leur pr\u00e9sence monter, chaque fois alors ouvre sa fen\u00eatre en grand, et attend. [\u2026] Ce n\u2019est pas long. Toutes les nuits, d\u00e8s qu\u2019elle r\u00eave ce r\u00eave en effet, qu\u2019elle revit cette obsession&nbsp;: sur <em>Senna\u00efa plochtchad<\/em> o\u00f9 depuis la guerre elle habite&nbsp;[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nb3\">3<\/a>], ils d\u00e9bouchent aux angles des rues Grivstova, Moskowski, Efinova, de <em>Sadova\u00efa oulitsa,<\/em> par blocs compacts. Elle les voit&nbsp;:<br>la jeune m\u00e8re cannibale qui mangea son enfant, l\u2019homme qui mangea sa femme, leurs \u00e9mules, ceux qu\u2019on fusilla\u2026 ceux qui coup\u00e8rent, charognards honteux, des seins de femme pour les manger et laiss\u00e8rent leur cadavre d\u00e9poitraill\u00e9, ensanglant\u00e9 dans la neige\u2026 ceux qui achetaient des cadavres au march\u00e9 noir\u2026 ceux dont on jeta la t\u00eate dans une poubelle apr\u00e8s les avoir d\u00e9bit\u00e9s comme des pi\u00e8ces de boucherie avec des haches, des scies de charpentier, des hachoirs, des couteaux de cuisine\u2026 ceux qui furent sans doute r\u00e9duit en boulettes de viande ou, peut-\u00eatre, m\u00eal\u00e9s \u00e0 la viande de chien et de chat que l\u2019on vendait, que l\u2019on vendait encore, au march\u00e9 circulaire sur les bords de la Mo\u00efka\u2026 ceux qui, plus simplement, moururent de faim et de froid, de soif, chez eux ou dans la rue ou sur les places, dans la neige, le long d\u2019un mur ou sur un pont, qu\u2019on laissait geler, pourrir, l\u00e0, \u00e0 d\u00e9faut de sentir en soi la force, la force n\u00e9cessaire pour les tra\u00eener jusqu\u2019\u00e0 un poste militaire\u2026 Tous sont l\u00e0, tous&nbsp;: les victimes qui gard\u00e8rent jusqu\u2019au bout leur t\u00eate, ceux qui la perdirent\u2026 mais aussi, surtout, ceux, tous ceux qui devinrent fous.<br>Tous sont sur <em>Senna\u00efa plochtchad.<\/em> Comme chaque nuit. Et Loubov le voit.<br>Somnambule et silencieuse, de sa fen\u00eatre qu\u2019elle a ouverte pour mieux les voir, elle les voit.<br>C\u2019est ainsi, chaque nuit, le m\u00eame r\u00eave ou cauchemar comme on voudra, depuis la fin du blocus, puis depuis la fin de la guerre&nbsp;: la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 nocturne plus pr\u00e9sente que les jours m\u00eames, que le jour, que les jours qui passent. Chaque nuit, vraiment chaque nuit, incr\u00e9dule, terrifi\u00e9e, nonobstant ravie, Loubov les voit ainsi se ranger, constituer sous elle, par blocs bruns, gris ou noirs, lentement, un bloc immense, sans bruit. Puis, comme unis par le silence, muets, silencieux eux aussi, demeurant longtemps immobiles, ils tendent alors le cou vers elle&nbsp;; ils attendent, le regard vide. L\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, ces morts, l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre ces ombres, toutes, tous, elle les regarde avec espoir, cherchant \u00e0 les reconna\u00eetre\u2026 mais, chaque fois \u2014 h\u00e9las&nbsp;! \u2014 jamais elle ne voit Micha, jamais&nbsp;!\u2026 Micha qui fut son fianc\u00e9\u2026 Micha qui est l\u2019homme qu\u2019elle aimait et qui fut aussi son mari, Micha, l\u2019homme qu\u2019elle aime encore aujourd\u2019hui et qui, lui semble-t-il, ne l\u2019a quitt\u00e9e qu\u2019hier\u2026 \u00e0 peine il y a quelques heures [\u2026]&nbsp;; car les myst\u00e8res du temps, camarade, oui, sont ainsi&nbsp;; ainsi, l\u2019Espoir&nbsp;! [\u2026]. Simple soldat dans l\u2019Arm\u00e9e Rouge, \u00ab&nbsp;il est mort sur le front&nbsp;\u00bb, dit-elle, aux postes avanc\u00e9s de Leningrad, croit-elle, dans les combats durant le si\u00e8ge pour prot\u00e9ger la ville. Lui, non, n\u2019est jamais l\u00e0, la nuit, chaque nuit, jamais dans la foule. Depuis qu\u2019elle les conna\u00eet tous, elle sait qu\u2019ils ont toujours \u2014 l\u00e0 \u2014 qu\u2019ils prennent toujours, impavides, la m\u00eame place&nbsp;; elle les a d\u00e9taill\u00e9 tous&nbsp;: chaque visage d\u00e9vast\u00e9, d\u00e9fonc\u00e9, \u00e9cras\u00e9, crev\u00e9\u2026 chaque ombre la face comme un astre lev\u00e9 vers elle, vers sa fen\u00eatre. Micha, non, n\u2019est jamais l\u00e0\u2026 et, depuis soixante ans d\u00e9j\u00e0, elle esp\u00e8re, elle l\u2019esp\u00e8re. Elle l\u2019attend. L\u00e0. Elle cherche \u00e0 savoir pourquoi\u2026 \u00e0 comprendre. On n\u2019a, il est vrai, jamais retrouv\u00e9 le corps de Micha. Est-il seulement mort&nbsp;? Serait-il encore vivant&nbsp;? Elle n\u2019ose interroger ces morts parce qu\u2019ils ne savent pas qu\u2019ils sont morts&nbsp;: elle sait qu\u2019elle seule le sait [\u2026]. Qu\u2019adviendrait-il d\u2019ailleurs, si, un jour, ils le comprenaient&nbsp;? Ne sais. Ce qu\u2019elle sait seulement, c\u2019est que depuis qu\u2019il est parti, Micha (son Micha \u00e0 elle&nbsp;!), elle n\u2019a plus v\u00e9cu, depuis, que dans le d\u00e9tourage de sa vie \u2014 il faut comprendre&nbsp;!\u2026&nbsp;\u2014, le d\u00e9tourage de sa vie\u2026 et son absence. Elle dit&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Ma vie s\u2019est arr\u00eat\u00e9e, l\u00e0\u2026<br>Sur la place du Palais d\u2019Hiver, du d\u00f4me de Saint Isaac \u00e0 gauche, devant la fl\u00e8che de l\u2019Amiraut\u00e9&nbsp;: d\u00e9j\u00e0, les cloches volent&nbsp;!\u2026 sonnent\u2026 volent&nbsp;!\u2026 carillonnent \u00e0 la russe. Alors, un cri. Un cri muet. Toujours le m\u00eame, chaque nuit. Un cri qu\u2019elle est seule \u00e0 entendre, qui lui emplit toute la t\u00eate, qui la creuse&nbsp;: une voix, une voix de femme qu\u2019elle semble conna\u00eetre, reconna\u00eetre, chaque fois famili\u00e8re, famili\u00e8re, oh&nbsp;! oui&nbsp;!\u2026 et, qui la p\u00e9trifie&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Loubov&nbsp;!\u2026 Blocuski, Loubov&nbsp;!\u2026 Donne-nous ton petit carr\u00e9, ton dernier petit carr\u00e9 de pain de son, camarade&nbsp;; c\u2019est le dernier petit carr\u00e9 de pain dans Leningrad&nbsp;! [\u2026] Tu n\u2019en as plus besoin, toi&nbsp;; toi, depuis, tu manges \u00e0 ta faim&nbsp;! [\u2026] Ah&nbsp;! piti\u00e9 pour nous, s\u2019il te pla\u00eet. Regarde nous, Loubov. Par notre camarade le petit p\u00e8re Joseph Staline, aie piti\u00e9\u2026 par la Vierge et la Sainte Russie&nbsp;! [\u2026] Sur le march\u00e9 circulaire des bords de la Mo\u00efka, il n\u2019y a m\u00eame plus de ces galettes de tourbe, de ces galettes de terre, tu sais, faites du sol de terre battue des magasins incendi\u00e9s, cens\u00e9e \u00eatre gorg\u00e9e, impr\u00e9gn\u00e9e de sucre et de beurre fondus. Nous ne mentons pas. Il n\u2019y a plus rien. Plus rien \u00e0 manger [\u2026]. Cinq fois, ils ont r\u00e9duits la ration de pain. Cette fois,\u2026 cette fois, c\u2019est fini,\u2026 bien fini&nbsp;: il n\u2019y en a plus&nbsp;! [\u2026] Pour l\u2019heure, les convois sur le lac Ladoga ne passent plus. Quarante camions sur la glace trop mince ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s par le fond, hier. Nous n\u2019avons rien\u2026 plus rien, tu vois. [\u2026] Donne-nous ton carr\u00e9 de pain. [\u2026] Donne-le nous&nbsp;! sinon regarde&nbsp;: nous mourrons tous&nbsp;!\u2026&nbsp;\u00bb<br>La voix se tait, se tait enfin [\u2026]. Et Loubov pleure&nbsp;; dans son sommeil, elle hoquette. Elle baisse les yeux. Elle ne peut soutenir leur vue, ni leur discours. Elle pleure&nbsp;; puis pleure encore\u2026<br><br>\u2014&nbsp;Camarades. Si je garde ce petit carr\u00e9 de pain, camarades\u2026 c\u2019est pour Micha&nbsp;; quand il reviendra de guerre, il aura faim lui aussi. Que lui donnerai-je si je vous le donne&nbsp;?\u2026<br>La voix reprend, terrible, suppliante&nbsp;:<br><br>\u2014&nbsp;Loubov&nbsp;!\u2026 Blocuski, Loubov&nbsp;!\u2026 Micha n\u2019est pas l\u00e0, tu le vois&nbsp;; Micha est peut-\u00eatre mort, c\u2019est triste \u00e0 dire. [\u2026] S\u2019il est encore en vie, il est cantonn\u00e9 avec nos soldats. Et, s\u2019il est prisonnier&nbsp;: Eh bien&nbsp;! c\u2019est bien plus tard qu\u2019il reviendra. [\u2026 ] Nous, nous sommes un million. Vois&nbsp;: nous mourrons&nbsp;! [\u2026] Donne-nous ce carr\u00e9 de pain.<br><br>\u2014&nbsp;Non.<br>Et toutes les nuits, depuis plus de soixante ans aujourd\u2019hui, comme un myst\u00e8re, comme un ballet, un op\u00e9ra au th\u00e9\u00e2tre Marinski, mais un ballet ou un op\u00e9ra plus aust\u00e8re, un ballet terrible sans doute, se d\u00e9roule la m\u00eame sc\u00e8ne. La m\u00eame sc\u00e8ne se d\u00e9roule, on le sent, toutes les nuits, toutes&nbsp;!\u2026 Autour du minuscule appartement de Loubov dans les bas quartiers de <em>Senna\u00efa plochtchad,<\/em> sur la place, autour de la place, c\u2019est un r\u00eave, c\u2019est un cauchemar qui, pareillement, qui, tout uniment, la damne et la sauve \u2014 crime et ch\u00e2timent&nbsp;\u2014, qui fait qu\u2019elle est encore l\u00e0 parmi nous, parmi \u00ab\u00a0les vivants\u00a0\u00bb, pour donner ce carr\u00e9 de pain \u00e0 celui que, seul, elle attend&nbsp;: patiente, impatiente et fid\u00e8le. Debout sur <em>Senna\u00efa plochtchad,<\/em> par blocs compacts bruns, gris ou noirs, les morts cernent l\u2019immeuble. Toutes les nuits, les morts la cernent [\u2026]. Et le m\u00eame dialogue recommence\u2026 Et, toujours, Loubov dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Non&nbsp;\u00bb. Son petit carr\u00e9 de pain, ce petit carr\u00e9 de pain, elle le garde pour Micha. Elle le refuse, chaque nuit, \u00e0 cette voix porte-parole, \u00e0 cette voix de femme entre toutes connue, reconnue&nbsp;!\u2026 \u00e0 la foule qui se tait alors [\u2026]. C\u2019est alors un grand silence. Debout sur <em>Senna\u00efa plochtchad <\/em>&nbsp;:aucune des ombres ne bouge, la t\u00eate lev\u00e9e vers sa fen\u00eatre. \u00c0 sa fen\u00eatre, grand ouverte sous le ciel de d\u00e9cembre et le ciel d\u2019\u00e9t\u00e9 m\u00e9lang\u00e9s, dans le clair-obscur, entre chien et loup, Loubov reste ainsi la t\u00eate pench\u00e9e, d\u00e9sol\u00e9e, et secoue la t\u00eate, puis marmonne&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il faut comprendre&nbsp;!\u2026 [\u2026] Il faut comprendre&nbsp;!\u2026 [\u2026].&nbsp;\u00bb<br>D\u00e8s lors, (c\u2019est ainsi que finit le r\u00eave, toujours,\u2026 toujours, oui), on entend un long murmure&nbsp;: du fond du lac Ladoga, les convois perdus remontent, dit-on. Perdus, les convois remontent eux aussi des tr\u00e9fonds avec d\u2019autres disparus [\u2026]. \u00c0 cette nouvelle inesp\u00e9r\u00e9e, inattendue, impromptue, la foule fr\u00e9mit soudain comme un amas de feuilles s\u00e8ches, de feuilles mortes sous le vent. Tr\u00e8s vite, alors, la rumeur monte\u2026 la rumeur monte et enfle\u2026 Et les morts, les morts du blocus, un \u00e0 un, comme ils sont venus, un \u00e0 un, abandonnent Loubov, la blocuski Loubov, l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, comme des feuilles d\u2019arbre ou les feuilles d\u2019un livre d\u00e9mantel\u00e9, qui, peut-\u00eatre, plus loin, miraculeusement on ne sait, irait se reconstituer. Soudain, la foule s\u2019effiloche pour aller au-devant des convois\u2026 croyant les secours revenir. Une \u00e0 une, l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, comme des feuilles s\u00e8ches, mortes, les ombres se laissent emporter par ce vent de murmures, de chuchotements [\u2026].<br>En t\u00eate,\u2026 toujours en t\u00eate dans son r\u00eave&nbsp;: les assassins,\u2026 les matricides cannibales,\u2026 les mangeurs de chair humaine\u2026 (toujours eux\u2026) \u2014 mais son r\u00eave Loubov le tait, elle ne l\u2019a jamais racont\u00e9 \u00e0 personne&nbsp;: au reste, qui pourrait comprendre&nbsp;!\u2026 \u2014. Ils s\u2019en vont d\u2019abord, eux d\u2019abord, au-devant de cette rumeur de salut. En t\u00eate, toujours en t\u00eate, c\u2019est eux. Eux qui errent, damn\u00e9s\u2026 damn\u00e9s dans l\u2019univers du r\u00eave, dans cet univers tout proche, si proche qu\u2019il se confond encore \u00e0 P\u00e9tersbourg, \u00e0 Leningrad, avec celui des vivants par eux encore poss\u00e9d\u00e9s. Toujours en t\u00eate du cort\u00e8ge, sous les yeux d\u2019enfant de Loubov, ils se d\u00e9collent alors du sol, l\u00e9g\u00e8rement, semblent voler. Eux, qui souffrent plus que les autres. Eux qui tentent de se racheter,\u2026 de racheter leur \u00e2me morte. Eux, qui r\u00eavent \u2014 peut-\u00eatre \u2014 de la paix de la mort (enfin) \u00e0 Piskarevsko\u00efe [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<p><small>(30 juin 2003, \u00e0 l\u2019occasion du<br>trois centi\u00e8me anniversaire de<br>Saint-P\u00e9tersbourg.)<\/small><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nh1\">1<\/a>]&nbsp;.\u2014 Extrait de <em>Petites Suites pour voix seule<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nh2\">2<\/a>]&nbsp;.\u2014 C\u2019est ainsi qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui encore \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg les rares survivants du Blocus de L\u00e9ningrad.<\/p>\n\n\n\n<p>[<a href=\"file:\/\/\/Users\/jean-louiscloet\/Desktop\/www.editions-polaire.com\/revue-polaire\/spip.php%EF%B9%96article59.html#nh3\">3<\/a>]&nbsp;.\u2014 O\u00f9 habita longtemps Fiodor Dosto\u00efevski, dans les bas quartiers de Saint-P\u00e9tersbourg.<\/p>\n\n\n\n<p> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Le Dernier Carr\u00e9&nbsp;\u00bb \u00c0 l\u2019occasion du trois centi\u00e8me anniversaire de la ville de Saint-P\u00e9tersbourg [autrefois&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_editorskit_title_hidden":false,"_editorskit_reading_time":0,"_editorskit_is_block_options_detached":false,"_editorskit_block_options_position":"{}","advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-76","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-peres-meres-nos-modeles-nos-heros-nos-saints-nos-valeurs"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - 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